Życie Henryka Brulard. Vie de Henri Brulard - Stendhal

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VIE DE HENRI BRULARD

 

CHAPITRE I

 

 

Je me trouvais ce matin, 16 octobre 1832, a San Pietro in Montorio, sur le mont Janicule, a Rome. Il faisait un soleil magnifique; un léger vent de sirocco a peine sensible faisait flotter quelques petits nuages blancs au-dessus du mont Albano; une chaleur délicieuse régnait dans l'air, j'étais heureux de vivre. Je distinguais parfaitement Frascati et Castel-Gandolfo, qui sont a quatre lieues d'ici, la villa Aldobrandini o? est cette sublime fresque de Judith du Dominiquin. Je vois parfaitement le mur blanc qui marque les réparations faites en dernier lieu par le prince F. Borgh?se, celui-la m?me que je vis a Wagram colonel du régiment de cuirassiers, le jour o? M. de M..., mon ami, eut la jambe emportée. Bien plus loin, j'aperçois la roche de Palestrina et la maison blanche de Castel San Pietro, qui fut autrefois sa forteresse. Au-dessous du mur contre lequel je m'appuie, sont les grands orangers du verger des Capucins, puis le Tibre et le prieuré de Malte, et un peu apr?s, sur la droite, le tombeau de Cecilia Metella, Saint-Paul et la pyramide de Cestius. En face de moi, je vois Sainte-Marie-Majeure et les longues lignes du palais de Monte-Cavallo. Toute la Rome ancienne et moderne, depuis l'ancienne voie Appienne avec les ruines de ses tombeaux et de ses aqueducs jusqu'au magnifique jardin du Pincio, bâtis par les Français, se déploie a la vue.

Ce lieu est unique au monde, me disais-je en r?vant; et la Rome ancienne, malgré moi, l'emportait sur la moderne, tous les souvenirs de Tite-Live me revenaient en foule. Sur le mont Albano, a gauche du couvent, j'apercevais les Prés d'Annibal.

Quelle vue magnifique! C'est donc ici que la Transfiguration de Raphaël a été admirée pendant deux si?cles et demi. Quelle différence avec la triste galerie de marbre gris o? elle est enterrée aujourd'hui au fond du Vatican! Ainsi, pendant deux cent cinquante ans ce chef-d'?uvre a été ici, deux cent cinquante ans!... Ah! dans trois mois j'aurai cinquante ans, est-il bien possible! 1783, 93, 1803, je suis tout le compte sur mes doigts... et 1833, cinquante. Est-il bien possible! Cinquante! Je vais avoir la cinquantaine: et je chantais l'air de Grétry:

 

Quand on a la cinquantaine.

 

Cette découverte imprévue ne m'irrita point, je venais de songer a Annibal et aux Romains. De plus grands que moi sont bien morts!... Apr?s tout, me dis-je, je n'ai pas mal occupé ma vie, occupé! Ah! c'est-a-dire que le hasard ne m'a pas donné trop de malheurs, car en vérité ai-je dirigé le moins du monde ma vie?

Aller devenir amoureux de Mlle de Grisheim! Que pouvais-je espérer d'une demoiselle noble, fille d'un général en faveur deux mois auparavant, avant la bataille de Iéna! Brichaud avait bien raison quand il me disait, avec sa méchanceté habituelle: "Quand on aime une femme, on se dit: Qu'en veux-je faire?"

Je me suis assis sur les marches de San Pietro et la j'ai r?vé une heure ou deux a cette idée: je vais avoir cinquante ans, il serait bien temps de me connaître. Qu'ai-je été, que suis-je, en vérité je serais bien embarrassé de le dire.

Je passe pour un homme de beaucoup d'esprit et fort insensible, roué m?me, et je vois que j'ai été constamment occupé par des amours malheureuses. J'ai aimé éperdument Mlle Kably, Mlle de Grisheim, Mme de Diphortz, Métilde, et je ne les ai point eues, et plusieurs de ces amours ont duré trois ou quatre ans. Métilde a occupé absolument ma vie de 1818 a 1824. Et je ne suis pas encore guéri, ai-je ajouté, apr?s avoir r?vé a elle seule pendant un gros quart d'heure peut-?tre. M'aimait-elle?

J'étais attendri, en pri?re, en extase. Et Menti, dans quel chagrin ne m'a-t-elle pas plongé quand elle m'a quitté? La, j'ai eu un frisson en pensant au 15 septembre 1826, a San Remo, a mon retour d'Angleterre. Quelle année ai-je passée du 15 septembre 1826 au 15 septembre 1827! Le jour de ce redoutable anniversaire, j'étais a l'île d'Ischia. Et je remarquai un mieux sensible; au lieu de songer a mon malheur directement, comme quelques mois auparavant, je ne songeais plus qu'au souvenir de l'état malheureux o? j'étais plongé en octobre 1826 par exemple. Cette observation me consola beaucoup.

Qu'ai-je donc été? Je ne le saurai. A quel ami, quelque éclairé qu'il soit, puis-je le demander? M. di Fiore lui-m?me ne pourrait me donner d'avis. A quel ami ai-je jamais dit un mot de mes chagrins d'amour?

Et ce qu'il y a de singulier et de bien malheureux, me disais-je ce matin, c'est que mes victoires (comme je les appelais alors, la t?te remplie de choses militaires) ne m'ont pas fait un plaisir qui f?t la moitié seulement du profond malheur que me causaient mes défaites.

La victoire étonnante de Menti ne m'a pas fait un plaisir comparable a la centi?me partie de la peine qu'elle m'a faite en me quittant pour M. de Bospier.

Avais-je donc un caract?re triste?

... Et la, comme je ne savais que dire, je me suis mis sans y songer a admirer de nouveau l'aspect sublime des ruines de Rome et de sa grandeur moderne: le Colysée vis-a-vis de moi et sous mes pieds, le Palais Farn?se, avec sa belle galerie de choses modernes ouverte en arceaux, le palais Corsini sous mes pieds.

Ai-je été un homme d'esprit? Ai-je eu du talent pour quelque chose? M. Daru disait que j'étais ignorant comme une carpe; oui, mais c'est Besançon qui m'a rapporté cela et la gaieté de mon caract?re rendait fort jalouse la morosité de cet ancien secrétaire-général de Besançon. Mais ai-je eu le caract?re gai?

Enfin, je ne suis descendu du Janicule que lorsque la lég?re brume du soir est venue m'avertir que bientôt je serais saisi par le froid subit et fort désagréable et malsain qui en ce pays suit immédiatement le coucher du soleil. Je me suis hâté de rentrer au Palazzo Conti (Piazza Minerva), j'étais harassé. J'étais en pantalon de... blanc anglais, j'ai écrit sur la ceinture, en dedans: 16 octobre 1832, je vais avoir la cinquantaine, ainsi abrégé pour n'?tre pas compris: J. vaisa voir la 5.

Le soir, en rentrant assez ennuyé de la soirée de l'ambassadeur, je me suis dit: Je devrais écrire ma vie, je saurais peut-?tre enfin, quand cela sera fini, dans deux ou trois ans, ce que j'ai été, gai ou triste, homme d'esprit ou sot, homme de courage ou peureux, et enfin au total heureux ou malheureux, je pourrai faire lire ce manuscrit a di Fiore.

Cette idée me sourit.-Oui, mais cette effroyable quantité de Je et de Moi! Il y a de quoi donner de l'humeur au lecteur le plus bénévole. Je et moi, ce serait, au talent pr?s, comme M. de Chateaubriand, ce roi des égotistes.

De je mis avec moi tu fais la récidive...

Je me dis ce vers a chaque fois que je lis une de ses pages. On pourrait écrire, il est vrai, en se servant de la troisi?me personne, il fit, il dit; oui, mais comment rendre compte des mouvements intérieurs de l'âme? C'est la-dessus surtout que j'aimerais a consulter di Fiore.

Je ne continue que le 23 novembre 1835. La m?me idée d'écrire my life m'est venue derni?rement pendant mon voyage de Ravenne; a vrai dire, je l'ai eue bien des fois depuis 1832, mais toujours j'ai été découragé par cette effroyable difficulté des Je et des Moi, qui fera prendre l'auteur en grippe; je ne me sens pas le talent pour la tourner. A vrai dire, je ne suis rien moins que s?r d'avoir quelque talent pour me faire lire. Je trouve quelquefois beaucoup de plaisir a écrire, voila tout.

S'il y a un autre monde, je ne manquerai pas d'aller voir Montesquieu; s'il me dit: "Mon pauvre ami, vous n'avez pas eu de talent du tout," j'en serai fâché, mais nullement surpris. Je sens cela souvent, quel ?il peut se voir soi-m?me? Il n'y a pas trois ans que j'ai trouvé ce pourquoi.

Je vois clairement que beaucoup d'écrivains qui jouissent d'une grande renommée sont détestables. Ce qui serait un blasph?me a dire aujourd'hui de M. de Chateaubriand (sorte de Balzac) sera un truism en 1880. Je n'ai jamais varié sur ce Balzac: en paraissant, vers 1803, le Génie de Chateaubriand m'a semblé ridicule. Mais sentir les défauts d'un autre, est-ce avoir du talent? Je vois les plus mauvais peintres voir tr?s bien les défauts les uns des autres: M. Ingres a toute raison contre M. Gros, et M. Gros contre M. Ingres (je choisis ceux dont on parlera peut-?tre encore en 1835).

Voici le raisonnement qui m'a rassuré a l'égard de ces Mémoires. Supposons que je continue ce manuscrit et qu'une fois écrit je ne le br?le pas; je le léguerai non a un ami qui pourrait devenir dévot ou vendu a un parti, comme ce jeune serin de Thomas Moore, je le léguerai a un libraire, par exemple a M. Levavasseur (place Vendôme, Paris).

Voila donc un libraire qui, apr?s moi, reçoit un gros volume relié de cette détestable écriture. Il en fera copier quelque peu, et lira; si la chose lui semble ennuyeuse, si personne ne parle plus de M. de Stendhal, il laissera la le fatras, qui sera peut-?tre retrouvé deux cents ans plus tard, comme les mémoires de Benvenuto Cellini.

S'il imprime, et que la chose semble ennuyeuse, on en parlera au bout de trente ans comme aujourd'hui l'on parle du po?me de la Navigation de cet espion d'Esménard, dont il était si souvent question aux déjeuners de M. Daru en 1802. Et encore cet espion était, ce me semble, censeur ou directeur de tous les journaux qui le poffaient (de to puff) a outrance toutes les semaines. C'était le Salvandy de ce temps-la, encore plus impudent, s'il se peut, mais avec bien plus d'idées.

Mes Confessions n'existeront donc plus trente ans apr?s avoir été imprimées, si les Je et les Moi assomment trop les lecteurs; et toutefois j'aurai eu le plaisir de les écrire, et de faire a fond mon examen de conscience. De plus, s'il y a succ?s, je cours la chance d'?tre lu en 1900 par les âmes que j'aime, les madame Roland, les Mélanie Guilbert, les...

Par exemple, aujourd'hui 24 novembre 1835, j'arrive de la chapelle Sixtine, o? je n'ai eu aucun plaisir, quoique muni d'une bonne lunette pour voir la vo?te et le Jugement dernier de Michel-Ange; mais un exc?s de café commis avant-hier chez les Caetani par la faute d'une machine que Michel-Ange a rapportée de Londres, m'avait jeté dans la névralgie. Une machine trop parfaite. Ce café trop excellent, lettre de change tirée sur le bonheur a venir au profit du moment présent, m'a rendu mon ancienne névralgie, et j'ai été a la chapelle Sixtine comme un mouton, id est sans plaisir, jamais l'imagination n'a pu prendre son vol. J'ai admiré la draperie de brocart d'or, peinte a fresque a côté du trône, c'est-a-dire du grand fauteuil de bois de noyer du Pape. Cette, draperie, qui porte le nom de Sixte IV, Pape (Sixtus IIII, Papa), on peut la toucher de la main, elle est a deux pieds de l'?il o? elle fait illusion apr?s trois cent cinquante quatre ans.

N'étant bon a rien, pas m?me a écrire des lettres officielles pour mon métier, j'ai fait allumer du feu, et j'écris ceci, sans mentir j'esp?re, sans me faire illusion, avec plaisir, comme une lettre a un ami. Quelles seront les idées de cet ami en 1880? Combien différentes des nôtres! Aujourd'hui c'est une énorme imprudence, une énormité pour les trois quarts de mes connaissances, que ces deux idées: le plus fripon des Kings et Tartare hypocrite appliquées a deux noms que je n'ose écrire; en 1880, ces jugements seront des truisms que m?me les Kératry de l'époque n'oseront plus répéter. Ceci est du nouveau pour moi; parler a des gens dont on ignore absolument la tournure d'esprit, le genre d'éducation, les préjugés, la religion! Quel encouragement a ?tre vrai, et simplement vrai, il n'y a que cela qui tienne. Benvenuto a été vrai, et on le suit avec plaisir, comme s'il était écrit d'hier, tandis qu'on saute les feuillets de ce jésuite de Marmontel qui pourtant prend toutes les précautions possibles pour ne pas déplaire, en véritable Académicien. J'ai refusé d'acheter ses mémoires a Livourne, a vingt sous le volume, moi qui adore ce genre d'écrits.

Mais combien ne faut-il pas de précautions pour ne pas mentir!

Par exemple, au commencement du premier chapitre, il y a une chose qui peut sembler une hâblerie: non, mon lecteur, je n'étais point soldat a Wagram en 1809.

Il faut que vous sachiez que, quarante-cinq ans avant vous, il était de mode d'avoir été soldat sous Napoléon. C'est, doue aujourd'hui, 1835, un mensonge tout a fait digne d'?tre écrit que de faire entendre indirectement, et sans mensonge absolu (jesuitico more), qu'on a été soldat a Wagram.

Le fait est que j'ai été maréchal des logis et sous-lieutenant au sixi?me dragons a l'arrivée de ce régiment en Italie, mai 1800, je crois, et que je donnai ma démission a l'époque de la petite paix de 1803. J'étais ennuyé a l'exc?s de mes camarades, et ne trouvais rien de si doux que de vivre a Paris, en philosophe, c'était le mot dont je me servais alors avec moi-m?me, au moyen de cent cinquante francs par mois que mon p?re me donnait. Je supposais qu'apr?s lui j'aurais le double ou deux fois le double; avec l'ardeur de savoir qui me br?lait alors, c'était beaucoup trop.

Je ne suis pas devenu colonel, comme je l'aurais été avec la puissante protection de M. le comte Daru, mon cousin, mais j'ai été, je crois, bien plus heureux. Je ne songeai bientôt plus a étudier M. de Turenne et a l'imiter, cette idée avait été mon but fixe pendant les trois ans que je fus dragon. Quelquefois elle était combattue par cette autre: faire des comédies comme Moli?re et vivre avec une actrice. J'avais déja alors un dégo?t mortel pour les femmes honn?tes et l'hypocrisie qui leur est indispensable. Ma paresse énorme l'emporta; une fois a Paris, je passais des six mois entiers sans faire de visites a ma famille (MM. Daru, Mme Le Brun, M. et Mme de Baure), je me disais toujours demain; je passai deux ans ainsi, dans un cinqui?me étage de la rue d'Angiviller, avec une belle vue sur la colonnade du Louvre, et lisant La Bruy?re, Montaigne et J.-J. Rousseau, dont bientôt l'emphase m'offensa. La se forma mon caract?re. Je lisais beaucoup aussi les tragédies d'Alfieri, m'efforçant d'y trouver du plaisir, je vénérais Cabanis, Tracy et J.-B. Say, je lisais souvent Cabanis, dont le style vague me désolait. Je vivais solitaire et fou comme un Espagnol, a mille lieues de la vie réelle. Le bon p?re Jeki, Irlandais, me donnait des leçons d'anglais, mais je ne faisais aucun progr?s, j'étais fou d'Hamlet.

Mais je me laisse emporter, je m'égare, je serai inintelligible si je ne suis pas l'ordre des temps, et d'ailleurs les circonstances ne me reviendront pas si bien.

Donc, a Wagram, en 1809, je n'étais pas militaire, mais au contraire adjoint aux commissaires des Guerres, place o? mon cousin, M. Daru, m'avait mis pour me retirer du vice, suivant le style de ma famille. Car ma solitude de la rue d'Angiviller avait fini par vivre une année a Marseille avec une actrice charmante qui avait les sentiments les plus élevés et a laquelle je n'ai jamais donné un sou.

D'abord, par la grandissime raison que mon p?re me donnait toujours cent cinquante francs par mois sur lesquels il fallait vivre, et cette pension était fort mal payée a Marseille, en 1805.

Mais je m'égare encore. En octobre 1806, apr?s Iéna, je fus adjoint aux commissaires des Guerres, place honnie par les soldats; en 1810, le 3 ao?t, auditeur au Conseil d'Etat, inspecteur général du mobilier de la Couronne quelques jours apr?s. Je fus en faveur, non aupr?s du maître, Napoléon ne parlait pas a des fous de mon esp?ce, mais fort bien vu du meilleur des hommes, M. le duc de Frioul (Duroc). Mais je m'égare.

 

ROZDZIAŁ II

 

Upadłem z Napoleonem w kwietniu 1814 r. Udałem się do Włoch, aby tam żyć tak jak przy ulicy d'Angivilliers. W 1821 opuściłem Mediolan z rozpaczą w duszy z przyczyny Metyldy, silnie myśląc o strzeleniu sobie w łeb. Zrazu wszystko mnie nudziło w Paryżu; potem zacząłem pisać, aby się rozerwać; Metylda umarła, nie było celu wracać do Mediolanu. Stałem się zupełnie szczęśliwy, to może za wiele powiedziane, ale ostatecznie znośnie szczęśliwy w 1830, kiedy pisałem Czerwone i czarne.

Byłem uszczęśliwiony z dni lipcowych, słyszałem kule dzwoniące o kolumny Komedii Francuskiej z małym niebezpieczeństwem dla mnie. Nie zapomnę nigdy tego pięknego słońca i widoku pierwszego trójbarwnego sztandaru, dwudziestego dziewiątego czy trzydziestego koło ósmej, po spędzeniu nocy u senatora Pinto, którego siostrzenica się bała. 25 września mianowano mnie konsulem w Trieście, dzięki panu Molé, którego nigdy nie widziałem na oczy. Z Triestu przybyłem w 1831 do Civitavecchia i do Rzymu, gdzie jestem jeszcze i gdzie się nudzę z braku wymiany myśli. Potrzeba mi od czasu do czasu wieczorem rozmowy z inteligentnymi ludźmi, inaczej czuję się jak zaczadzony.

Oto więc główne rozdziały mego opowiadania: urodzony w 1783, dragon w 1800, student od 1803 do 1806. W 1806 zastępca komisarza wojennego, intendent w Brunszwiku. W 1809 zbieram rannych pod Essling czy pod Wagram, pełnię misję nad Dunajem na brzegach pokrytych śniegiem, pod Linzem i Pasawą, zakochany w hrabinie Petit; aby ją zobaczyć, proszę o wysłanie do Hiszpanii. 3 sierpnia 1810 mianowany przez nią (prawie) audytorem w Radzie Stanu. To życie wysokich faworów i wielkich wydatków prowadzi mnie pod Moskwę, czyni mnie intendentem w Żaganiu na Śląsku, w końcu - upadek w 1815, w kwietniu. Kto by uwierzył, co się mnie tyczy osobiście, upadek ten sprawił mi przyjemność!

Po upadku student, pisarz, oszalały miłością, drukujący Historię malarstwa we Włoszech w 1817; ojciec mój, który zrobił się klerykałem, zrujnowany umiera w 1819, o ile mi się zdaje; wracam do Paryża w czerwcu 1821. Jestem w rozpaczy z przyczyny Metyldy; umiera - wolałem, żeby umarła, niż żeby mi była niewierna; piszę, pocieszam się, jestem szczęśliwy. W 1830 we wrześniu powracam do służby państwowej, w której jestem jeszcze, żałując życia pisarza na trzecim piętrze w hoteliku de Valois, przy ulicy Richelieu 71.

Był ze mnie świetny causeur od zimy 1826, przedtem milczałem przez lenistwo. Uchodzę, jak mniemam, za człowieka najweselszego i najzimniejszego pod słońcem; prawda, że nigdy nie mówiłem ani słowa o kobietach, które kochałem. Mam pod tym względem wszystkie cechy natury melancholicznej, opisanej przez Cabanisa. Miałem bardzo mało sukcesów.

Ale któregoś dnia, dumając nad życiem na ustronnej drodze nad jeziorem Albano, spostrzegłem, że życie moje można by streścić tymi oto imionami, których inicjały pisałem w kurzu - jak Zadig - laską, siedząc na ławeczce za stacjami kalwaryjskimi Minori Osservanti, zbudowanego przez brata Urbana VIII, Barberiniego, obok tych dwóch pięknych drzew okolonych murem:

Wirginia (Kubly), Angela (Pietragrua), Adela (Rebuffel), Melania (Guilbert), Mina (von Griesheim), Aleksandra (Petit), Angelina, której nigdy nie kochałem (Bereyter), Angela (Pietragrua), Metylda (Dembowska), Klementyna, Giulia.

I wreszcie, najwyżej przez miesiąc, pani Azur, której imienia chrzestnego zapomniałem, i - niebacznie, wczoraj - Amalia (B[ettini]).

Większość tych uroczych istot nie zaszczyciła mnie swymi łaskami, ale dosłownie wypełniły całe moje życie. Po nich nastąpiły moje książki. W rzeczywistości nigdy nie byłem ambitny, ale w roku 1811 uważałem się za ambitnego.

Zwykłym stanem mego życia było: nieszczęśliwy kochanek, kochający muzykę i malarstwo, czyli rozkoszować się tworami tych sztuk, nie zaś uprawiać je licho. Szukałem z cudowną wrażliwością pięknych krajobrazów; dlatego jedynie podróżowałem. Krajobrazy były niby smyczek, który grał na mej duszy, a widoki, których nikt nie opisywał - grupa skał w pobliżu Arbois, zdaje mi się, kiedy się jedzie gościńcem z Dôle - są dla mnie żywym i oczywistym obrazem duszy Metyldy. Widzę, że zawsze przekładałem marzenie nad wszystko, nawet nad reputację inteligencji i dowcipu. Nie zadawałem sobie tego trudu, nie siliłem się improwizować dialogów na intencję towarzystwa, w którym się znalazłem; wszedłem na tę drogę aż w roku 1826 z przyczyny rozpaczy, w jakiej spędziłem pierwsze miesiące tego nieszczęsnego roku.

Niedawno dowiedziałem się, wyczytawszy to w książce (listy Wiktora Jacquemont z Indii), że mogłem w czyichś oczach być "świetny". Kilka lat temu czytałem mniej więcej to samo w modnej wówczas książce Lady Morgan. Zapomniałem tego przymiotu, który mi zyskał tylu wrogów. Był to może tylko pozór tego przymiotu, a wrogowie moi są to istoty zbyt pospolite, aby sądzić i o tym, co "świetne": w jaki sposób na przykład taki hrabia d'Argout mógłby sądzić o tym, co świetne? Człowiek, którego pasją jest czytać parę tomów dziennie romansów godnych pokojówki! W jaki sposób pan de Lamartine mógłby sądzić o dowcipie? Po pierwsze, sam go nie ma, a po wtóre, on też pożera dwa tomy dziennie płaskich bredni (widziałem to we Florencji w 1824 czy 1826).

Wielka drawback (niedogodność) inteligencji jest to, że trzeba mieć oko zwrócone na przygłupków, którzy cię otaczają, i nasiąkać ich płaskimi wrażeniami. Mam tę wadę, że przywiązuję się do najmniej jałowego człowieka i staję się niezrozumiały dla innych, którzy może są z tego radzi.

Od czasu jak jestem w Rzymie, nie silę się na inteligencję ani raz na tydzień, i to ledwie przez pięć minut; wolę marzyć. Ci ludzie nie znają na tyle francuskiego, aby odczuć subtelności moich spostrzeżeń; trzeba im grubego dowcipu komiwojażera jak melodramatu, który ich zachwyca (przykład: Michel Angelo Caetani) i jest ich prawdziwym chlebem powszednim. Widok podobnego sukcesu mrozi mnie, nie radzę odzywać się do ludzi, którzy klaszczą na melodramie. Widzę całą nicość próżności.

Zatem dwa miesiące temu, we wrześniu 1835 r., myśląc o pisaniu tych pamiętników, nad brzegiem jeziora Albano (o dwieście stóp od powierzchni jeziora) kreśliłem na piasku, jak Zadig, te inicjały:

V. An.(1.) Ad. M.(2.) Mi. Al. A.inc.(3.) A.Pg. M.de. C.(4.) G.(5.) A.ur.(6.)

(P. Azur, której imienia nie pamiętam).

Dumałem głęboko nad tymi imionami i nad zdumiewającymi głupstwami i idiotyzmami, o jakie mnie przyprawiły (tj. zdumiewającymi dla mnie, ale nie dla czytelnika, zresztą nie żałuję ich).

W rzeczywistości posiadałem tylko sześć kobiet z tych, które kochałem.

Największa namiętność waży się między Melanią (2), Aleksandrą, Metyldą i Klementyną (4).

Klementyna jest tą, która sprawiła mi największy ból, rzucając mnie. Ale czy ten ból da się porównać z bólem, jaki zadała mi Metylda, nie chcąc powiedzieć mi, że mnie kocha?

Ze wszystkimi nimi i z wieloma innymi byłem zawsze dzieckiem; toteż miałem bardzo mało sukcesów. Ale w zamian zajmowały mnie one wiele i namiętnie i zostawiły mi wspomnienia, które mnie czarują (niektóre po dwudziestu czterech latach, jak wspomnienie z Madonna del Monte w Varese w 1811). Nie byłem kobieciarzem, nie dosyć, zajmowałem się tylko tą kobietą, którą kochałem, a kiedy nie kochałem nikogo, dumałem w teatrze o sprawach ludzkich albo czytałem z rozkoszą Monteskiusza lub Walter Scotta. Za to, jak mówią dzieci, jestem tak daleki od zblazowania ich chytrościami i ich minkami, że w moim wieku - pięćdziesiąt dwa lata - jestem jeszcze pod urokiem długiej chiacchierata, jaką Amalia miała wczoraj ze mną w teatrze "Valle".

Aby je rozważać możliwie najfilozoficzniej i starać się je rozebrać z aureoli, która mi mąci wzrok, która mnie olśniewa i odbiera mi zdolność wyraźnego widzenia, uszereguję te panie (termin matematyczny) wedle ich rozmaitych przymiotów. Powiem tedy - aby zacząć od ich pospolitej namiętności: próżności - że dwie wśród nich były hrabiny, a jedna baronowa.

Najbogatsza była Aleksandra Petit; jej mąż, a zwłaszcza ona wydawali jakich 80 000 franków rocznie. Najbiedniejsza była Mina von Griesheim, młodsza córka generała bez majątku i faworyta upadłego władcy, którego gaża opędzała koszt całej rodziny, lub też panna Bereyter, aktorka w Opera Buffa.

Staram się rozwiać urok, dazzling wydarzeń roztrząsając je w ten sposób, po żołniersku. To mój jedyny sposób, aby dojść prawdy w przedmiocie, o którym nie mogę mówić z nikim. Przez wstydliwość melancholicznego temperamentu (Cabanis) rozwijałem pod tym względem zawsze dyskrecję niewiarygodną, szaloną. Co się tyczy dowcipu, Klementyna biła je wszystkie. Metylda przerastała je hiszpańską szlachetnością uczuć; Giulia, o ile mi się zdaje, siłą charakteru, mimo iż w pierwszej chwili zdawała się najsłabsza; Angela P[ietragrua] była wspaniałą włoską dziwką w stylu Lukrecji Borgia, a pani Azur dziwką mniej wzniosłą, w stylu takiej Du Barry.

Z pieniędzmi byłem w zatargu jedynie dwa razy: z końcem roku 1805 i w roku 1806 aż do sierpnia, kiedy ojciec przestał mi posyłać pieniądze, nie uprzedziwszy mnie - to było najgorsze; raz przez całych pięć miesięcy nie wypłacił mi moich 150 franków. To były dni naszej wielkiej nędzy z wicehrabią; on otrzymywał regularnie pensję, ale przegrywał ją regularnie całą tego samego dnia.

W roku 1829 i 30 byłem w kłopotach raczej przez brak rządności i przez niedbalstwo niż przez istotny brak środków, skoro od 1821 do 1830 odbyłem trzy czy cztery podróże do Włoch, do Anglii, do Barcelony, z końcem zaś tego okresu miałem jedynie 400 franków długów.

Mój największy brak pieniędzy przywiódł mnie do niemiłej potrzeby pożyczania 100 lub czasem i 200 franków od pana Besan[çon]. Oddawałem mu po miesiącu lub dwóch; wreszcie w sierpniu 1830 winien byłem 400 franków memu krawcowi, panu Michel. Ci, którzy znają życie młodych ludzi mojej epoki, uznają to za bardzo umiarkowane. Od 1800 do 1830 nie byłem nigdy winien ani grosza memu krawcowi, panu Léger, ani też jego następcy, Michelowi (ulica Vivienne nr 22).

Moi ówcześni przyjaciele (1830), panowie de Mareste, Colomb, to byli przyjaciele osobliwego pokroju; uczyniliby z pewnością wiele, aby mnie ocalić z wielkiego niebezpieczeństwa, ale kiedy wychodziłem z domu w nowym ubraniu, daliby - pierwszy zwłaszcza - 20 franków, aby ktoś wylał na mnie szklankę brudnej wody. (Wyjąwszy wicehrabiego de Barral i Bigilliona (z Saint-Ismier) zawsze prawie miałem tylko tego typu przyjaciół).

Byli to dzielni ludzie, bardzo przezorni, którzy zgromadzili po 12 000 lub 15 000 franków pensji lub renty pracą lub wytrwałą zręcznością i którzy nie mogli znieść, że mnie widzą wesołym, beztroskim, szczęśliwym z zeszytem czystego papieru i z piórem i żyjącym z lada 4000 czy 5000 franków. Woleliby sto razy widzieć mnie smutnym i nieszczęśliwym, że mam ledwo połowę lub trzecią część ich dochodów, mnie, który niegdyś drażniłem ich może nieco, kiedy miałem stangreta, parę koni, kolaskę i kabriolet, bo aż tych wyżyn sięgał mój zbytek za Cesarza. Wówczas byłem - lub myślałem, że jestem - ambitny; krępowało mnie w tym mniemaniu jedynie to, że nie wiedziałem, czego pragnąć. Wstyd mi było, że się kocham w hrabinie Al[eksandrze] Petit; miałem na utrzymaniu pannę A. Bereyter, aktorkę z Opera Buffa, jadałem u Hardy'ego, byłem niewiarygodnie ruchliwy. Wracałem z Saint-Cloud do Paryża umyślnie, aby być na jednym akcie. Matrimonio segreto w "Odeonie" (pani Barilli, Barilli, Tacchinardi, pani Festa, panna Bereyter). Kabriolet czekał na mnie pod Hardym - oto czego mój szwagier nigdy mi nie przebaczył.

Wszystko to mogło uchodzić za furfanterię, a nie było nią. Starałem się używać i żyć, ale nie starałem się bynajmniej udawać więcej rozkoszy i życia, niż było w istocie. Pan Prunelle, lekarz, inteligentny człowiek, którego rozsądek bardzo mi się podobał, straszliwie brzydki i sławny później jako przedajny poseł i mer Lyonu około 1833, którego znałem w owym czasie, powiadał o mnie: "Cóż za pyszałek!". Ten sąd utarł się wśród znajomych. Może zresztą mieli słuszność.

Mój przezacny szwagier i prawdziwy mieszczuch, pan Périer-Lagrange (były kupiec, który się rujnował bezwiednie, bawiąc się w gospodarstwo koło La Tour-du-Pin), będąc ze mną na śniadaniu u Hardy'ego i widząc, że musztruję tęgo służbę (bo przy moich obowiązkach często mi się spieszyło), był uszczęśliwiony z jakiejś uwagi garsonów, która znaczyła, że jestem pyszałek, co mnie wcale nie zmartwiło. Zawsze i jakby instynktownie (jakże potwierdziła ten instynkt nasza Izba!) miałem głęboką pogardę dla mieszczuchów.

Bądź co bądź widziałem także, że jedynie wśród mieszczuchów znajdują się ludzie energiczni, tacy jak mój kuzyn Rebuffel (kupiec z ulicy Saint-Denis), stary Ducros, bibliotekarz z Grenobli, nieporównany Gros (z ulicy Św. Wawrzyńca), wspaniały geometra i mój nauczyciel bez wiedzy męskich przedstawicieli mojej rodziny, bo to był jakobin, a cała moja rodzina szalenie bigocka. Ci trzej ludzie posiadali cały mój szacunek i całe moje serce, o tyle, o ile szacunek i różnica wieku dopuszczała do owego zbliżenia, z którego rodzi się miłość. A nawet byłem z nimi taki, jak później byłem z istotami, które zanadto kochałem, niemy, nieruchomy, tępy, niesympatyczny, a niekiedy wręcz obrażający wskutek siły mego oddania i zaparcia się swego "ja". Moja miłość własna, mój interes, moje "ja" znikały w obliczu ukochanej osoby, zmieniałem się w nią. Co było, jeżeli ta osoba była łajdaczką, jak pani Pietragrua? Ale wciąż uprzedzam. Czy będę miał odwagę napisać te "wyznania" w sposób zrozumiały? Trzeba opowiadać, a ja piszę rozważania nad wypadkami bardzo drobnymi, ale które właśnie z przyczyny swego mikroskopijnego wzrostu wymagają, aby je opowiadać bardzo wyraźnie. Co za cierpliwości trzeba ci będzie, o mój czytelniku!

Zatem wedle mnie energia istniała, nawet w moich oczach (1811), jedynie w klasie, która walczy z prawdziwymi potrzebami.

Moi dobrze urodzeni przyjaciele: Rajmund de Bérenger (zabity pod Lützen), de Saint-Ferréol, de Sinard (dewot młodo zmarły), Gabriel du Bouchage (filut, naciągacz, dziś par Francji i zapamiętały klerykał), panowie de Monval, zdawali mi się ludźmi bardzo osobliwymi, mieli straszliwy szacunek dla konwenansów (np. Sinard). Silili się zawsze być w dobrym tonie albo comme il faut, jak mówiło się w Grenobli w roku 1793. Ale wówczas nie uświadamiałem sobie tego. Nie ma roku, jak moje pojęcia o szlachcie dojrzały wreszcie. Instynktownie moje życie duchowe zeszło na pilnym rozważaniu kilku zasadniczych pojęć i staraniu się dojścia prawdy o nich.

Rajmund de Bérenger był wybornym przykładem zasady noblesse oblige; za to Monval (zmarły jako pułkownik i otoczony powszechną pogardą około roku 1829 w Grenobli) był ideałem posła z centrum. Wszystko to zapowiadało się już bardzo wyraźnie, kiedy ci panowie mieli po piętnaście lat, około 1798.

Co do większości tych rzeczy, widzę jasno prawdę dopiero w chwili, gdy je piszę, w 1835, tak do dziś były spowite aureolą młodości, zrodzoną z nadmiernej żywości wrażeń.

Stosując metody filozoficzne, na przykład starając się sklasyfikować przyjaciół mojej młodości gatunkami, jak Adrian de Jussieu zrobił z roślinami w botanice, staram się pochwycić prawdę, która mi się wymyka. Spostrzegam, że to, co brałem za wysokie góry w roku 1800, to były po największej części jedynie kretowiska, ale odkrycie to zrobiłem aż bardzo późno.

Widzę, że byłem jak płochliwy koń, a świadomość tę zawdzięczam słowom, które mi rzekł pan de Tracy (znakomity hrabia Destutt de Tracy, par Francji, członek Akademii Francuskiej i - co jest o wiele więcej - autor ustawy z 3 prairiala o Szkołach Centralnych).

Trzeba mi dać przykład. Z powodu lada błahostki, na przykład uchylonych drzwi w nocy, wyobrażałem sobie, że dwóch uzbrojonych ludzi czatuje, aby mi nie dać dojść do okna wychodzącego na sień, w której spotykałem się z moją kochanką. Było to złudzenie, któremu rozsądny człowiek, jak Abraham Constantin, mój przyjaciel, nie byłby uległ. Ale po paru sekundach (cztery lub pięć najwyżej) ofiara mojego życia była faktem dokonanym; rzucałem się jak bohater naprzeciw dwóch wrogów, którzy zmieniali się w niedomknięte drzwi.

Nie ma dwóch miesięcy, jak rzecz w tym rodzaju (tym razem w sferze moralnej) zdarzyła mi się znowu. Ofiara była spełniona, cała potrzebna odwaga zmobilizowana, kiedy po dwudziestu godzinach, odczytując źle przeczytany list (od pana Hérard), spostrzegłem, że to było złudzenie. Czytam zawsze bardzo prędko to, co mi jest przykre. Zatem klasyfikując moje życie niby zbiór roślin, spostrzegłem:

Dzieciństwo, pierwsze wychowanie, od 1786 do 1800 -15 lat.

Służba wojskowa, od 1800 do 1803 - 3 lata.

Drugie wychowanie, pocieszne amory z panną Adelą Clozel i z jej matką, która przywłaszczyła sobie amanta córki. Życie przy ulicy d'Angivilliers. Wreszcie uroczy pobyt w Marsylii z Melanią, od 1803 do 1805 - 2 lata.

Powrót do Paryża, koniec wychowania - 1 rok.

Służba pod Napoleonem, od 1806 do końca 1814 (od października 1806 do abdykacji w 1814) - 7 ? lat.

Kwiecień, moja deklaracja w tym samym numerze "Monitora", w którym znalazła się abdykacja Napoleona. Podróże, wielkie i straszliwe miłości, pociecha w pisaniu książek, od 1814 do 1830 - 15 ? lat.

Druga służba, stanowisko konsula, od 15 Września 1830 do obecnego kwadransa - 5 lat.

Zacząłem edukację światową w salonie pani de Valserre, dewotki o szczególnej twarzy, bez podbródka, córki barona des Adrets, przyjaciółki mojej matki. Było to prawdopodobnie około 1794. Z płomiennym temperamentem łączyłem nieśmiałość opisaną przez Cabanisa. Byłem szczególnie wzruszony pięknością ramion panny Bonne de Saint-Vallier, o ile pamiętam: widzę twarz i piękne ramiona, ale nazwisko jest mi niepewne, może to była panna de Lavalette? Pan de Saint-Ferréol, o którym od tego czasu nie słyszałem, był moim wrogiem i moim rywalem; pan de Sinard, wspólny przyjaciel, godził nas. Wszystko to działo się we wspaniałym apartamencie wychodzącym na ogród pałacu des Adrets, obecnie zburzonego i zmienionego na zwykły dom, przy ulicy Nowej w Grenobli. W tej samej epoce zaczęło się moje uwielbienie dla ojca Ducros (kordeliera, który zrzucił habit, człowieka bardzo niepospolitego, przynajmniej tak mi się zdaje). Jako serdecznego przyjaciela miałem mego dziadka, Henryka Gagnon, doktora medycyny.

Po tylu ogólnych rozważaniach rodzę się.

 

CHAPITRE II

 

Je tombai avec Napoléon en avril 1814. Je vins en Italie vivre comme clans la rue d'Angiviller. En 1821, je quittai Milan, le désespoir dans l'âme a cause de Métilde, et songeant beaucoup a me br?ler la cervelle. D'abord tout m'ennuya a Paris; plus tard, j'écrivis pour me distraire; Métilde mourut, donc inutile de retourner a Milan. J'étais devenu parfaitement heureux; c'est trop dire, mais enfin fort passablement heureux, en 1830, quand j'écrivais le Rouge et le Noir.

Je fus ravi par les journées de juillet, je vis les balles sous les colonnes du Théâtre-Français, fort peu de danger de ma part; je n'oublierai jamais ce beau soleil, et la premi?re vue du drapeau tricolore, le 29 ou le 30, vers huit heures, apr?s avoir couché chez le commandeur Pinto, dont la ni?ce avait peur. Le 25 septembre, je fus nommé consul a Trieste par M. Molé, que je n'avais jamais vu. De Trieste, je suis venu en 1831 a Civita-Vecchia et Rome, o? je suis encore et o? je m'ennuie, faute de pouvoir faire échange d'idées. J'ai besoin de temps en temps de converser le soir avec des gens d'esprit, faute de quoi je me sens comme asphyxié.

Ainsi, voici les grandes divisions de mon conte: né en 1783, dragon en 1800, étudiant de 1803 a 1806. En 1806, adjoint aux commissaires des Guerres, intendant a Brunswick. En 1809, relevant les blessés a Essling ou a Wagram, remplissant des missions le long du Danube, sur ses rives couvertes de neige, a Linz et Passau, amoureux de madame la comtesse Petit, pour la revoir demandant a aller en Espagne. Le 3 ao?t 1810 nommé par elle, a peu pr?s, auditeur au Conseil d'Etat. Cette vie de haute faveur et de dépenses me conduit a Moscou, me fait intendant a Sagan, en Silésie, et enfin tomber en avril 1814. Qui le croirait! quant a moi personnellement, la chute me fit plaisir.

Apr?s la chute, étudiant, écrivain, fou d'amour, faisant imprimer l'Histoire de la Peinture en Italie en 1817; mon p?re, devenu ultra, se ruine et meurt en 1819, je crois; je reviens a Paris en juin 1821. Je suis au désespoir a cause de Métilde, elle meurt, je l'aimais mieux morte qu'infid?le, j'écris, je me console, je suis heureux. En 1830, au mois de septembre, je rentre dans la carri?re administrative o? je suis encore, regrettant la vie d'écrivain au troisi?me étage de l'hôtel de Valois, rue de Richelieu, n° 71.

J'ai été homme d'esprit depuis l'hiver 1826, auparavant je me taisais par paresse. Je passe, je crois, pour l'homme le plus gai et le plus insensible, il est vrai que je n'ai jamais dit un seul mot des femmes que j'aimais. J'ai éprouvé absolument a cet égard tous les symptômes du tempérament mélancolique décrit par Cabanis. J'ai eu tr?s peu de succ?s.

Mais, l'autre jour, r?vant a la vie dans le chemin solitaire au-dessus du lac d'Albano, je trouvai que ma vie pouvait se résumer par les noms que voici, et dont j'écrivais les initiales sur la poussi?re, comme Zadig, avec ma canne, assis sur le petit banc derri?re les stations du Calvaire des Minori Menzati bâti par le fr?re d'Urbain VIII, Barberini, aupr?s de ces deux beaux arbres enfermés par un petit mur rond:

Virginie (Kably), Angela (Pietragrua), Ad?le (Rebuffel), Mélanie (Guilbert), Mina (de Grisheim), Alexandrine (Petit), Angelina que je n'ai jamais aimée (Bereyter), Angela (Pietragrua), Métilde (Dembowski), Clémentine, Giulia. Et enfin, pendant un mois au plus, Mme Azur dont j'ai oublié le nom de bapt?me, et, imprudemment, hier, Amalia (B.).

La plupart de ces ?tres charmants ne m'ont point honoré de leurs bontés; mais elles ont a la lettre occupé toute ma vie. A elles ont succédé mes ouvrages. Réellement je n'ai jamais été ambitieux, mais en 1811 je me croyais ambitieux.

L'état habituel de ma vie a été celui d'amant malheureux, aimant la musique et la peinture, c'est-a-dire jouir des produits de ces arts et non les pratiquer gauchement. J'ai recherché avec une sensibilité exquise la vue des beaux paysages; c'est pour cela uniquement que j'ai voyagé. Les paysages étaient comme un archet qui jouait sur mon âme, et des aspects que personne ne citait, la ligne de rochers en approchant d'Arbois, je crois, en venant de Dole par la grande route, sont pour moi une image sensible et évidente de l'âme de Métilde. Je vois que la R?verie a été ce que j'ai préféré a tout, m?me a passer pour homme d'esprit. Je ne me suis donné cette peine, je n'ai pris cet état d'improviser en dialogue, au profit de la société o? je me trouvais, qu'en 1826, a cause du désespoir o? je passai les premiers mois de cette année fatale.

Derni?rement, j'ai appris, en le lisant dans un livre (les lettres de Victor Jacquemont, l'Indien) que quelqu'un avait pu me trouver brillant. Il y a quelques années, j'avais vu la m?me chose a peu pr?s dans un livre, alors a la mode, de lady Morgan. J'avais oublié cette belle qualité qui m'a fait tant d'ennemis. (Ce n'était peut-?tre que l'apparence de la qualité, et les ennemis sont des ?tres trop communs pour juger du brillant; par exemple, comment un comte d'Argout peut-il juger du brillant? Un homme dont le bonheur est de lire deux ou trois volumes de romans in-12, pour femme de chambre, par jour! Comment M. de Lamartine jugerait-il de l'esprit? D'abord il n'en a pas et, en second lieu, il dévore aussi deux volumes par jour des plus plats ouvrages. Vu a Florence en 1824 ou 1826.)

Le grand drawback (inconvénient) d'avoir de l'esprit, c'est qu'il faut avoir l'?il fixé sur les demi-sots qui vous entourent, et se pénétrer de leurs plates sensations. J'ai le défaut de m'attacher au moins impuissant d'imagination et de devenir inintelligible pour les autres qui, peut-?tre, n'en sont que plus contents.

Depuis que je suis a Rome, je n'ai pas d'esprit une fois la semaine et encore pendant cinq minutes, j'aime mieux r?ver. Ces gens-ci ne comprennent pas assez les finesses de la langue française pour sentir les finesses de mes observations: il leur faut du gros esprit de commis-voyageur, comme Mélodrame qui les enchante (exemple: Michel-Ange Caetani) et est leur véritable pain quotidien. La vue d'un pareil succ?s me glace, je ne daigne plus parler aux gens qui ont applaudi Mélodrame. Je vois tout le néant de la vanité.

Il y a deux mois donc, en septembre 1835, r?vant a écrire ces mémoires, sur la rive du lac d'Albano (a deux cents pieds du niveau du lac), j'écrivais sur la poussi?re, comme Zadig, ces initiales:

V. Aa. (1). Ad. M. (2). Mi. Al. Aine. (3). Apg. Mde. C. (4). G. (5). Ar. (6). (Mme Azur, dont j'ai oublié le nom de bapt?me).

Je r?vais profondément a ces noms et aux étonnantes b?tises et sottises qu'ils m'ont fait faire (je dis étonnantes pour moi, non pour le lecteur, et d'ailleurs je ne m'en repens pas).

Dans le fait je n ai eu que six femmes que j'ai aimées.

La plus grande passion est a débattre entre Mélanie, (2) Alexandrine, Métilde et Clémentine. (4).

Clémentine est celle qui m'a causé la plus grande douleur en me quittant. Mais cette douleur est-elle comparable a celle occasionnée par Métilde, qui ne voulait pas me dire qu'elle m'aimait?

Avec toutes celles-la et avec plusieurs autres, j'ai toujours été un enfant; aussi ai-je eu tr?s peu de succ?s. Mais, en revanche, elles m'ont occupé beaucoup et passionnément, et laissé des souvenirs qui me charment, quelques-uns apr?s vingt-quatre ans, comme le souvenir de la Madone del Monte, a Var?se, en 1811. Je n'ai point été galant, pas assez, je n'étais occupé que de la femme que j'aimais, et quand je n'aimais pas, je r?vais au spectacle des choses humaines, ou je lisais avec délices Montesquieu ou Walter Scott. Par ainsi, comme disent les enfants, je suis si loin d'?tre blasé sur leurs ruses et petites grâces qu'a mon âge, cinquante-deux[ans], et en écrivant ceci, je suis encore tout charmé d'une longue chiacchierata qu'Amalia a eue hier avec moi au Th[éâtre] Valle.

Pour les considérer le plus philosophiquement possible et tâcher ainsi de les dépouiller de l'auréole qui me fait aller les yeux, qui m'éblouit et m'ôte la faculté de voir distinctement, j'ordonnerai ces dames (langage mathématique) selon leurs diverses qualités. Je dirai donc, pour commencer par leur passion habituelle: la vanité, que deux d'entre elles étaient comtesses et une, baronne.

La plus riche fut Alexandrine Petit, son mari et elle surtout dépensaient bien 80.000 francs par an. La plus pauvre fut Mina de Grisheim, fille cadette d'un général sans nulle fortune et favori d'un prince tombé, dont les app[ointement]s faisaient vivre la famille, ou Mlle Bereyter, actrice de l'Opera-Buffa.

Je cherche a distraire le charme, le dazzling des événements, en les considérant ainsi militairement. C'est ma seule ressource pour arriver au vrai dans un sujet sur lequel je ne puis converser avec personne. Par pudeur de tempérament mélancolique (Cabanis), j'ai toujours été, a cet égard, d'une discrétion incroyable, folle. Quant a l'esprit, Clémentine l'a emporté sur toutes les autres. Métilde l'a emporté par les sentiments nobles, espagnols; Giulia, ce me semble, par la force du caract?re, tandis que, au premier moment, elle semblait la plus faible: Angela P. a été catin sublime a italienne, a la Lucr?ce Borgia, et Mme Azur, catin non sublime, a la Du Barry.

L'argent ne m'a jamais fait la guerre que deux fois, a la fin de 1805 et en 1806 jusqu'en ao?t, que mon p?re ne m'envoyait plus d'argent, et sans m'en prévenir, la était le mal; [il] fut une fois cinq mois sans payer ma pension de cent cinquante francs. Alors nos grandes mis?res avec le vicomte, lui recevait exactement sa pension, mais la jouait réguli?rement toute, le jour qu'il la recevait.

En 1829 et 30, j'ai été embarrassé plutôt par manque de soin et insouciance que par l'absence véritablement de moyen, puisque de 1821 a 1830 j'ai fait trois ou quatre voyages en Italie, en Angleterre, a Barcelone, et qu'a la fin de cette période je ne devais que quatre cents francs.

Mon plus grand manque d'argent m'a conduit a la démarche désagréable d'emprunter cent francs ou, quelquefois, deux cents a M. Beau. Je rendais apr?s un mois ou deux; et enfin, en septembre 1830, je devais quatre cents francs a mon tailleur Michel. Ceux qui connaissent la vie des jeunes gens de mon époque trouveront cela bien modéré. De 1800 a 1830, je n'avais jamais d? un sou a mon tailleur Léger, ni a son successeur Michel (22, rue Vivienne).

Mes amis d'alors, 1830, MM. de Mareste, Colomb, étaient des amis d'une singuli?re esp?ce, ils auraient fait sans doute des démarches actives pour me tirer d'un grand danger, mais lorsque je sortais avec un habit neuf ils auraient donné vingt francs, le premier surtout, pour qu'on me jetât un verre d'eau sale, (Excepté le vicomte de Barral et Bigillion (de Saint-Ismier), je n'ai gu?re eu, en toute ma vie, que des amis de cette esp?ce.)

C'étaient de braves gens fort prudents qui avaient réuni 12 ou 15.000 [francs] d'appointements ou de rente par un travail ou une adresse assidue, et qui ne pouvaient souffrir de me voir all?gre, insouciant, heureux avec un cahier de papier blanc et une plume, et vivant avec non plus de 4 ou 5.000 francs. Ils m'auraient aimé cent fois mieux s'ils m'eussent vu attristé et malheureux de n'avoir que la moitié ou le tiers de leur revenu, moi qui jadis les avais peut-?tre un peu choqués quand j'avais un cocher, deux chevaux, une cal?che et un cabriolet, car jusqu'a cette hauteur s'était élevé mon luxe, du temps de l'Empereur. Alors j'étais ou me croyais ambitieux; ce qui me g?nait dans cette supposition, c'est que je ne savais quoi désirer. J'avais honte d'?tre amoureux de la comtesse Al. Petit, j'avais comme maîtresse entretenue Mlle A. Bereyter, actrice de l'Opera-Buffa, je déjeunais au café Hardy, j'étais d'une activité incroyable. Je revenais de Saint-Cloud a Paris expr?s pour assister a un acte du Matrimonio segreto a l'Odéon (Madame Barilli, Barilli, Tachinardi. Mme Festa, Mlle Bereyter). Mon cabriolet attendait a la porte du café Hardy, voila ce que mon beau-fr?re ne m'a jamais pardonné.

Tout cela pouvait passer pour de la fatuité et pourtant n'en était pas. Je cherchais a jouir et a agir, mais je ne cherchais nullement a faire paraître plus de jouissances ou d'action qu'il n'y en avait réellement. M. Prunelle, médecin, homme d'esprit, dont la raison me plaisait fort, horriblement laid et depuis cél?bre comme député vendu et maire de Lyon vers 1833, qui était de ma connaissance en ce temps-la, dit de moi: C'était un fier fat. Ce jugement retentit parmi mes connaissances. Peut-?tre au reste avaient-ils raison.

Mon excellent et vrai bourgeois de beau-fr?re, M. Périer-Lagrange (ancien négociant qui se ruinait, sans le savoir, en faisant de l'agriculture pr?s de La Tour-du-Pin), déjeunant avec moi au café Hardy et me voyant commander ferme aux garçons, car avec tous mes devoirs a remplir j'étais souvent pressé, fut ravi parce que ces garçons firent entre eux quelque plaisanterie qui impliquait que j'étais un fat, ce qui ne me fâcha nullement. J'ai toujours et comme par instinct (si bien vérifié depuis par les Chambres), profondément méprisé les bourgeois.

Toutefois, j'entrevoyais aussi que parmi les bourgeois seulement se trouvaient les hommes énergiques tels que mon cousin Rebuffel (négociant rue Saint-Denis), le P?re Ducros, bibliothécaire de la ville de Grenoble, l'incomparable Gros (de la rue Saint-Laurent), géom?tre de la haute volée et mon maître, a l'insu de mes parents mâles, car il était jacobin et toute ma famille bigotement ultra. Ces trois hommes ont possédé toute mon estime et tout mon c?ur, autant que le respect et la différence d'âge pouvaient admettre ces communications qui font qu'on aime. M?me, je fus avec eux comme je fus plus tard avec les ?tres que j'ai trop aimés, muet, immobile, stupide, peu aimable et quelquefois offensant a force de dévouement et d'absence du moi. Mon amour-propre, mon intér?t, mon moi avaient disparu en présence de la personne aimée, j'étais transformé en elle. Qu'était-ce quand cette personne était une coquine comme madame Piétragrua? Mais j'anticipe toujours. Aurai-je le courage d'écrire ces Confessions d'une façon intelligible? Il faut narrer, et j'écris des considérations sur des événements bien petits mais qui, précisément a cause de leur taille microscopique, ont besoin d'?tre contés tr?s distinctement. Quelle patience il vous faudra, ô mon lecteur!

Donc, suivant moi, l'énergie ne se trouvait, m?me a mes yeux (en 1811), que dans la classe qui est en lutte avec les vrais besoins.

Mes amis nobles. MM. Raymond de Bérenger (tué a Lutzen), de Saint-Ferréol, de Sinard (dévot mort jeune), Gabriel Du B.......... (sorte de filou ou d'emprunteur peu délicat, aujourd'hui pair de France et ultra par l'âme), MM. de Monval, m'avaient paru comme ayant toujours quelque chose de singulier, un respect effroyable pour les convenances (par exemple, Sinard). Ils cherchaient toujours a ?tre de bon ton ou comme il faut, ainsi qu'on disait a Grenoble en 1793. Mais cette idée-la, j'étais loin de l'avoir clairement. Il n'y a pas un an que mon idée sur la noblesse est enfin arrivée a ?tre compl?te. Par instinct, ma vie morale s'est passée a considérer attentivement cinq ou six idées principales, et a tâcher de voir la vérité sur elles.

Raymond de Bérenger était excellent et un véritable exemple de la maxime: noblesse oblige, tandis que Monval (mort colonel et généralement méprisé vers 1829, a Grenoble) était l'idéal d'un député du centre. Tout cela se voyait déja fort bien quand ces Messieurs avaient quinze ans, vers 1798.

Je ne vois la vérité nettement sur la plupart de ces choses qu'en les écrivant, en 1835, tant elles ont été enveloppées jusqu'ici de l'auréole de la jeunesse, provenant de l'extr?me vivacité des sensations.

A force d'employer des méthodes philosophiques, par exemple a force de classer mes amis de jeunesse par genres, comme M. Adrien de Jussieu fait pour ses plantes (en botanique), je cherche a atteindre cette vérité qui me fuit. Je m'aperçois que ce que je prenais pour de hautes montagnes, en 1800, n'étaient la plupart que des taupini?res; mais c'est une découverte que je n'ai faite que bien tard.

Je vois que j'étais comme un cheval ombrageux, et c'est a un mot que me dit M. de Tracy (l'illustre comte Destutt de Tracy, pair de France, membre de l'Académie française et, bien mieux, auteur de la loi du 3 prairial sur les Écoles centrales), c'est a un mot que me dit M. de Tracy que je dois cette découverte.

Il me faut un exemple. Pour un rien, par exemple une porte a demi ouverte, la nuit, je me figurais deux hommes armés m'attendant pour m'emp?cher d'arriver a une fen?tre donnant sur une galerie o? je voyais ma maîtresse. C'était une illusion, qu'un homme sage comme Abraham Constantin, mon ami, n'aurait point eue. Mais au bout de peu de secondes (quatre ou cinq tout au plus) le sacrifice de ma vie était fait et parfait, et je me précipitais comme un héros au devant des deux ennemis, qui se changeaient en une porte a demi fermée.

Il n'y a pas deux mois qu'une chose de ce genre, au moral toutefois, m'est encore arrivée. Le sacrifice était fait et tout le courage nécessaire était présent, quand apr?s vingt heures je me suis aperçu, en relisant une lettre mal lue (de M. Herrard), que c'était une illusion. Je lis toujours fort vite ce qui me fait de la peine.

Donc, en classant ma vie comme une collection de plantes, je trouvai:

Enfance, premi?re éducation, de 1786 a 1800 15 ans.

Service militaire, de 1800 a 1803 - 3 -

Seconde éducation, amours ridicules avec Mlle Ad?le Clozel et avec sa m?re, qui se donna l'amoureux de sa fille. Vie rue d'Angiviller. Enfin beau séjour a Marseille avec Mélanie, de 1803 a 1805 - 2 -

Retour a Paris, fin de l'éducation - 1 -

Service sous Napoléon, de 1806 a la fin de 1815 (d'octobre 1806 a l'abdication en 1814) - 7 1/2

Mon adhésion, dans le m?me numéro du Moniteur on se trouva l'abdication de Napoléon. Voyages, grandes et terribles amours, consolations en écrivant des livres, de 1814 a 1830 15 1/2

Second service, allant du 15 septembre 1830 au présent quart d'heure - 5 -

J'ai débuté dans le monde par le salon de Mme de Vaulserre, dévote a la figure singuli?re, sans menton, fille de M. le baron des Adrets et amie de ma m?re. C'était probablement vers 1794. J'avais un tempérament de feu et la timidité décrite par Cabanis. Je fus excessivement touché de la beauté du bras de Mlle Bonne de Saint-Vallier, je pense, je vois la figure et les beaux bras, mais le nom est incertain, peut-?tre était-ce Mlle de Lavalette. M. de Saint-Ferréol, dont depuis je n'ai jamais ou? parler, était mon ennemi et mon rival, M. de Sinard, ami commun, nous calmait. Tout cela se passait dans un magnifique rez-de-chaussée donnant sur le jardin de l'hôtel des Adrets, maintenant détruit et changé en maison bourgeoise, rue Neuve, a Grenoble. A la m?me époque commença mon admiration passionnée pour le P?re Ducros (moine cordelier sécularisé, homme du premier mérite, du moins il me semble). J'avais pour ami intime mon grand-p?re, M. Henri Gagnon, docteur en médecine.

Apr?s tant de considérations générales, je vais naître.

 

 

ŻYCIE HENRYKA BRULARD

 

ROZDZIAŁ I

 

Znalazłem się dziś rano, 16 października 1832, w San Pietro in Montorio, na wzgórzu Janiculum w Rzymie. Słońce świeciło wspaniale; lekkie, zaledwie wyczuwalne sirocco gnało parę błękitnych chmurek nad górą Albano; rozkoszne ciepło w powietrzu, czułem się szczęśliwy, że żyję. Rozróżniałem doskonale Frascati i Castel Gandolfo leżące o cztery mile, willę Aldobrandini, w której znajduje się cudowny fresk Judyta Dominikina. Widzę doskonale biały mur, znaczący naprawki dokonane świeżo przez księcia F[ranciszka] Borghese, tego, którego widziałem pod Wagram jako pułkownika kirasjerów w dniu, w którym panu de Noue, memu przyjacielowi, kula urwała nogę. O wiele dalej widzę skałę Palestrina i biały domek Castel San Pietro, który niegdyś był fortecą. Poniżej muru, o który się wspieram, są wielkie pomarańcze w sadzie kapucynów, potem Tyber i opactwo maltańskie; nieco dalej, po prawej, grobowiec Cecylii Metelli, Św. Paweł i piramida Cestiusza. Na wprost widzę Santa Maria Maggiore i długie linie pałacu Monte Cavallo. Cały dawny i nowy Rzym, od starożytnej via Appia z ruinami jej grobowców i wodociągów aż do wspaniałego ogrodu Pincio zbudowanego przez Francuzów, roztacza się przed oczyma.

Oto miejsce jedyne w świecie, powiadałem sobie rozmarzony; starożytny Rzym mimo mej woli przesłaniał nowy, wszystkie wspomnienia z Tytusa Liwiusza tłoczyły się hurmem. Na górze Albano, po lewej od klasztoru, widziałem pola Hannibala.

Cóż za wspaniały widok! Więc to tutaj podziwiano przez półtrzecia wieku Przemienienie Rafaela. Cóż za różnica ze smutną galerią z szarego marmuru, gdzie je dziś zagrzebano w Watykanie! Zatem przez dwieście pięćdziesiąt lat, to arcydzieło było tutaj dwieście pięćdziesiąt lat!... Och, za trzy miesiące będę miał pięćdziesiąt lat, czy to możliwe! 1783, 93, 1803, znam cały rachunek na palcach... i 1833 - pięćdziesiąt. Czy to możliwe! Pięćdziesiąt! Będę miał pięćdziesiątkę... I zanuciłem Grétry'ego:

Gdy pięćdziesiątka zbliża się...

To niespodziane odkrycie nie zmartwiło mnie; myślałem dopiero co o Hannibalu i o Rzymianach. Więksi ode mnie pomarli!... Ostatecznie, powiadałem sobie, nieźle zapełniłem swoje życie, zapełniłem je! Ba! to znaczy, że przypadek nie zwalił na mnie zbyt dużo nieszczęść, bo w istocie czyż ja jakiejkolwiek mierze kierowałem swoim życiem?

Zakochać się w takiej pannie von Griesheim! Czego mogłem się spodziewać od panny dobrze urodzonej, córki generała będącego w łaskach dwa miesiące wprzód, przed bitwą pod Jeną? Brichard miał diabelską słuszność, kiedy mi mówił ze swoją zwykłą złośliwością: "Kiedy się kocha w kobiecie, trzeba sobie powiedzieć: czego ja chcę od niej?".

Usiadłem na stopniach San Pietro i dumałem tam z godzinę lub dwie nad tą myślą: jestem w przededniu pięćdziesiątki, byłby czas znać samego siebie. Czym byłem, czym jestem? Doprawdy, byłbym w kłopocie, co odpowiedzieć.

Uchodzę za człowieka bardzo inteligentnego, bardzo oschłego, zepsutego nawet, a widzę, że stale pochłaniała mnie jakaś nieszczęśliwa miłość. Kochałem szalenie pannę Kubly, pannę von Griesheim, panią Diphortz, Metyldę - i nie miałem żadnej z nich, i niejedna z tych miłości trwała po kilka lat. Metylda wypełniła szczelnie moje życie od 1818 do 1824. I nie jestem jeszcze wyleczony, dodałem, poświęciwszy marzeniu o niej dobry kwadrans. Czy ona mnie kochała?

Byłem roztkliwiony, rozmodlony, w ekstazie. A Menti, w jakiejż rozpaczy pogrążyła mnie, kiedy mnie rzuciła! Tu uczułem dreszcz na wspomnienie 15 września 1826 r. w San Remo, po moim powrocie z Anglii. Co za rok spędziłem od 15 września 1826 do 15 września 1827! W dniu tej straszliwej rocznicy byłem na 5 wyspie Ischia. I uczułem wybitne polepszenie: zamiast myśleć o moim nieszczęściu wprost, jak kilka miesięcy wprzódy, zachowałem jedynie wspomnienie nieszczęśliwego stanu, w jakim byłem pogrążony na przykład w październiku 1826 r. To spostrzeżenie pocieszyło mnie znacznie.

Czymże ja byłem? Nie dowiem się tego. Jakiegoż przyjaciela, choćby najinteligentniejszego, mogę o to spytać? Sam pan di Fiori nie mógłby mi na to odpowiedzieć. Któremuż z przyjaciół wspomniałem kiedy słowo o moich zgryzotach miłosnych?

A co jest osobliwe i bardzo nieszczęśliwe, powiadałem sobie dziś rano, to że moje zwycięstwa (jak je nazywałem wówczas, z głową nabitą sprawami wojskowymi) nie dały mi ani połowy przyjemności równej cierpieniu, jakie mi sprawiały moje niepowodzenia.

Zdumiewające zwycięstwo nad tą Menti nie dało mi przyjemności dającej się bodaj w setnej części porównać z bólem, jaki mi zadała, rzucając mnie dla pana de Rospiec.

Czyżbym ja miał tak smutne usposobienie?

...I oto, nie wiedząc, co odpowiedzieć, znów zacząłem bezwiednie podziwiać cudowny widok ruin Rzymu i jego nowoczesnej wspaniałości: Koloseum na wprost mnie, a pod moimi stopami pałac Farnese wraz z łukami jego pięknej galerii Karola Maderno, i pałac Corsini pod mymi stopami.

Czy ja byłem człowiekiem inteligentnym? Czy miałem talent do czego? Pan Daru powiadał, że byłem ciemny jak tabaka w rogu, tak, ale to Besan[çon] powtórzył mi to, a wesołość mego usposobienia przyprawiała o zazdrość tego markotnego generalnego sekretarza. Ale czy ja miałem usposobienie wesołe?

Zeszedłem wreszcie z Janiculum aż wówczas, kiedy lekka mgła wieczorna ostrzegła mnie, że niebawem przejmie mnie nagły, bardzo przykry i niezdrowy chłód, który w tych stronach następuje natychmiast po zachodzie słońca. Czym prędzej wróciłem do Palazzo Conti (Piazza Minerva), byłem zmęczony. Byłem w spodniach z białej angielskiej flaneli; napisałem na pasku, wewnątrz: "16 października 1832 będę miał pięćdziesiątkę", tak skrócone, aby nikt nie zrozumiał: "B. miał 5"..

Wieczorem, wracając dosyć wynudzony z wieczoru u ambasadora, powiedziałem sobie: "Powinien bym spisać moje życie, dowiem się może, kiedy to skończę, za dwa albo trzy lata, czym byłem, wesoły czy smutny, rozumny czy głupiec, dzielny czy tchórz, i wreszcie, w sumie, szczęśliwy czy nieszczęśliwy; będę mógł przeczytać ten rękopis panu di Fiori".

Ta myśl spodobała mi się. Tak, ale ta straszliwa obfitość "ja" i "mnie"! Jest czym zepsuć humor najżyczliwszemu czytelnikowi. "Ja" i "mnie" to byłoby - poza różnicą talentu - coś jak pan de Chateaubriand, ten król egotystów.

"Ja" i "mnie" ciągłe to istna choroba...

Powtarzam sobie ten wiersz za każdym razem, ilekroć czytam którąś z jego stronic.

Można by pisać, to prawda, posługując się trzecią osobą: on zrobił, on powiedział; tak, ale jak oddać wewnętrzne drgnienia duszy? O to zwłaszcza chciałbym się poradzić pana di Fiori.

Wracam do tego aż 23 listopada 1835 r. Ta sama myśl napisania my life naszła mnie świeżo w czasie mojej podróży do Rawenny; po prawdzie miałem ją wiele razy od 1832, ale zawsze mnie zniechęcała straszliwa trudność owych "ja" i "mnie", które muszą obrzydzić autora; nie czuję w sobie dość talentu, aby jej uniknąć. Prawdę mówiąc, nie jestem zgoła pewny, czy mam talent po temu, aby być czytanym. Znajduję niekiedy przyjemność w tym, aby pisać, oto wszystko.

Jeżeli istnieje tamten świat, nie omieszkam odwiedzić Monteskiusza; jeśli mi powie: "Mój dobry przyjacielu, nie masz ani odrobiny talentu", będę zmartwiony, ale bynajmniej nie zdziwiony. Czuję to często, któreż oko może widzieć samo siebie? Nie ma jeszcze trzech lat, jak odkryłem rację tego.

Widzę jasno, że różni pisarze, którzy cieszą się wielką sławą, są okropni. To, co byłoby bluźnierstwem powiedzieć dziś o panu de Chateaubriand (rodzaj Balzaca), będzie truizmem w r. 1880. Nigdy nie zmieniłem zdania co do tego Balzaca: kiedy w roku 1803 ukazał się Duch chrześcijaństwa, wydał mi się śmieszny. Ale czuć czyjeś wady - czy to znaczy mieć talent? Widzę, jak najgorsi malarze spostrzegają doskonale wzajem swoje wady: pan Ingres ma zupełną słuszność w sądach o panu Gros, pan Gros o panu Ingres (wybieram tych, o których będzie się może jeszcze mówiło (w roku 1835).

Oto rozumowanie, które mnie uspokoiło co do tych pamiętników. Przypuśćmy, że będę ciągnął dalej ten rękopis i że, raz napisawszy, nie spalę go; zapiszę go nie przyjacielowi, który mógłby zostać bigotem lub sprzedać się partii, jak ten młody dudek Tomasz Moore, zapiszę go księgarzowi, na przykład panu Levavasseur (plac Vendôme, Paryż).

Zatem księgarz otrzyma po mojej śmierci oprawny, gruby tom tego okropnego pisma. Każe przepisać kawałek i odczyta go: jeśli rzecz wyda mu się nudna, jeżeli nikt nie będzie już mówił o panu de Stendhal, rzuci w kąt ten rupieć, który odnajdą może w dwieście lat później, jak pamiętniki Benvenuta Cellini.

Jeśli go wyda, a rzecz okaże się nudna, będą o niej mówili po trzydziestu latach tak, jak dziś się mówi o poemacie o Żegludze tego szpiega d'Esménard, o którym tak często była mowa na śniadaniach pana Daru w r. 1802. I jeszcze ten szpieg był, jak sądzę, cenzorem czy redaktorem wszystkich dzienników, które go "puffowały" (od: to puff) wściekle co tydzień. To był Salvandy owych czasów, jeszcze bezwstydniejszy, jeśli możliwe, ale bogatszy w pomysły.

"Wyznania" moje nie będą tedy istniały w trzydzieści lat po ich wydrukowaniu, jeżeli wszystkie "ja" i "mnie" zanadto zmęczą czytelników; bądź co bądź będę miał przyjemność spisywania ich i zrobienia gruntownego rachunku sumienia. Co więcej, jeżeli przyjdzie powodzenie, będę miał szansę, że w roku 1900 będą mnie czytały pokrewne dusze, nowe panie Roland, Melanie Guilbert, nowe...

Na przykład dziś, 24 listopada 1835 r., wracam z Kaplicy Sykstyńskiej, gdzie nie doznałem żadnej przyjemności, mimo że opatrzony dobrą lunetą, aby oglądać sklepienie i Sąd ostateczny Michała Anioła; ale nadużycie kawy przedwczoraj u Caetanich z winy maszynki, którą Michel Angelo przywiózł z Londynu, przyprawiło mnie o newralgię. Maszynka zbyt doskonała. Ta zbyt dobra kawa, weksel wystawiony na rachunek przyszłego szczęścia, a na rzecz obecnej chwili, wróciła mi dawną newralgię; byłem w Kaplicy Sykstyńskiej jak baran, id est bez przyjemności, wyobraźnia nie mogła działać ani na chwilę. Podziwiałem brokatową draperię wymalowaną al fresco obok tronu, to znaczy wielkiego orzechowego fotela papieskiego. Draperii tej, która nosiła imię Sykstusa IV, papieża (Sixtus IIII, Papa), można dotknąć ręką, jest o dwie stopy od oka, które mami po trzystu pięćdziesięciu czterech latach.

Niezdolny do niczego, nawet do pisania urzędowych listów, kazałem zapalić na kominku i piszę to, mam nadzieję, bez kłamstwa, bez złudzeń, z przyjemnością, jak list do przyjaciela. Jakie będą pojęcia tego przyjaciela w roku 1880? Jak różne od naszych! Dziś te dwie myśli: największy drab ze wszystkich Kings i obłudny Tatar, w odniesieniu do dwóch imion, których nie śmiem napisać, to dla trzech czwartych z moich znajomych straszliwa nieostrożność, potworność; w roku 1880 sądy te będą truizmem, którego nawet ówcześni panowie Kératry nie będą śmieli powtarzać. To jest dla mnie nowość: mówić do ludzi, których sposobu myślenia, rodzaju wychowania, przesądów, religii absolutnie nie znam! Co za zachęta do tego, aby być szczerym, po prostu szczerym, to jedno jest coś warte. Benvenuto był szczery i czyta się go z przyjemnością, jakby był pisany wczoraj, podczas gdy przewraca się kartki tego jezuity Marmontela, który wszakże dokłada wszystkich starań, aby niczym nie urazić, jak prawdziwy Akademik. Nie chciałem w Livorno kupić jego pamiętników po franku za tom, ja, który ubóstwiam tego rodzaju lekturę.

Ale ile trzeba ostrożności, aby nie kłamać!

Na przykład na początku pierwszego rozdziału jest coś, co może zdawać się przechwałką: nie, czytelniku, nie byłem żołnierzem pod Wagram w 1809.

Trzeba ci wiedzieć, że czterdzieści pięć lat przed tobą było w modzie być eks-żołnierzem Napoleona. Jest to więc dziś, w roku 1835, kłamstwo zupełnie godne zapisania: dać do zrozumienia pośrednio i bez absolutnego kłamstwa (jesuitico more), że się było żołnierzem pod Wagram.

Fakt jest, że byłem kwatermistrzem i podporucznikiem w szóstym pułku dragonów za przybyciem tego pułku do Włoch, w maju 1800, jak sądzę, i że wziąłem dymisję w czasie krótkiego pokoju w 1803. Dali mi się we znaki moi koledzy; nic nie zdawało mi się milsze niż żyć w Paryżu jak filozof (to było słowo, którym posługiwałem się wówczas z samym sobą) za 150 franków miesięcznie, jakie dostawałem od ojca. Przypuszczam, że po jego śmierci będę miał dwa albo cztery razy tyle; przy żądzy wiedzy, jaka mnie pożerała wówczas, to było aż nadto.

Nie zostałem pułkownikiem, jak byłbym został przy potężnej protekcji hrabiego Daru, mego krewniaka, ale byłem, jak sądzę, o wiele szczęśliwszy. Niebawem przestałem myśleć o tym, aby studiować Tureniusza i naśladować go, która to myśl była moim stałym celem przez trzy lata służby w dragonach. Czasami myśl tę spędzała druga: pisać komedie jak Molier i żyć z aktorką. Miałem już wówczas śmiertelny wstręt do "uczciwych" kobiet i do ich nieodzownej obłudy. Moje straszliwe lenistwo przeważyło; znalazłszy się w Paryżu, spędziłem pół roku, nie składając wizyt mojej rodzinie (państwu Daru, pani Le Brun, państwu de Baure), wciąż powiadałem sobie "jutro"; tak spędziłem dwa lata, na piątym piętrze przy ulicy d'Angivilliers, z pięknym widokiem na kolumnadę Luwru, czytając La Bruy?re'a, Montaigne'a i Jana Jakuba Rousseau, którego napuszoność zraziła mnie niebawem. Tam urobił się mój charakter. Czytałem też dużo tragedii Alfieriego, siląc się znaleźć w nich przyjemność, czciłem Cabanisa, Tracy'ego i J. B. Saya; czytałem często Cabanisa, którego mętny styl przywodził mnie do rozpaczy. Żyłem samotny i nieprzytomny jak Hiszpan, o tysiąc mil od rzeczywistego życia. Zacny ojciec Jeki, Irlandczyk, dawał mi lekcje angielskiego, ale nie robiłem żadnych postępów; byłem zwariowany na punkcie Hamleta.

Ale schodzę na manowce, gubię się; stanę się niezrozumiały, jeżeli się nie będę trzymał chronologii; zresztą nie przypomnę sobie tak dobrze wszystkich okoliczności.

Zatem pod Wagram w 1809 nie byłem żołnierzem, ale, przeciwnie, zastępcą komisarza wojennego - stanowisko, które wyrobił mi mój kuzyn Daru, "aby mnie wyrwać z błota", mówiąc stylem mojej rodziny. Bo moja samotność przy ulicy d'Angivilliers skończyła się na tym, że przeżyłem rok w Marsylii z uroczą aktorką, istotą najszlachetniejszą w świecie, której nigdy nie dałem ani grosza. Przede wszystkim z arcyważnego powodu, że ojciec dawał mi wciąż tylko 150 franków, z których trzeba było żyć; w dodatku pensję tę otrzymywałem w Marsylii w roku 1805 bardzo nieregularnie.

Ale znowu się gubię. W październiku 1806 r., po Jenie, byłem zastępcą komisarza wojennego - posada nienawistna żołnierzom; w roku 1810, 3 sierpnia, audytorem w Radzie Stanu, w kilka dni potem generalnym inspektorem ruchomości Korony. Byłem w łaskach, nie samego pana (Napoleon nie gadał do wariatów w moim rodzaju), ale bardzo dobrze widziany u najlepszego z ludzi, księcia de Frioul (Duroc). Ale znów się gubię.