Zima pośród lodów - Un hivernage dans les glaces - Jules Verne

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Un hivernage dans les glaces

I. Le pavillon noir

Le curé de la vieille église de Dunkerque se réveilla a cinq heures, le 12 mai 18.., pour dire, suivant son habitude, la premi?re basse messe a laquelle assistaient quelques pieux p?cheurs.

V?tu de ses habits sacerdotaux, il allait se rendre a l'autel, quand un homme entra dans la sacristie, joyeux et effaré a la fois. C'était un marin d'une soixantaine d'années, mais encore vigoureux et solide, avec une bonne et honn?te figure.

"Monsieur le curé, s'écria-t-il, halte la! s'il vous plaît.

- Qu'est-ce qui vous prend donc si matin, Jean Cornbutte? répliqua le curé.

- Ce qui me prend?... Une fameuse envie de vous sauter au cou, tout de m?me!

- Eh bien, apr?s la messe a laquelle vous allez assister....

- La messe! répondit en riant le vieux marin. Vous croyez que vous allez dire votre messe maintenant, et que je vous laisserai faire?

- Et pourquoi ne dirais-je pas ma messe? demanda le curé. Expliquez-vous! Le troisi?me son a tinté...

- Qu'il ait tinté ou non, répliqua Jean Cornbutte, il en tintera bien d'autres aujourd'hui, monsieur le curé, car vous m'avez promis de bénir de vos propres mains le mariage de mon fils Louis et de ma ni?ce Marie!

- Il est donc arrivé? s'écria joyeusement le curé.

- Il ne s'en faut gu?re, reprit Cornbutte en se frottant les mains. La vigie nous a signalé, au lever du soleil, notre brick, que vous avez baptisé vous-m?me du beau nom de la Jeune-Hardie!

- Je vous en félicite du fond du c?ur, mon vieux Cornbutte, dit le curé en se dépouillant de la chasuble et de l'étole. Je connais vos conventions. Le vicaire va me remplacer, et je me tiendrai a votre disposition pour l'arrivée de votre cher fils.

- Et je vous promets qu'il ne vous fera pas je?ner trop longtemps! répondit le marin. Les bans ont déja été publiés par vous-m?me, et vous n'aurez plus qu'a l'absoudre des péchés qu'on peut commettre entre le ciel et l'eau, dans les mers du Nord. Une fameuse idée que j'ai eue la, de vouloir que la noce se fit le jour m?me de l'arrivée, et que mon fils Louis ne quittât son brick que pour se rendre a l'église!

- Allez donc tout disposer, Cornbutte.

- J'y cours, monsieur le curé. A bientôt!

Le marin revint a grands pas a sa maison, située sur le quai du port marchand, et d'o? l'on apercevait la mer du Nord, ce dont il se montrait si fier.

Jean Cornbutte avait amassé quelque bien dans son état. Apr?s avoir longtemps commandé les navires d'un riche armateur du Havre, il se fixa dans sa ville natale, o? il fit construire, pour son propre compte, le brick la Jeune-Hardie. Plusieurs voyages dans le Nord réussirent, et le navire trouva toujours a vendre a bon prix ses chargements de bois, de fer et de goudron. Jean Cornbutte en céda alors le commandement a son fils Louis, brave marin de trente ans, qui, au dire de tous les capitaines caboteurs, était bien le plus vaillant matelot de Dunkerque.

Louis Cornbutte était parti, ayant un grand attachement pour Marie, la ni?ce de son p?re, qui trouvait bien longs les jours de l'absence. Marie avait vingt ans a peine. C'était une belle Flamande, avec quelques gouttes de sang hollandais dans les veines. Sa m?re l'avait confiée, en mourant, a son fr?re Jean Cornbutte. Aussi, ce brave marin l'aimait comme sa propre fille, et voyait dans l'union projetée une source de vrai et durable bonheur.

L'arrivée du brick, signalé au large des passes, terminait une importante opération commerciale dont Jean Cornbutte attendait gros profit. La Jeune-Hardie, partie depuis trois mois, revenait en dernier lieu de Bodoë, sur la côte occidentale de la Norwége, et elle avait opéré rapidement son voyage.

En rentrant au logis, Jean Cornbutte trouva toute la maison sur pied. Marie, le front radieux, rev?tait ses habillements de mariée.

"Pourvu que le brick n'arrive pas avant nous! disait-elle.

- Hâte-toi, petite, répondit Jean Cornbutte, car les vents viennent du nord, et la Jeune-Hardie file bien, quand elle file grand largue!

- Nos amis sont-ils prévenus, mon oncle? demanda Marie.

- Ils sont prévenus!

- Et le notaire, et le curé?

- Sois tranquille! Il n'y aura que toi a nous faire attendre!"

En ce moment entra le comp?re Clerbaut.

"Eh bien! mon vieux Cornbutte, s'écria-t-il, voila de la chance! Ton navire arrive précisément a l'époque o? le gouvernement vient de mettre en adjudication de grandes fournitures de bois pour la marine.

- Qu'est-ce que ça me fait? répondit Jean Cornbutte. Il s'agit bien du gouvernement!

- Sans doute, monsieur Clerbaut, dit Marie, il n'y a qu'une chose qui nous occupe: c'est le retour de Louis.

- Je ne disconviens pas que..., répondit le comp?re. Mais enfin ces fournitures....

- Et vous serez de la noce, répliqua Jean Cornbutte, qui interrompit le négociant et lui serra la main de façon a la briser.

- Ces fournitures de bois....

- Et avec tous nos amis de terre et nos amis de mer, Clerbaut. J'ai déja prévenu mon monde, et j'inviterai tout l'équipage du brick!

- Et nous irons l'attendre sur l'estacade? demanda Marie.

- Je te crois bien, répondit Jean Cornbutte. Nous défilerons tous deux par deux, violons en t?te!"

Les invités de Jean Cornbutte arriv?rent sans tarder. Bien qu'il f?t de grand matin, pas un ne manqua a l'appel. Tous félicit?rent a l'envi le brave marin qu'ils aimaient. Pendant ce temps, Marie, agenouillée, transformait devant Dieu ses pri?res en remercîments. Elle rentra bientôt, belle et parée, dans la salle commune, et elle eut la joue embrassée par toutes les comm?res, la main vigoureusement serrée par tous les hommes; puis, Jean Cornbutte donna le signal du départ.

Ce fut un spectacle curieux de voir cette joyeuse troupe prendre le chemin de la mer au lever du soleil. La nouvelle de l'arrivée du brick avait circulé dans le port, et bien des t?tes en bonnets de nuit apparurent aux fen?tres et aux portes entrebâillées. De chaque côté arrivait un honn?te compliment ou un salut flatteur.

La noce atteignit l'estacade au milieu d'un concert de louanges et de bénédictions. Le temps s'était fait magnifique, et le soleil semblait se mettre de la partie. Un joli vent du nord faisait écumer les lames, et quelques chaloupes de p?cheurs, orientées au plus pr?s pour sortir du port, rayaient la mer de leur rapide sillage entre les estacades.

Les deux jetées de Dunkerque qui prolongent le quai du port, s'avancent loin dans la mer. Les gens de la noce occupaient toute la largeur de la jetée du nord, et ils atteignirent bientôt une petite maisonnette située a son extrémité, o? veillait le maître du port.

Le brick de Jean Cornbutte était devenu de plus en plus visible. Le vent fraîchissait, et la Jeune-Hardie courait grand largue sous ses huniers, sa misaine, sa brigantine, ses perroquets et ses cacatois. La joie devait évidemment régner a bord comme a terre. Jean Cornbutte, une longue-vue a la main, répondait gaillardement aux questions de ses amis.

"Voila bien mon beau brick! s'écriait-il, propre et rangé comme s'il appareillait de Dunkerque! Pas une avarie! Pas un cordage de moins!

- Voyez-vous votre fils le capitaine? lui demandait-on.

- Non, pas encore. Ah! c'est qu'il est a son affaire!

- Pourquoi ne hisse-t-il pas son pavillon? demanda Clerbaut.

- Je ne sais gu?re, mon vieil ami, mais il a une raison sans doute.

- Votre longue-vue, mon oncle, dit Marie en lui arrachant l'instrument des mains, je veux ?tre la premi?re a l'apercevoir!

- Mais c'est mon fils, mademoiselle!

- Voila trente ans qu'il est votre fils, répondit en riant la jeune fille, et il n'y a que deux ans qu'il est mon fiancé!"

La Jeune-Hardie était enti?rement visible. Déja l'équipage faisait ses préparatifs de mouillage. Les voiles hautes avaient été carguées. On pouvait reconnaître les matelots qui s'élançaient dans les agr?s. Mais ni Marie, ni Jean Cornbutte n'avaient encore pu saluer de la main le capitaine du brick.

"Ma foi, voici le second, André Vasling! s'écria Clerbaut.

- Voici Fid?le Misonne, le charpentier, répondit un des assistants.

- Et notre ami Penellan!" dit un autre, en faisant un signe au marin ainsi nommé.

La Jeune-Hardie ne se trouvait plus qu'a trois encâblures du port, lorsqu'un pavillon noir monta a la corne de brigantine ... Il y avait deuil a bord!

Un sentiment de terreur courut dans tous les esprits et dans le c?ur de la jeune fiancée.

Le brick arrivait tristement au port, et un silence glacial régnait sur son pont. Bientôt il eut dépassé l'extrémité de l'estacade. Marie, Jean Cornbutte et tous les amis se précipit?rent vers le quai qu'il allait accoster, et, en un instant, ils se trouv?rent a bord.

"Mon fils!" dit Jean Cornbutte, qui ne put articuler que ces mots.

Les marins du brick, la t?te découverte, lui montr?rent le pavillon de deuil.

Marie poussa un cri de détresse et tomba dans les bras du vieux Cornbutte.

André Vasling avait ramené la Jeune-Hardie; mais Louis Cornbutte, le fiancé de Marie, n'était plus a son bord.

II. Le projet de Jean Cornbutte

D?s que la jeune fille, confiée aux soins de charitables amis, eut quitté le brick, le second, André Vasling, apprit a Jean Cornbutte l'affreux événement qui le privait de revoir son fils, et que le journal du bord rapportait en ces termes:

"A la hauteur du Maëlstrom, 26 avril, le navire s'étant mis a la cape par un gros temps et des vents de sud-ouest, aperçut des signaux de détresse que lui faisait une goëlette sous le vent. Cette goëlette, démâtée de son mât de misaine, courait vers le gouffre, a sec de toiles. Le capitaine Louis Cornbutte, voyant ce navire marcher a une perte imminente, résolut d'aller a bord. Malgré les représentations de son équipage, il fit mettre la chaloupe a la mer, y descendit avec le matelot Cortrois et Pierre Nouquet le timonier. L'équipage les suivit des yeux, jusqu'au moment o? ils disparurent au milieu de la brume. La nuit arriva. La mer devint de plus en plus mauvaise. La Jeune-Hardie, attirée par les courants qui avoisinent ces parages, risquait d'aller s'engloutir dans le Maëlstrom. Elle fut obligée de fuir vent arri?re. En vain croisa-t-elle pendant quelques jours sur le lieu du sinistre: la chaloupe du brick, la goëlette, le capitaine Louis et les deux matelots ne reparurent pas. André Vasling assembla alors l'équipage, prit le commandement du navire et fit voile vers Dunkerque."

Jean Cornbutte, apr?s avoir lu ce récit, sec comme un simple fait de bord, pleura longtemps, et s'il eut quelque consolation, elle vint de cette pensée que son fils était mort en voulant secourir ses semblables. Puis, le pauvre p?re quitta ce brick, dont la vue lui faisait mal, et il rentra dans sa maison désolée.

Cette triste nouvelle se répandit aussitôt dans tout Dunkerque. Les nombreux amis du vieux marin vinrent lui apporter leurs vives et sinc?res condoléances. Puis, les matelots de la Jeune-Hardie donn?rent les détails les plus complets sur cet événement, et André Vasling dut raconter a Marie, dans tous ses détails, le dévouement de son fiancé.

Jean Cornbutte réfléchit, apr?s avoir pleuré, et le lendemain m?me du mouillage, voyant entrer André Vasling chez lui, il lui dit:

"?tes-vous bien s?r, André, que mon fils ait péri?

- Hélas! oui, monsieur Jean! répondit André Vasling.

- Et avez-vous bien fait toutes les recherches voulues pour le retrouver?

- Toutes, sans contredit, monsieur Cornbutte! Mais il n'est malheureusement que trop certain que ses deux matelots et lui ont été engloutis dans le gouffre du Maëlstrom.

- Vous plairait-il, André, de garder le commandement en second du navire?

- Cela dépendra du capitaine, monsieur Cornbutte.

- Le capitaine, ce sera moi, André, répondit le vieux marin. Je vais rapidement décharger mon navire, composer mon équipage et courir a la recherche de mon fils!

- Votre fils est mort! répondit André Vasling en insistant.

- C'est possible, André, répliqua vivement Jean Cornbutte, mais il est possible aussi qu'il se soit sauvé. Je veux fouiller tous les ports de la Norwége, o? il a pu ?tre poussé, et, quand j'aurai la certitude de ne plus jamais le revoir, alors, seulement, je reviendrai mourir ici!"

André Vasling, comprenant que cette décision était inébranlable, n'insista plus et se retira.

Jean Cornbutte instruisit aussitôt sa ni?ce de son projet, et il vit briller quelques lueurs d'espérance a travers ses larmes. Il n'était pas encore venu a l'esprit de la jeune fille que la mort de son fiancé put ?tre problématique; mais a peine ce nouvel espoir fut-il jeté dans son c?ur, qu'elle s'y abandonna sans réserve.

Le vieux marin décida que la Jeune-Hardie reprendrait aussitôt la mer. Ce brick, solidement construit, n'avait aucune avarie a réparer. Jean Cornbutte fit publier que s'il plaisait a ses matelots de s'y rembarquer, rien ne serait changé a la composition de l'équipage. Il remplacerait seulement son fils dans le commandement du navire.

Pas un des compagnons de Louis Cornbutte ne manqua a l'appel, et il y avait la de hardis marins, Alain Turquiette, le charpentier Fid?le Misonne, le Breton Penellan, qui remplaçait Pierre Nouquet comme timonier de la Jeune-Hardie, et puis Gradlin, Aupic, Gervique, matelots courageux et éprouvés.

Jean Cornbutte proposa de nouveau a André Vasling de reprendre son rang a bord. Le second du brick était un man?uvrier habile, qui avait fait ses preuves en ramenant la Jeune-Hardie a bon port. Cependant, on ne sait pour quel motif, André Vasling fit quelques difficultés, et demanda a réfléchir.

"Comme vous voudrez, André Vasling, répondit Cornbutte. Souvenez-vous seulement que, si vous acceptez, vous serez le bienvenu parmi nous."

Jean Cornbutte avait un homme dévoué dans le Breton Penellan, qui fut longtemps son compagnon de voyage. La petite Marie passait autrefois les longues soirées d'hiver dans les bras du timonier, pendant que celui-ci demeurait a terre. Aussi avait-il conservé pour elle une amitié de p?re, que la jeune fille lui rendait en amour filial. Penellan pressa de tout son pouvoir l'armement du brick, d'autant plus que, selon lui, André Vasling n'avait peut-?tre pas fait toutes les recherches possibles pour retrouver les naufragés, bien qu'il f?t excusé par la responsabilité qui pesait sur lui comme capitaine.

Huit jours ne s'étaient pas écoulés que la Jeune-Hardie se trouvait pr?te a reprendre la mer. Au lieu de marchandises, elle fut compl?tement approvisionnée de viandes salées, de biscuits, de barils de farine, de pommes de terre, de porc, de vin, d'eau-de-vie, de café, de thé, de tabac.

Le départ fut fixé au 22 mai. La veille au soir, André Vasling, qui n'avait pas encore rendu réponse a Jean Cornbutte, se rendit a son logis. Il était encore indécis et ne savait quel parti prendre.

Jean Cornbutte n'était pas chez lui, bien que la porte de sa maison f?t ouverte. André Vasling pénétra dans la salle commune attenante a la chambre de la jeune fille, et, la, le bruit d'une conversation animée frappa son oreille. Il écouta attentivement et reconnut les voix de Penellan et de Marie.

Sans doute la discussion se prolongeait déja depuis quelque temps, car la jeune fille semblait opposer une inébranlable fermeté aux observations du marin breton.

"Quel âge a mon oncle Cornbutte? disait Marie.

- Quelque chose comme soixante ans, répondait Penellan.

- Eh bien! ne va-t-il pas affronter des dangers pour retrouver son fils?

- Notre capitaine est un homme solide encore, répliquait le marin. Il a un corps de bois de ch?ne et des muscles durs comme une barre de rechange! Aussi, je ne suis point effrayé de lui voir reprendre la mer!

- Mon bon Penellan, reprit Marie, on est forte quand on aime! D'ailleurs, j'ai pleine confiance dans l'appui du Ciel. Vous me comprenez et vous me viendrez en aide!

- Non! disait Penellan. C'est impossible, Marie! Qui sait o? nous dériverons, et quels maux il nous faudra souffrir! Combien ai-je vu d'hommes vigoureux laisser leur vie dans ces mers!

- Penellan, reprit la jeune fille, il n'en sera ni plus ni moins, et si vous me refusez, je croirai que vous ne m'aimez plus!"

André Vasling avait compris la résolution de la jeune fille. Il réfléchit un instant, et son parti fut pris.

"Jean Cornbutte, dit-il, en s'avançant vers le vieux marin qui entrait, je suis des vôtres. Les causes qui m'emp?chaient d'embarquer ont disparu, et vous pouvez compter sur mon dévouement.

- Je n'avais jamais douté de vous, André Vasling, répondit Jean Cornbutte en lui prenant la main. Marie! mon enfant!" dit-il a voix haute.

Marie et Penellan parurent aussitôt.

"Nous appareillerons demain au point du jour avec la marée tombante, dit le vieux marin. Ma pauvre Marie, voici la derni?re soirée que nous passerons ensemble!

- Mon oncle, s'écria Marie en tombant dans les bras de Jean Cornbutte.

- Marie! Dieu aidant, je te ram?nerai ton fiancé!

- Oui, nous retrouverons Louis! ajouta André Vasling.

- Vous ?tes donc des nôtres? demanda vivement Penellan.

- Oui, Penellan, André Vasling sera mon second, répondit Jean Cornbutte.

- Oh! oh! fit le Breton d'un air singulier.

- Et ses conseils nous seront utiles, car il est habile et entreprenant.

- Mais vous-m?me, capitaine, répondit André Vasling, vous nous en remontrerez a tous, car il y a encore en vous autant de vigueur que de savoir.

- Eh bien, mes amis, a demain. Rendez-vous a bord et prenez les derni?res dispositions. Au revoir, André, au revoir, Penellan!"

Le second et le matelot sortirent ensemble. Jean Cornbutte et Marie demeur?rent en présence l'un de l'autre. Bien des larmes furent répandues pendant cette triste soirée. Jean Cornbutte, voyant Marie si désolée, résolut de brusquer la séparation en quittant le lendemain la maison sans la prévenir. Aussi, ce soir-la m?me, lui donna-t-il son dernier baiser, et a trois heures du matin il fut sur pied.

Ce départ avait attiré sur l'estacade tous les amis du vieux marin. Le curé, qui devait bénir l'union de Marie et de Louis, vint donner une derni?re bénédiction au navire. De rudes poignées de main furent silencieusement échangées, et Jean Cornbutte monta a bord.

L'équipage était au complet. André Vasling donna les derniers ordres. Les voiles furent larguées, et le brick s'éloigna rapidement par une bonne brise de nord-ouest, tandis que le curé, debout au milieu des spectateurs agenouillés, remettait ce navire entre les mains de Dieu.

O? va ce navire? Il suit la route périlleuse sur laquelle se sont perdus tant de naufragés! Il n'a pas de destination certaine! Il doit s'attendre a tous les périls, et savoir les braver sans hésitation! Dieu seul sait o? il lui sera donné d'aborder! Dieu le conduise!

III. Lueur d'espoir

A cette époque de l'année, la saison était favorable, et l'équipage put espérer arriver promptement sur le lieu du naufrage.

Le plan de Jean Cornbutte se trouvait naturellement tracé. Il comptait relâcher aux îles Feroë, o? le vent du nord pouvait avoir porté les naufragés; puis, s'il acquérait la certitude qu'ils n'avaient été recueillis dans aucun port de ces parages, il devait porter ses recherches au dela de la mer du Nord, fouiller toute la côte occidentale de la Norwége, jusqu'a Bodoë, le lieu le plus rapproché du naufrage, et au dela, s'il le fallait.

André Vasling pensait, contrairement a l'avis du capitaine, que les côtes de l'Islande devaient plutôt ?tre explorées; mais Penellan fit observer que, lors de la catastrophe, la bourrasque venait de l'ouest; ce qui, tout en donnant l'espoir que les malheureux n'avaient pas été entraînés vers le gouffre du Maëlstrom, permettait de supposer qu'ils s'étaient jetés a la côte de Norwége.

Il fut donc résolu que l'on suivrait ce littoral d'aussi pr?s que possible, afin de reconnaître quelques traces de leur passage.

Le lendemain du départ, Jean Cornbutte, la t?te penchée sur une carte, était abîmé dans ses réflexions, quand une petite main s'appuya sur son épaule, et une douce voix lui dit a l'oreille:

"Ayez bon courage, mon oncle!"

Il se retourna et demeura stupéfait. Marie l'entourait de ses bras.

"Marie! ma fille a bord! s'écria-t-il.

- La femme peut bien aller chercher son mari, quand le p?re s'embarque pour sauver son enfant!

- Malheureuse Marie! Comment supporteras-tu nos fatigues? Sais-tu bien que ta présence peut nuire a nos recherches?

- Non, mon oncle, car je suis forte!

- Qui sait o? nous serons entraînés, Marie! Vois cette carte! Nous approchons de ces parages si dangereux, m?me pour nous autres marins, endurcis a toutes les fatigues de la mer! Et toi, faible enfant!

- Mais, mon oncle, je suis d'une famille de marins! Je suis faite aux récits de combats et de temp?tes! Je suis pr?s de vous et de mon vieil ami Penellan!

- Penellan! C'est lui qui t'a cachée a bord!

- Oui, mon oncle, mais seulement quand il a vu que j'étais décidée a le faire sans son aide.

- Penellan!" cria Jean Cornbutte.

Penellan entra.

"Penellan, il n'y a pas a revenir sur ce qui est fait, mais souviens-toi que tu es responsable de l'existence de Marie!

- Soyez tranquille, capitaine, répondit Penellan. La petite a force et courage, et elle nous servira d'ange gardien. Et puis, capitaine, vous connaissez mon idée: tout est pour le mieux dans ce monde."

La jeune fille fut installée dans une cabine, que les matelots dispos?rent pour elle en peu d'instants et qu'ils rendirent aussi confortable que possible.

Huit jours plus tard, la Jeune-Hardie relâchait aux Feroë, mais les plus minutieuses explorations demeur?rent sans fruit. Aucun naufragé, aucun débris de navire n'avait été recueilli sur les côtes. La nouvelle m?me de l'événement y était enti?rement inconnue. Le brick reprit donc son voyage, apr?s dix jours de relâche, vers le 10 juin. L'état de la mer était bon, les vents fermes. Le navire fut rapidement poussé vers les côtes de Norwége, qu'il explora sans plus de résultat.

Jean Cornbutte résolut de se rendre a Bodoë. Peut-?tre apprendrait-il la le nom du navire naufragé au secours duquel s'étaient précipités Louis Cornbutte et ses deux matelots.

Le 30 juin, le brick jetait l'ancre dans ce port

La, les autorités remirent a Jean Cornbutte une bouteille trouvée a la côte, et qui renfermait un document ainsi conçu:

"Ce 26 avril, a bord du Froöern, apr?s avoir été accostés par la chaloupe de la Jeune-Hardie, nous sommes entraînés par les courants vers les glaces! Dieu ait pitié de nous!"

Le premier mouvement de Jean Cornbutte fut de remercier le Ciel. Il se croyait sur les traces de son fils! Ce Froöern était une goëlette norwégienne dont on n'avait plus de nouvelles, mais qui avait été évidemment entraînée dans le Nord.

Il n'y avait pas a perdre un jour. La Jeune-Hardie fut aussitôt mise en état d'affronter les périls des mers polaires. Fid?le Misonne le charpentier la visita scrupuleusement et s'assura que sa construction solide pourrait résister au choc des glaçons.

Par les soins de Penellan, qui avait déja fait la p?che de la baleine dans les mers arctiques, des couvertures de laine, des v?tements fourrés, de nombreux mocassins en peau de phoque et le bois nécessaire a la fabrication de traîneaux destinés a courir sur les plaines de glaces, furent embarqués a bord. On augmenta, sur une grande proportion, les approvisionnements d'esprit-de-vin et de charbon de terre, car il était possible que l'on f?t forcé d'hiverner sur quelque point de la côte groënlandaise. On se procura également, a grand prix et a grand'peine, une certaine quantité de citrons, destinés a prévenir ou guérir le scorbut, cette terrible maladie qui décime les équipages dans les régions glacées. Toutes les provisions de viandes salées, de biscuits, d'eau-de-vie, augmentées dans une prudente mesure, commenc?rent a emplir une partie de la cale du brick, car la cambuse n'y pouvait plus suffire. On se munit également d'une grande quantité de pemmican, préparation indienne qui concentre, beaucoup d'éléments nutritifs sous un petit volume.

D'apr?s les ordres de Jean Cornbutte, on embarqua a bord de la Jeune-Hardie des scies, destinées a couper les champs de glaces, ainsi que des piques et des coins propres a les séparer. Le capitaine se réserva de prendre, sur la côte groënlandaise, les chiens nécessaires au tirage des traîneaux.

Tout l'équipage fut employé a ces préparatifs et déploya une grande activité. Les matelots Aupic, Gervique et Gradlin suivaient avec empressement les conseils du timonier Penellan, qui, d?s ce moment, les engagea a ne point s'habituer aux v?tements de laine, quoique la température f?t déja basse sous ces latitudes, situées au-dessus du cercle polaire.

Penellan observait, sans en rien dire, les moindres actions d'André Vasling. Cet homme, Hollandais d'origine, venait on ne sait d'o?, et, bon marin du reste, il avait fait deux voyages a bord de la Jeune-Hardie. Penellan ne pouvait encore lui rien reprocher, si ce n'est d'?tre trop empressé aupr?s de Marie, mais il le surveillait de pr?s.

Grâce a l'activité de l'équipage, le brick fut armé vers le 16 juillet, quinze jours apr?s son arrivée a Bodoë. C'était alors l'époque favorable pour tenter des explorations dans les mers arctiques. Le dégel s'opérait depuis deux mois, et les recherches pouvaient ?tre poussées plus avant. La Jeune-Hardie appareilla donc et se dirigea sur le cap Brewster, situé sur la côte orientale du Groënland, par le soixante-dixi?me degré de latitude.

Zima pośród lodów

I. Czarna bandera.

Proboszcz starożytnego kościoła w Dunkierce, w dniu 12 maju 18... roku wstał rano o piątej godzinie i, wedle zwyczaju, przygotowywał się do cichej mszy, którą, miał odprawić, jak zwykle, w obecności kilku pobożnych rybaków.

Szedł właśnie do ołtarza, przyodziany w kapłańskie szaty, gdy drzwi prowadzące do zakrystyi otwarły się i stanął w nich jakiś człowiek, rozpromieniony radością i wzruszeniem. Był-to sześćdziesięcioletni marynarz, mimo podeszłego wieku krzepki jeszcze i czerstwy, o postaci szlachetnej i twarzy nacechowanej dobrocią.

- Księże proboszczu - zawołał - bądź łaskaw i wstrzymaj się!

- Cóż to cię sprowadza tak wcześnie, Janie Cornbutte? - zapytał zdziwiony proboszcz.

- Co mnie sprowadza?... Oto gorąca chętka, rzucenia się wam na szyję!

- Dobrze... ale to dopiero po mszy, której zapewne zechcesz wysłuchać.

- Po mszy! - odrzekł z serdecznym uśmiechem marynarz. - Ba!... - ksiądz proboszcz jest najpewniejszy, że naprawdę odprawi zaraz mszą i że ja na to pozwolę?

- A dlaczegóżbym nie miał jej odprawić? Wytłumacz-no się jaśniej! Trzeci dzwonek już przebrzmiał.

- Przebrzmiał, czy nie - odrzekł Cornbutte, - mniejsza o to. Zabrzmi on jutro równie dobrze, a tymczasem, księże proboszczu, przypominam wam obietnicę, że pobłogosławicie własną ręką małżeństwo mojego syna Ludwika i mej siostrzenicy Maryi.

- Jakto, czy Ludwik powrócił? - zawołał radośnie kapłan.

- Prawie jakby już wrócił - odrzekł Cornbutte, zacierając dłonie - bo równo ze wschodem słońca dano znać o zbliżaniu się naszego statku, który niegdyś poświęciliście sami, nadając mu śliczne imię Nieustraszoneqo.

- Jeżeli tak, to raduję się z warmi całem sercem, mój stary przyjacielu - zawołał proboszcz, zdejmując jednocześnie ornat i komżę. - Oho... przypominam ja sobie wybornie naszę umowę, dlatego też wikary mnie tu zastąpi, a ja służę wam i oczekuję chwili przybycia dzielnego Ludwika.

- Wybornie, ja tymczasem ręczę wam, zacny księże proboszczu, że nie da on wam długo czekać o próżnym żołądku! Zapowiedzie jużeście wygłosili sami i nie potrzebujecie nic więcej, jak tylko dać mojemu chłopcu rozgrzeszenie z win, które popełnił tam, między niebem a wodą, na morzu Pólnocnem. Doprawdy, cóż-to była za świetna myśl, żeby te dzieci połączyć w chwili powrotu Ludwika!... Prosto z pokładu pójdzie przed ołtarz!

- Tymczasem śpiesz się, mój stary, bo trzeba wszystko urządzić.

- Biegnę, księże proboszczu, i wracam jaknajprędzej.

Rzekłszy to, dzielny marynarz skierował się posuwistemi kroki ku swojemu domostwu, położonemu w załomku portowym, zkąd widać było rozległą płaszczyznę morską wspaniałą i groźną zarazem.

Jan Cornbutte był człowiekiem zamożnym; jego rzemiosło marynarskie pozwoliło mu zebrać wcale ładny majątek. Przez długi czas pełnił obowiazki kapitana na statku bogatego przedsiębiercy w Hawrze, poczem osiadł w rodzinnej Dunkierce i zbudował wspomniany już statek Nieustraszony, na własny rachunek. Okręt ten, po kilku podróżach na morzu Północnem, sprzedał bardzo korzystnie swój ładunek drzewa, żelaza i smoły, co, ma się rozumieć, polepszyło jeszcze stan majątkowy jego właściciela. Obecnie Jan Cornbutte zdał dowództwo wyprawy na syna, trzydziestoletniego marynarza, o którym inni kapitanowie mówili, że jest najdzielniejszvm żeglarzem w całej Dunkierce.

Ludwik odjechał na ostatnią wyprawę, unosząc z sobą, gorącą miłość dla Maryi, siostrzenicy swojego ojca, której chwile jego oddalenia wydawały się nazbyt długiemi. Marya miała obecnie lat dwadzieścia. Była to piękna Flamandka, w której żyłach płynęła i krew holenderska. Jej matka niegdyś, umierając, zleciła ją opiece poczciwego Jana Cornbutte, a zacny ten marynarz pokochał dziewczę jak własną córkę, w ułożonem zaś małżeństwie widział zawczasu źródło prawdziwego i niezmąconego nigdy szczęścia.

Znak przybycia statku zwiastował także ukończenie wyprawy handlowej, która Janowi Cornbutte zapewniała obfite zyski. Nieustraszony, który wyruszył przed trzema miesiącami, dosiągłszy linii Bodoë, na zachodnim brzegu Norwegii, wracał niespodzianie, ukończywszy swe sprawy przed czasem zgóry przewidzianym.

Wszedłszy do mieszkania, Jan ujrzał wszystkich na nogach i żywo krzątających się. Marya, z rozpłomienionem obliczem, przywdziewała weselne szaty.

- Czy tylko statek nie uprzedzi nas? - zapytała z obawą wchodzącego.

- To też trzeba się śpieszyć - odrzekł Jan. - Wiatr wieje od północy, a mój piękny Nieustraszony sunie jak strzała!

- Czy nasi przyjaciele wiedzą już o wszystkiem?

- Wiedzą.

- A notaryusz, a proboszcz?

- Bądź spokojna. Wszyscy są gotowi i czekają tylko na ciebie.

W tej chwili wszedł ojciec Clerbaut.

- A cóż - rzekł - nieprawdaż że to szczęśliwy traf! Twój statek wraca teraz właśnie, kiedy rząd ma ogłosić dostawę drzewa dla marynarki.

- Co mnie to dzisiaj obchodzi - odrzekł Cornbutte. - Tyczy się to rządu, a nie mnie!

- Ojcze Clerbaut - ozwała się Marya z uśmiechem - my w tej chwili mamy na myśli jednę, jedyną tylko sprawę: oto powrót Ludwika!

- To prawda, jednakże - odrzekł zdziwiony trochę sąsiad - taka dostawa, to interes złoty.

- Wszak będziesz na weselu? - przerwał mu Cornbutte, ściskając dłoń jego z taką silą, jakby ją chciał zmiażdżyć.

- Taka dostawa....

- Musisz być, i to ze wszystkimi naszymi przyjaciółmi, jakich mamy na lądzie i na morzu, mój Clerbaut. Prosiłem tu już wszystkich, a zaproszę jeszcze całą osadę statku.

- I czy pójdziemy na tamę? - spytała promieniejąca Marya.

- To się wie! Pójdziemy parami, wszyscy, na spotkanie!

Zaproszeni znajomi i przyjaciele przybyli, nie spóźniwszy się ani minuty. Do apelu stawili się wszyscy, chociaż było jeszcze bardzo rano, współczując ze szczęściem dzielnego marynarza, którego szczerze kochali. Tymczasem Marya, padłszy na kolana, modliła się gorąco, zamieniając wczorajsze prośby na dzisiejsze dziękczynienia. Gdy weszła do gościnnego pokoju, piękna i radosna, poczciwe sąsiadki pochwyciły ją w ramiona i tuliły w objęciach, a szorstkie dłonie mężczyzn ściskały silnie jej drobne ręce.

Jan Cornbutte dał znak pochodu.

Był-to zajmujący widok, gdy ta wesoła gromadka, o wspaniałym wschodzie słońca, kroczyła drogą ku morzu. Wieść o zbliżeniu się i powrocie statku obiegła już całą przystań, więc głowy okryte szlafmycami ukazywały się z okien i uchylonych drzwi, a zewsząd słychać było życzliwe pozdrowienia i uprzejme pochwały dla narzeczenej.

Orszak zbliżał się do tamy nadbrzeżnej pośród głośnych błogosławieństw i serdecznych życzeń. Pogoda była prześliczna, a słońce świeciło tak radośnie, jakby miało udział w uroczystości. Wietrzyk północny marszczył zlekka fale, a kilka czółen rybackich, kierując się ku przystani, znaczyło długą bruzdę na wązkiem ujściu morza przy tamie.

Dwa przedłużenia tamy nadbrzeżnej wybiegają pod Dunkierką daleko na morze. Orszak weselny, zająwszy całą szerokość takiego przedłużenia od strony północnej, kroczył po niem dopóty, póki nie dosięgnął maleńkiego domku strażnika, na samym końcu tamy.

Statek Jana Cornbutte coraz wyraźniej pozwalał się widzieć. Orzeźwiający powiew wiatru pędził wysmukły okręt, płynący szybko pod swojem bocianiem gniazdem, pod swojemi masztami i swojemi żaglami. Radość widoczna była zarówno na ziemi, jak i na pokładzie. Jan Cornbutte, z lunetą w ręku, odpowiadał wesoło na zapytania przyjaciół.

- Otóż mój dzielny statek! - wolał. - Wraca takim, jakim wyruszył z Dunkierki, bez najmniejszego uszkodzenia! Nie brakuje mu ani jednej linki!

- Czy widzisz pan swojego syna? - zapytał któś z obecnych.

- Jeszcze nie. Jest on tam teraz w swoim żywiole, w największym ruchu!

- A czemuż nie wywiesza swej bandery? - pyta Clerbaut.

- Alboż ja wiem? Z pewnością ma jakiś powód!

- Mój wuju, daj mi lunetę - odezwała się Marya, wyrywając Janowi z rąk to narzędzie. - Ja go chcę pierwsza zobaczyć!

- A to jakiem prawem? Przecież to mój syn!...

- Tak, mój wujciu, ale właśnie dlatego że twój syn, toś mu się przez lat trzydzieści miał dosyć czasu napatrzyć, a moim narzeczonym jest dopiero od lat dwóch.

Nieustraszony był teraz najzupełniej widoczny. Jego osada przygotowywała się do wylądowania. Żagle górne zostały ściągnięte. Można było rozpoznać majtków, uwijających się po linach. Ale ani Marya, ani Jan Cornbutte nie mogli dotąd powitać znakami przewodnika statku.

- Patrzcie, a toż pierwszy porucznik, Andrzej Vasling! - zawołał Clerbaut.

- A tamten... dalibóg, to Misonne, cieśla - rzekł ktoś z obecnych.

- I nasz przyjaciel Panellan! - zawołał inny, dając znaki wymienionemu tylko co marynarzowi.

Nieustraszony w tej chwili był oddalonym zaledwie o jakie paręset sążni od przystani i nagle nad jego dziobem wzniosła się i rozwinęła czarna bandera.

A więc na pokładzie miano żałobę.

Uczucie trwogi zjęło umysły wszystkich i serce narzeczonej.

Powrót statku był smutny.... Śród głębokiego milczenia przybił on do brzegu. Wnet też Marya, Jan Cornbutte i wszyscy ich przyjaciele skupili się przy burcie i w jednej chwili znaleźli się na pokładzie.

- Mój syn! - zawołał Jan, który w okropnem przeczuciu na te dwa tylko wyrazy mógł się zdobyć.

Majtkowie, odkrywszy głowy, wskazali mu w milczeniu czarną banderę.

Marya, widząc to, wydała okrzyk rozpaczy i padła omdlała w ramiona wuja.

Andrzej Vasling przyprowadził Nieustraszonego, ale Ludwika Cornbutte, narzeczonego Maryi, na statku tym nie było.

II. Postanowienie Jana Cornbutte.

Po usunięciu Maryi, wziętej w serdeczną opiekę przez jej życzliwych przyjaciół, porucznik Vasling zdał sprawę Janowi Cornbutte z okropnego wypadku, który pozbawił go widoku ukochanego syna, a który dziennik okrętowy opisywał w następujący sposób:

"Na wysokości Maëlstromu, d. 26 kwietnia, okręt nasz, zatrzymany u przylądka przez nieprzyjazny wiatr południowo-zachodni, spostrzegł znaki niebezpieczeństwa, dawane przez jakąś goelettę[1] na pełnem morzu. Statek ten, pozbawiony przedniego masztu, o jednym tylko żaglu, pędził ku wirowej otchłani. Kapitan Ludwik Cornbutte, widząc iż goeletta dąży do niechybnej zguby, kazał spuścić szalupę. Pomimo próśb i przedstawień swej załogi, puścił się na morze w towarzystwie majtka Cortrois i Piotra Nouquet, cieśli. Osada wytężonym wzrokiem śledziła ruchy szalupy, aż do chwili zniknięcia jej śród mgły. Noc nadeszła; morze burzyło się coraz silniej. Nieustraszony, którego wichry nieprzyjazne zapędziły tak daleko, był narażonym na to, iż go mogły pochłonąć burzliwe wichry Maëlstromu, gdyby miał udać się w ich stronę. Pomimo niebezpieczeństwa, statek nasz krążył przez dni kilka około miejsca wypadku, ale napróżno: ani goeletty, ani szalupy z Ludwikiem Cornbutte i dwoma marynarzami nie ujrzano już. Wówczas porucznik Vasling, wobec zgromadzonej załogi, objął dowództwo okrętu i kazał go skierować na drogę ku Dunkierce".

Jan Cornbutte, wysłuchawszy tego zwięzłego sprawozdania, płakał gorącemi łzami przez jakiś czas, ale mężne i szlachetne jego serce znalazło pewną pociechę w tej okoliczności, że syn zginął, niosąc pomoc bliźnim. Opuścił wreszcie biedny ojciec pokład okrętu. którego widok sprawiał mu prawdziwą boleść, i powrócił do osieroconogo domu.

Smutna wiadomość o wypadku rozeszła się wkrótce po całej Dunkierce. Liczni przyjaciele starego marynarza śpieszyli doń z oznakami serdecznego współczucia. Majtkowie Nieustraszonego poczęli opowiadać szczegółowiej całe to straszne wydarzenie, a porucznik Vasling odmalował w żywych bardzo barwach przed Maryą poświęcenie jej narzeczonego.

Jan Cornbutte, gdy się już wypłakał i uspokoił, nazajutrz po wylądowaniu swego statku, rzekł do wchodzącego Vaslinga:

- Mój poruczniku, czy tylko jesteś pewny że Ludwik nie żyje?

- Tak, niestety, kapitanie!

- A czyś uczynił wszystko, czego potrzeba było do odszukania go?

- Wszystko, kapitanie, i właśnie dlatego jestem najpewniejszy, że Ludwik Cornbutte i jego towarzysze zginęli w otchłani Maëlstromu.

- Czy życzyłbyś sobie zatrzymać i nadal miejsce porucznika na moim statku?

- To zależeć będzie od dowódzcy.

- Dowódzcą ja sam będę - odrzekł stary marynarz. - Pragnę jaknajprędzej przygotować do podróży mój statek, zebrać załogę i puścić się na morze wcelu odszukania Ludwika.

- Ależ, kapitanie, wasz syn nie żyje! - rzekł nalegająco Vasling.

- Bardzo być może, poruczniku, ale i to jest prawdopodobnem że żyje i że ocalić go możemy. Pragnę zwiedzieć wszystkie porty Norwegii, do których mógł być zapędzonym, a jeżeli w ten sposób posiędę pewność, że go już nigdy nie ujrzę, wtedy wrócę, aby tu samotnie dokonać smutnego żywota.

Vasling, pojąwszy ze słów starca, że jego postanowienie jest silne i niewzruszone, nie nalegał dłużej i odszedł.

Jan Cornbutte odkrył także i Maryi swój zamiar, co spowodowało, iż w jej pełnych łez oczach błysnął słaby promyk nadziei. Do chwili tej przez myśl jej nie przeszło, że śmierć narzeczonego nie jest bynajmniej dostatecznie sprawdzoną; teraz w serce jej jednak wstąpiła nadzieja, której uchwyciła się całą siłą.

Stary marynarz postanowił, że Nieustraszony wypłynie natychmiast w drogę. Statek ten, wybornie zbudowany, nie potrzebował na szczęście żadnej naprawy. Na wezwanie zacnego kapitana, wszyscy poprzedni majtkowie stawili się bez wyjątku. Cała osada była taż sama, tylko dowódzcę zmienić należało. Dawni towarzysze Ludwika Cornbutte, z których nie brakło ani jednego, byli następujący Turquiette, Misonne cieśla, Bretończyk Penellan, który miał zastąpić Nouqueta jako sternik, Gradlin, Aupie, Gervique - wszystko to marynarze dzielni i doświadczeni.

Jan Cornbutte wkrótce powtórnie zagadnął Vaslinga, czy nie zechce towarzyszyć mu w tej dalekiej podróży. Porucznik ten znał się doskonale na obrotach statku i dał tego dowód w ostatniej wyprawie. Obecnie, co było dziwnem i zagadkowem, Vasling widocznie usiłował Cornbutte'a do podróży zniechęcić i starał się przedstawić same tylko trudności.

- Jak zresztą chcesz - odrzekł mu na to wszystko kapitan - bądź jednak pewnym, że przyjmiemy cię, jako towarzysza, z otwartemi rękami.

Cornbutte miał w Penellanie człowieka zupełnie sobie poświęconego, który przez długie lata uczestniczył w każdej jego wyprawie. Marya, będąc jeszcze dzieckiem, przepędzała często długie, zimowe wieczory na rękach dzielnego Bretończyka, któremu za okazywaną serdeczność odpłaciła szczerem przywiązaniem. Penellan obecnie krzątał się najusilniej około przygotowań do drogi i, jego zdaniem, należało użyć wszelkich środków, celem odnalezienia zaginionych rozbitków, bo Vaslin nie uczynił w tym celu wszystkiego, co mógł był uczynić i co mu nakazywał obowiązek.

Po upływie ośmiu dni, Nieustraszony był gotowym do drogi. W miejsce towarów do zbycia, jak zwykle, zaopatrzono go w solone mięso, suchary, beczki z mąką, kartofle, wieprzowinę, wino, wódkę, kawę, herbatę i tytuń. Wyjazd naznaczono na 22 maja. W wigilią tego dnia, Vasling, który nie dał jeszcze Cornbuttowi stanowczej odpowiedzi, przyszedł do jego mieszkania. I w tej chwili nie był zdecydowany, czy jechać, lub pozostać.

Cornbutta nie było w domu, jakkolwiek drzwi były otwarte. Vasling wszedł do izby gościnnej, w której nie było nikogo, ale wnet się zatrzymał, gdy uszu jego z pokoju Maryi doleciał odgłos rozmowy. Słuchał więc uważnie i poznał głos Penellana. Rozmowa zapewne trwała już dość długo, a w tej chwili zdawało się, iż Marya stara się przekonać o czemś starego marynarza i nie zgadza się z jego zdaniem.

- Ile lat ma mój wuj? - spytała po chwili.

- Około sześćdziesięciu - brzmiała odpowiedź.

- A pomimo to czyliż zamierzona wyprawa nie będzie dla niego niebezpieczną?

- Ba!... to co innego. Nasz kapitan jest człowiekiem tęgim i silnym - odrzekł marynarz. - Ma on ciało jakby z dębowego drzewa, a muskuły silne, nakszałt drąga zapasowego. Zna się z morzem wybornie i może sobie z niego żartować!

- Mój poczciwy Penellanie, wierzaj mi, jest się zawsze silnym, kiedy się kocha. A zresztą trzeba też ufać Opatrzności. Rozumiecie mnie dobrze i z pewnością pomożecie mi w moim zamiarze.

- To niepodobna - odrzekł Penellan. - Kto wie co nas tam czeka, co będziemy musieli przecierpieć. Widziałem ja już najdzielniejszych i najwytrwalszych ludzi, co z takiej podróży nie wracali i... nie powrócą już nigdy.

- Mój drogi Penellanie - prosiła Marya błagalnym i rzewnym głosem - nie odmawiaj mi! Zdaje mi się, że mnie już nie kochasz!

Vasling domyślił się o co idzie i w tej chwili postanowił, że pojedzie.

- Kapitanie - rzekł, zwracając się do wchodzącego Jana Cornbutte - należę do twojej wyprawy i przyszedłem ci to oznajmić. Przyczyny, które mnie powstrzymywały, już są usunięte i możecie liczyć na moje poświęcenie.

- Nie wątpiłem o was ani na chwilę, poruczniku - odrzekł Jan i zawołał podniesionym głosem: - Maryo, moje dziecię, proszę cię tutaj!

Marya i Panellan weszli natychmiast.

- Puszczamy się jutro, ze wschodem słońca, na otwarte morze - oświadczył stary marynarz. - Moja biedna Maryo... oto ostatni wieczór, który przepędzimy razem!

- Mój drogi wuju!... - krzyknęła z głębi piersi Marya, rzucając mu się w objęcia.

- Niech cię tutaj Bóg ma w swej opiece; przy Jego najpotężniejszej pomocy odszukamy ci narzeczonego.

- Tak, musiemy odnaleść Ludwika! - zapewniał Vasling.

- Jakto, czy i pan należysz do wyprawy? - spytał zdziwiony Penellan.

- Tak, stary towarzyszu, Vasling będzie naszym porucznikiem - odrzekł Jan Cornbutte z wyrazem szczerego zadowolnienia.

- Oho!... - dorzucił Bretończyk głosem szczególnym.

- Jego rady bardzo nam się przydadzą, bo jest marynarzem przedsiębiorczym i doświadczonym.

- Ależ pan sam, kapitanie - wtrącił Vasling poprowadzisz nas, a wasza znajomość rzeczy i doświadczenie aż nadto tam wystarczą.

- A więc, moje dzieci, do jutra! Spotkamy się o świcie na pokładzie statku, a tym czasem idźcie poczynić ostateczne przygotowania.

Porucznik i majtek odeszli; Jan Cornbutte, i Marya pozostali we dwoje. Dużo tam łez wylano podczas tego smutnego wieczora. Stary marynarz, przewidując osamotnienie siostrzenicy, dla uniknienia jutrzejszych pożegnań, tak bolesnych, postanowił puścić się na morze bez widzenia się z nią. Dał więc jej ostatni swój uścisk jeszcze dzisiaj, a nazajutrz, o trzeciej godzinie zrana, był już na nogach.

W chwili odjazdu znaleźli się na brzegu morza wszyscy przyjaciele starego marynarza. Proboszcz, który miał pobłogosławić związek Maryi i Ludwika, pośpieszył z błogosławieństwem dla odjeżdżających. Serdeczne choć milczące uściśnienie rąk wkrótce zamieniono i Jan Cornbutte wszedł bezzwłocznie na pokład okrętu. Osada była już zebrana; Vasling wydał ostateczne polecenia. Rozpuszczono żagle, a statek, popchnięty silnym podmuchem północno-zachodniego wiatru, puścił się na morze; w tej chwili na brzegu, śród gromadki klęczących, proboszcz zanosił gorące modły o szczęśliwą drogę dla swoich przyjaciół.

Gdzie zdąża ten statek?... Zmierza on po drodze, śród której zginęło bez wieści nawet tylu rozbitków! Jakże losy jego są niepewne, a mimo to z jaką odwagą dąży, aby stawić czoło tylu strasznym niebezpieczeństwom! Bóg tylko jeden wie, gdzie się zatrzyma... Niechajże go Bóg prowadzi!

III. Płomyk nadziei.

W tej porze roku pogoda była przyjazna i Nieustraszony mógł w krótkim stosunkowo czasie dotrzeć do miejsca wypadku.

Plan Jana Cornbutte był bardzo prosty. Zamierzał on zatrzymać się u wysp Feroë, gdzie wiatr północny mógł zapędzić rozbitków. Następnie, gdyby zebrane tam wiadomości nie dały mu żadnych co do ich losu wskazówek, miał zamiar popłynąć dalej na morze Północne, zwiedzić wszystkie porty zachodnie Norwegii, aż do Bodoë, która to miejscowość leży na najbardziej północnym punkcie tego kraju, i jeszcze wyżej, jeżeli tego okaże się potrzeba.

Andrzej Vasling był tego zdania, w sprzeczności z zamiarami kapitana, że należy przedewszystkiem przeszukać okolice Islandyi, ale Penellan uczynił słuszną uwagę, że w chwili wypadku burza szła od strony zachodu, że zatem, jeżeli rozbitkowie nie zginęli w otchłaniach Maëlstromu, to musieli być zapędzeni w stronę Norwegii. Wnosił więc, że brzegi tego kraju najpierw przepatrzeć należy, bo tam tylko najprawdopodobniej można będzie odszukać ślady rozbitków. Nazajutrz po wyjeździe, Jan Cornbutte, siedząc na pokładzie z głową pochyloną nad ogromną kartą morza Północnego, zatopiony w dumaniu, uczuł dotknięcie drobnej ręki na ramieniu i usłyszał słodki głos:

- Odwagi, mój wujciu!

Odwrócił szybko głowę i, o dziwy, ujrzał przed sobą Maryą.

- Co to znaczy? Ty tutaj! - zawołał

- Kobieta wszędzie winna iść za swoim mężem, a wolno jej to uczynić równie słusznie, jak ojcu, który szuka swojego dziecięcia!

- Ależ Maryo, jakże ty zniesiesz te wszystkie trudy, których na żaden sposób uniknąć niepodobna. A zresztą czyliż nie zastanowiłaś się nad tem, że twoja obecność może nam być przeszkodą w poszukiwaniach?...

- Nie, drogi wujaszku, tak źle nie będzie, jestem na to zasilną!

- Któż wie, gdzie nas wiatry i burze zapędzą, moje dziecię. Spójrz na tę kartę! Zmierzamy ku tym okolicom, niebezpiecznym dla takich nawet żeglarzy, którzy w rzemiośle swojem wyrośli i zahartowali się na wszelkie utrapienia. A cóż ty... słaba dziewczyno!

- Ależ, mój wuju, jestem dzieckiem rodziny marynarzy. Czyliż nie wychowałam się wśród burz i walk z żywiołami?... A zresztą, jestem przy was, przy tobie, mój jedyny opiekunie, i mam tu Penellana, który strzedz mnie będzie.

- Aha!... Penellan!... Hej, Penellan, chodź-no tutaj!... - zawołał kapitan. - To on cię tu sprowadził, stary hultaj!

- Tak, mój wuju, ale to tylko dlatego, iż widział że przyszłabym tu i bez jego pomocy.

- Penellan!...

Bretończyk przybiegł.

- Słuchaj-no - rzekł doń surowo Cerubutte - czynię cię odpowiedzialnym za wszystko złe, które się przytrafić może Maryi.

- Bądź spokojny, kapitanie. Dziewczyna jest silna, odważna i będzie dla nas sama aniołem opiekuńczym. Wszak wiecie, co ja zawsze powtarzam: "niema tego złego, coby na dobre nie wyszło."

Od tej chwili pomieszczono Maryą w oddzielnej kajucie, którą, dla niej marynarze urządzili naprędce z możliwemi wygodami.

Po upływie ośmiu dni, Nieustraszony zatrzymał się u jednej z Wysp Feroë, ale najszegółowsze poszukiwania były tam bezowocne. Ani jednego rozbitka, ani szczątka rozbitego okrętu od dawna tam nie widziano. Nawet wiadomość o rozbiciu była tam zupełną nowością. Po dziesięciu zatem dniach przystanku, 10 czerwca, statek popłynął w dalszą drogę. Stan morza był pomyślny, wiatr przyjazny i silny. Nieustraszony mknął hyżo po falach w stronę Norwegii, której brzegi przetrząśnięto również bez skutku.

Jan Cornbutte skierował się wówczas ku Bodoë. Bardzo być może, że tam dowie się o imieniu rozbitej goeletty, na ratunek której pośpieszył syn jego z dwoma towarzyszami.

W d. 30 czerwca statek w porcie Bodoë zarzucił kotwicę. Władze tamtejsze pokazały Cornbutte'owi butelkę, znalezioną, na brzegu morskim, w której zawierała się karta z następującemi słowy:

"W d. 26 kwietnia, na pokładzie statku Froöern, któremu z pomocą pośpieszyła szalupa z francuzkiego okrętu Nieustraszony, zostaliśmy zapędzeni przez wichry i burze w okolice lodów. Oby Bóg zlitował się nad losem naszym!"

Po odczytaniu tych słów, Jan Cornbutte wzniósł do nieba dłonie śród gorącej, dziękczynnej modlitw. Był więc na śladzie swojego syna! Froöern więc była nazwa owej goeletty; burze zagnały ją w okolice północne, między wieczyste lody... To było już pewnem, ale po za tą wiadomością ani słówka więcej.

Nie należało tracić ani jednego dnia. Nieustraszony natychmiast począł się zaopatrywać w to wszystko, co mieć należało, aby stawić czoło niebezpieczeństwom morza Lodowatego. Cieśla Misonne obejrzał bardzo troskliwie ściany i wiązania okrętowe i oświadczył, że są one aż nadto silne, aby się oprzeć naciskowi lodów.

Za staraniem Penellana, który już nieraz polował na wieloryby w tych lodowych stronach, zniesiono na statek stosy płótna, odzieży futrzanej, obuwia i spodni ze skór foki, a wreszcie i drzewa, potrzebnego, między innemi, do zbudowania sań, bez których na płaszczyznach lodowych obejść się niepodobna. Zaopatrzono się też w ogromną ilość spirytusu i węgli kamiennych, ponieważ było do przewidzenia, iż zimowanie śród lodowisk okaże się koniecznem. Zakupiono także wielki ładunek cytryn, których sok jest wybornym środkiem przeciwko szkorbutowi, chorobie właściwej tamtym stronom. Potrojono też zapasy mięsiwa, sucharów i gorzałki i trzeba to było złożyć na najniższym pomoście, bo składy statku nie pomieściłyby tak wielkich zapasów. Nie zapomniano też o konserwach mięsnych, które w małej stosunkowo objętości zawierają, wielką ilość soków pożywnych.

Z rozkazu Jana Cornbutte, zniesiono także do okrętu sporo siekier, oskardów i drągów, które posłużyć miały do torowania drogi pośród lodów; mogły się one przydać i wówczas, gdy potrzeba będzie opędzać się górom lodowym, płynącym wśród morza. Kapitan oświadczył także, że z okolic Grenlandyi wypadnie im zabrać kilka psów tamtejszych, które wybornie chodzą w zaprzęgu przy saniach.

Cała osada okrętu szczerze się zajęła temi przygotowaniami i zakrzątnęła się żywo. Aupic, Gervique i Gradlin, idąc za radą Penellana, przyodziali się zaraz w ubrania wełniane. Jest to koniecznością w tych stronach, gdzie, z powodu blizkiego sąsiedztwa z biegunem północnym, temperatura jest bardzo nizka i zimno przejmujące.

Penellan, nie zwierzając się z tego przed nikim, pilnie uważał na każdy krok Vaslinga. Człowiek ten, Holender z pochodzenia, przybyły Bóg wie zkąd, dobry zresztą żeglarz, odbył dopiero dwie podróże na pokładzie Nieustraszoneqo. Penellan nie mógł mu wprawdzie nic zarzucić, ale mu nie ufał, szczególniej od chwili w której spostrzegł, że Vasling usiłuje sobie zjednać względy Maryi.

Dzięki energii i ruchliwości osady, statek był gotowy do drogi w d. 16 lipca, to jest w piętnaście dni po wylądowaniu w Bodoë. Była to już pora bardzo odpowiednia do wyprawy na morza podbiegunowe. Odwilż trwała od dwóch miesięcy i poszukiwania mogły trwać jeszcze przez czas jakiś. Dlatego też Nieustraszony puścił się natychmiast w drogę i skierował się ku przylądkowi Brewster, położonemu na wschodnim brzegu Grenlandyi, pod siedemdziesiątym stopniem szerokości.