II
Il y avait, ce matin-la, comme presque tous les jours, déjeuner intime chez les Duvillard, quelques amis qui s'invitaient plus qu'on ne les invitait. Et, dans la glaciale journée de dégel et de brume, le royal hôtel de la rue Godot-de-Mauroy, pr?s du boulevard de la Madeleine, était fleuri des fleurs les plus rares, la passion de la baronne, qui changeait les hautes pi?ces somptueuses, encombrées de merveilles, en serres ti?des et odorantes, o? le triste jour bl?me de Paris devenait une caresse d'une infinie douceur.
Les grands appartements de réception étaient au rez-de-chaussée, sur la vaste cour, précédés d'un petit jardin d'hiver qui servait de vestibule vitré, et dans lequel deux laquais en livrée gros vert et or se tenaient constamment. Une cél?bre galerie de tableaux, évaluée a des millions, occupait tout le côté nord. Et l'escalier d'honneur, d'une richesse également fameuse, montait a l'appartement occupé d'habitude par la famille, un grand salon rouge, un petit salon bleu et argent, un cabinet de travail aux murs recouverts de vieux cuirs, une salle a manger tendue de vert pâle, meublée a l'anglaise, sans compter les chambres a coucher, ni les cabinets de toilette. L'hôtel, bâti sous Louis XIV, avait gardé toute une grandeur de noblesse, comme conquis et asservi au go?t jouisseur de la bourgeoisie triomphante, régnant depuis un si?cle par la toute-puissance nouvelle de l'argent.
Midi n'était pas sonné, le baron Duvillard se trouva, contre son habitude, ?tre le premier, en avance, dans le petit salon bleu et argent. C'était un homme de soixante ans, grand et solide, au nez fort, aux joues épaisses, a la bouche large, charnue, avec des dents de loup restées belles. Mais il était devenu chauve de bonne heure, il teignait ses rares cheveux, il se rasait compl?tement, depuis que sa barbe avait blanchi. Ses yeux gris disaient son audace, son rire sonnait sa conqu?te. Et toute sa face exprimait la possession de cette conqu?te, la royauté du maître sans scrupule, qui usait et abusait du pouvoir volé et gardé par sa caste.
Il fit quelques pas, s'arr?ta devant une merveilleuse corbeille d'orchidées, pr?s de la fen?tre. Sur la cheminée, sur la table, des touffes de violettes embaumaient; et il vint s'asseoir, s'allonger au fond d'un des fauteuils de satin bleu, lamé d'argent, dans l'assoupissement de ce parfum, du grand silence chaud qui semblait tomber des tentures. Il avait tiré un journal de sa poche, il se mit a relire un article, tandis que l'hôtel entier, autour de lui, évoquait sa fortune immense, son pouvoir devenu souverain, toute l'histoire du si?cle qui avait fait de lui le maître. Son grand-p?re, Jérôme Duvillard, fils d'un petit avocat du Poitou, était venu a Paris, comme clerc de notaire, en 1788, a l'âge de dix-huit ans; et, tr?s âpre, intelligent, affamé, il avait gagné les trois premiers millions, d'abord dans l'agio sur les biens nationaux, plus tard comme fournisseur des armées impériales. Son p?re, Grégoire Duvillard, le fils de Jérôme, né en 1805, le véritable grand homme de la famille, celui qui avait régné le premier rue Godot-de-Mauroy, apr?s que le roi Louis-Philippe lui eut concédé le titre de baron, restait un des héros de la finance moderne par ses gains scandaleux sous la monarchie de Juillet et sous le second empire, dans tous les vols cél?bres des spéculations, les mines, les chemins de fer, Suez. Et lui, Henri, né en 1836, ne s'était mis sérieusement aux affaires qu'a trente-cinq ans, au lendemain de la guerre, a la mort du baron Grégoire, mais avec une telle rage d'appétit, qu'il avait encore doublé la fortune en un quart de si?cle. Il était le pourrisseur, le dévorateur, corrompant, engloutissant tout ce qu'il touchait; et il était le tentateur aussi, l'acheteur des consciences a vendre, ayant compris les temps nouveaux, en face de la démocratie a son tour affamée et impatiente. Inférieur a son p?re et a son grand-p?re, ayant la tare du jouisseur, moins de la conqu?te, et plus de la curée; mais un terrible homme tout de m?me, un triomphateur gras, opérant a coup s?r, ramenant des millions a chaque coup de râteau, traitant de plain-pied avec les gouvernements, pouvant mettre, sinon la France, du moins un minist?re dans sa poche. En un si?cle d'histoire, en trois générations, la royauté s'était incarnée en lui, déja menacée, ébranlée par la temp?te de demain. Et la figure, par moments, grandissait, débordait, devenait la bourgeoisie elle-m?me, qui, dans le partage de 89, a tout pris, qui s'est engraissé de tout, aux dépens du quatri?me Etat, et qui ne veut rien rendre.
L'article que le baron relisait, dans un journal a un sou, l'intéressait. La Voix du Peuple était une feuille de vacarme qui, sous le prétexte de défendre la justice et la morale outragées, lançait chaque matin un scandale nouveau, dans l'espoir de faire monter son tirage. Et, ce matin-la, en gros caract?res, s'y étalait ce titre: l'Affaire des Chemins de fer africains, un pot-de-vin de cinq millions, deux ministres vendus, trente députés et sénateurs compromis. Puis, dans un article, d'une violence odieuse, le rédacteur en chef, le fameux Sanier, annonçait qu'il possédait et qu'il publierait la liste des trente-deux parlementaires, dont le baron Duvillard avait acheté les voix, lors du vote des Chambres sur les Chemins de fer africains. Toute une histoire romanesque se m?lait a cela, les aventures d'un certain Hunter, que le baron avait employé comme rabatteur, et qui était en fuite. Tr?s calme, le baron reprenait les phrases, pesait chaque mot; et, bien qu'il f?t seul, il haussa les épaules, en parlant a voix haute, dans la tranquille certitude d'un homme qui est couvert, trop puissant pour ?tre inquiété.
-L'imbécile! il en sait encore moins qu'il n'en dit!
Mais, justement, un premier convive arrivait, un garçon de trente-quatre ans a peine, mis élégamment, joli homme brun, aux yeux rieurs, au nez fin, la barbe et les cheveux frisés, avec quelque chose d'étourdi, d'envolé dans l'allure, l'air d'un oiseau. Ce matin-la, par exception, il paraissait nerveux, inquiet, le sourire effaré.
-Ah! c'est vous, Dutheil, dit le baron en se levant. Vous avez lu?
Et il lui montra la Voix du Peuple, qu'il repliait, pour la remettre dans sa poche.
-Mais oui, j'ai lu. C'est insensé!... Comment Sanier a-t-il pu avoir la liste des noms? Il y a donc eu quelque traître?
Le baron le regardait paisiblement, amusé de son angoisse secr?te. Fils d'un notaire d'Angoul?me, presque pauvre et tr?s honn?te, envoyé par cette ville a Paris comme député, fort jeune encore, grâce au bon renom de son p?re, il y faisait la f?te, il avait repris sa vie de paresse et de plaisir d'autrefois, quand il y était étudiant; mais son aimable garçonni?re de la rue de Sur?ne, ses succ?s de joli homme dans le tourbillon de femmes o? il vivait, lui co?taient gros; et, gaiement, sans le moindre sens moral, il avait glissé déja a tous les compromis, a toutes les déchéances, en homme léger et supérieur, en charmant garçon inconscient qui ne donnait aucune importance a ces sortes de vétilles.
-Bah! dit enfin le baron, Sanier l'a-t-il seulement, la liste? J'en doute, car il n'y a pas eu de liste, Hunter n'a pas commis la b?tise d'en dresser une... Et puis, quoi? l'affaire est courante, il ne s'y est fait que ce qu'on a toujours fait dans les affaires semblables.
Anxieux pour la premi?re fois de sa vie, Dutheil l'écoutait, avec le besoin d'?tre rassuré.
-N'est-ce pas? s'écria-t-il. C'est ce que je me suis dit, il n'y a pas dans tout cela un chat a fouetter.
Il tâchait de retrouver son rire, et il ne savait plus au juste comment il avait pu toucher une dizaine de mille francs dans l'aventure, a titre de vague pr?t, ou sous le prétexte d'une publicité fictive, car Hunter s'était montré tr?s adroit pour ménager la pudeur des consciences, m?me des moins virginales.
-Pas un chat a fouetter, répéta Duvillard que la t?te de Dutheil amusait décidément; et, d'ailleurs, mon bon ami, c'est connu, les chats retombent toujours sur leurs pattes... Vous avez vu Silviane?
-Je sors de chez elle, je l'ai trouvée furieuse contre vous... Ce matin, elle a su que son affaire de la Comédie était dans l'eau.
Brusquement, un flot de col?re empourpra la face du baron. Lui si calme, si goguenard devant la menace du scandale des Chemins de fer africains, perdait pied, le sang en temp?te, d?s qu'il s'agissait de cette fille, la passion derni?re, impérieuse de ses soixante ans.
-Comment, dans l'eau! mais, avant-hier encore, aux Beaux-Arts, on m'avait donné une promesse presque formelle!
C'était un caprice t?tu de cette Silviane d'Aulnay, qui n'avait eu jusque-la, au théâtre, que des succ?s de beauté, et qui s'obstinait a entrer a la Comédie-Française, pour y débuter dans le rôle de Pauline, de Polyeucte, un rôle qu'elle étudiait avec acharnement depuis des mois. Cela semblait fou, tout Paris en riait, car la demoiselle avait une renommée de perversion abominable, tous les vices, tous les go?ts. Mais elle, superbement, s'affichait, exigeait le rôle, certaine de vaincre.
-C'est le ministre qui n'a pas voulu, expliqua Dutheil.
Le baron étranglait.
-Le ministre, le ministre! ah! ce que je vais le faire sauter, ce ministre-la!
Il dut se taire, la baronne Duvillard entrait dans le petit salon. A quarante-six ans, elle était fort belle encore. Tr?s blonde, grande, un peu engraissée seulement, des épaules et des bras restés admirables, toute une peau de soie sans une tare, elle n'avait que le visage qui s'abîmât, une flétrissure lég?re, des rougeurs envahissantes; et c'était la son tourment, sa préoccupation de toutes les heures. Son origine juive se trahissait dans la face un peu longue, au charme étrange, aux yeux bleus d'une douceur voluptueuse. Indolente comme une esclave d'Orient, détestant se mouvoir, marcher, m?me parler, elle semblait faite pour le harem, en continuels soins de sa personne. Ce jour-la, elle était tout en blanc, une toilette de soie blanche, d'une délicieuse et éclatante simplicité.
L'air ravi, Dutheil la complimenta, lui baisa la main.
-Ah! madame, vous me remettez un peu de printemps dans l'âme. Paris est si noir, si boueux, ce matin!
Mais un second convive arrivait, un grand et bel homme de trente-cinq a trente-six ans, et le baron, que sa passion agitait, en profita pour s'échapper. Il emmena Dutheil dans son cabinet, qui était voisin, en disant:
-Venez donc, mon cher. J'ai encore un mot a vous dire sur l'affaire en question... Monsieur de Quinsac va tenir un instant compagnie a ma femme.
Et, d?s qu'elle fut seule avec le nouveau venu, qui lui avait, lui aussi, baisé la main tr?s respectueusement, elle le regarda en silence, longuement, tandis que ses beaux jeux tendres s'emplissaient de larmes. Dans le grand silence un peu g?né qui s'était fait, elle finit par dire tr?s bas:
-Mon Gérard, que je suis heureuse de me trouver un moment seule avec vous! Voici plus d'un mois que vous ne m'avez donné ce bonheur.
La façon dont Henri Duvillard avait épousé la fille cadette de Justus Steinberger, le grand banquier juif, était toute une histoire restée légendaire. Comme les Rothschild, les Steinberger étaient au début plusieurs fr?res, quatre, Justus a Paris, les trois autres a Berlin, a Vienne, a Londres, ce qui donnait a leur secr?te association un pouvoir formidable, une souveraineté internationale et toute-puissante sur les marchés financiers de l'Europe. Justus était cependant le moins riche des quatre, et il avait, dans le baron Grégoire, un redoutable adversaire, contre lequel il devait lutter, devant toutes les grandes proies. Et c'était a la suite d'une rencontre terrible entre eux, apr?s l'âpre partage du butin, que l'idée profonde lui était venue de donner en mariage, comme épingles, Eve, sa fille cadette, au fils du baron, Henri. Jusque-la, celui-ci n'avait passé que pour un aimable garçon, homme de cheval, homme de club; et le calcul de Justus était sans doute, a la mort du redouté baron, condamné déja, de mettre la main sur la banque rivale, s'il ne restait en face de lui qu'un gendre facile a vaincre. Justement, Henri s'était pris pour la beauté blonde d'Eve, alors éclatante, d'une violente passion. Il l'avait voulue, et le p?re, qui connaissait son fils, avait consenti, tr?s amusé au fond de l'affaire exécrable que faisait Justus. Elle devint en effet désastreuse pour ce dernier, lorsque, chez Henri, succédant a son p?re, l'homme de proie apparut sous l'homme de plaisir, et qu'il se tailla sa grosse part, dans l'exploitation des appétits déchaînés de la démocratie bourgeoise, maîtresse enfin du pouvoir. Non seulement, Eve n'avait pas mangé Henri, devenu a son tour le banquier tout-puissant, le baron Duvillard, maître plus que jamais du marché; mais c'était le baron qui avait mangé Eve, qui l'avait dévorée en moins de quatre ans. Apr?s lui avoir fait coup sur coup une fille et un garçon, il s'était brusquement éloigné d'elle, pendant sa derni?re grossesse, comme s'il en avait eu le dégo?t, dans l'ardeur qu'il avait mise a la posséder, telle qu'un fruit dont on est rassasié et qu'on rejette. D'abord, elle était restée surprise et désolée de l'aventure, en apprenant qu'il retournait a sa vie de garçon et qu'il aimait ailleurs. Puis, sans récriminations d'aucune sorte, sans col?re, sans m?me trop chercher a le reconquérir, elle avait de son côté pris un amant. Elle ne pouvait vivre sans ?tre aimée, elle n'était née s?rement que pour ?tre belle, plaire, passer les jours dans des bras d'adoration et de caresse. L'amant qu'elle avait choisi, a vingt-cinq ans, elle le garda pendant plus de quinze ans, elle lui fut parfaitement fid?le, comme elle aurait été fid?le a son mari. Et, lorsqu'il mourut, ce fut pour elle une grande tristesse, un véritable veuvage. Et, six mois plus tard, ayant rencontré le comte Gérard de Quinsac, elle ne put résister de nouveau a son besoin de tendresse, elle se donna.
-Mon bon Gérard, reprit-elle, de son air de maternité amoureuse, en voyant le jeune homme embarrassé, avez-vous donc été souffrant, me cachez-vous quelque contrariété?
Elle avait dix ans de plus que lui; et, cette fois, c'était en désespérée qu'elle s'attachait a ce dernier amour, adorant ce beau garçon de tout son ?tre révolté de vieillir, pr?te a lutter pour le garder quand m?me.
-Non, je ne vous cache rien, je vous assure, répondit le comte. Ma m?re m'a beaucoup retenu, ces jours-ci.
Elle continuait a le regarder avec une passion inqui?te, le trouvant de si grande et de si noble mine, la face réguli?re, les moustaches et les cheveux bruns, toujours tr?s soignés. Il appartenait a une des plus vieilles familles de France, il habitait avec sa m?re, veuve, ruinée par un mari d'esprit aventureux, et qui gardait son rang, un rez-de-chaussée de la rue Saint-Dominique, o? elle vivait d'une quinzaine de mille francs au plus. Lui, n'avait jamais rien fait, s'était contenté de son année de service obligatoire, renonçant aux armes, ainsi qu'il renonçait a la carri?re diplomatique, la seule qui lui f?t dignement ouverte. Il passait ses jours dans cette oisiveté si occupée des jeunes hommes qui m?nent l'existence de Paris. Et sa m?re elle-m?me, d'une sévérité hautaine, semblait l'en excuser, comme si elle e?t jugé que, sous une république, un homme de son sang devait, par protestation, se tenir a l'écart. Mais sans doute elle avait des raisons d'indulgence plus intimes, plus angoissantes. A sept ans, elle avait failli le perdre d'une fi?vre cérébrale. A dix-huit, il s'était plaint du c?ur, et les médecins recommandaient de le ménager en toutes choses. Derri?re la noble façade de la race, cette grande taille, cette mine fi?re, elle savait donc quel était le mensonge. Il n'était que cendre, toujours menacé de la maladie et de l'écroulement. Au fond de sa virilité apparente, il n'y avait qu'un abandon de fille, un ?tre faible et bon, capable de toutes les déchéances. C'était, pendant une visite faite avec sa m?re, tr?s pieuse, a l'Asile des Invalides du travail, qu'il avait rencontré Eve pour la premi?re fois. Elle l'avait pris en se donnant, il continuait a fréquenter chez elle, parce qu'il la trouvait désirable encore et qu'il ne savait comment la quitter; et sa m?re fermait les yeux sur cette liaison coupable, dans un monde qu'elle méprisait, comme elle les avait fermés déja sur tant d'autres sottises, qu'elle lui pardonnait ainsi qu'a un enfant malade. Puis, Eve avait fait sa conqu?te par un acte qui venait de stupéfier le monde. Brusquement, on avait appris que monseigneur Martha l'avait convertie au catholicisme. Ce qu'elle n'avait pas accordé au mari légitime, elle venait de le faire, afin de s'assurer a jamais l'amour d'un amant. Et tout Paris était encore ému de la magnificence déployée, a la Madeleine, pour le bapt?me de cette Juive de quarante-cinq ans, dont la beauté et les larmes avaient bouleversé les c?urs.
Gérard restait flatté de cette grande tendresse touchante. Mais la lassitude venait, il avait tenté de rompre, en esquivant les rendez-vous; et il comprenait bien ce qu'elle lui demandait, de ses yeux suppliants.
-Je vous assure, répéta-t-il faiblissant déja, ma m?re ne m'a pas laissé un jour. Naturellement, j'aurais été si heureux...
Sans une parole, elle continuait de l'implorer, et des larmes parurent au bord de ses paupi?res. Depuis un grand mois, il ne l'avait plus reçue dans la petite chambre o? ils se rencontraient, rue Matignon, au fond d'une cour. Et, bon et faible comme elle, désespéré de cette minute de solitude o? on les avait laissés, il céda, incapable de se refuser davantage.
-Eh bien! cet apr?s-midi, si vous voulez. A quatre heures, comme d'habitude.
Il avait baissé la voix, mais un léger bruit lui fit tourner la t?te, avec le tressaillement d'un homme pris en faute. C'était Camille, la fille de la baronne, qui entrait. Elle n'avait rien entendu, mais au sourire des deux amants, au frémissement m?me de l'air, elle venait de tout comprendre: un rendez-vous encore, la-bas, dans la rue qu'elle soupçonnait, et pour le jour m?me. Il y eut une g?ne, un échange d'inquiets et mauvais regards.
Camille, a vingt-trois ans, était une petite personne tr?s brune, a demi contrefaite, l'épaule gauche plus haute que la droite. Elle n'avait rien de son p?re, ni de sa m?re: un de ces accidents imprévus, dans l'hérédité d'une famille, qui fait qu'on se demande d'o? ils peuvent venir. Sa seule fierté était ses beaux yeux noirs et sa chevelure noire admirable, qui, dans sa petite taille, disait-elle, aurait suffi a la v?tir. Mais le nez était long, la face déviée a gauche, avec des traits heurtés et un menton pointu. La bouche fine, spirituelle, méchante, disait la rancune amassée, la col?re perverse, qu'il y avait au fond de cette laide, enragée de l'?tre. S?rement, la créature qu'elle exécrait le plus au monde était sa m?re, cette amoureuse si peu m?re, qui ne l'avait jamais aimée, ne s'était jamais occupée d'elle, apr?s l'avoir d?s le berceau abandonnée aux soins de servantes. De sorte qu'une véritable haine avait grandi entre ces deux femmes, muette et froide chez l'une, active et passionnée chez l'autre. La fille ha?ssait la m?re parce qu'elle la trouvait belle et qu'elle l'accusait de ne pas l'avoir faite a son image, belle de cette beauté dont elle l'écrasait. Sa souffrance de chaque jour était de ne pas ?tre désirée, de sentir tous les désirs aller encore a sa m?re. Comme elle était d'une méchanceté amusante, on l'écoutait, on riait; seulement, les regards de tous les hommes, m?me des plus jeunes, surtout des plus jeunes, retournaient ensuite a cette m?re triomphante qui ne voulait pas vieillir. Et c'était alors qu'elle avait décidé, dans sa volonté féroce, de lui prendre son dernier amant, de se faire épouser par ce Gérard, dont la perte la tuerait sans doute. Grâce a ses cinq millions de dot, elle ne manquait pas d'épouseurs; mais, peu flattée, elle avait coutume de dire, avec son rire mauvais: "Pardi! pour cinq millions, ils iraient en choisir une a la Salp?tri?re." Puis, elle s'était mise elle-m?me a aimer Gérard, qui se montrait gentil a l'égard de cette demi-infirme, par bonté d'âme. Il souffrait de la voir délaissée, il s'abandonnait peu a peu a la tendresse reconnaissante qu'elle lui témoignait, heureux, lui, bel homme, d'?tre le dieu, d'avoir cette esclave; et, dans sa tentative de rupture avec la m?re, devenue lourde a ses bras, il entrait certainement la pensée de se laisser épouser par la fille, ce qui était en somme une fin tr?s douce, bien qu'il ne l'avouât pas encore, honteux, g?né par son nom illustre, par toutes les complications, toutes les larmes qu'il prévoyait.
Le silence continua. Camille, de son regard aigu, meurtrier comme un couteau, avait dit a sa m?re qu'elle savait; puis, elle s'était plainte a Gérard, d'un autre regard douloureux. Et celui-ci, pour rétablir l'équilibre entre les deux femmes, ne trouva qu'un compliment.
-Bonjour, Camille... Ah! cette robe havane! C'est étonnant comme les couleurs un peu sombres vous habillent!
Camille jeta un coup d'?il sur la robe blanche de sa m?re, puis regarda sa robe foncée, qui laissait voir a peine son cou et ses poignets.
-Oui, répondit-elle en riant, je ne suis passable que lorsque je ne m'habille pas en jeune fille.
Eve, mal a l'aise, soucieuse de sentir grandir une rivalité, a laquelle elle ne voulait pas croire encore, changea la conversation.
-Est-ce que ton fr?re n'est pas la?
-Mais si, nous sommes descendus ensemble.
Hyacinthe, qui entrait, serra la main de Gérard, d'un air de lassitude. Il avait vingt ans, il tenait de sa m?re ses pâles cheveux blonds, sa face allongée d'orientale langueur, et de son p?re, ses yeux gris, sa bouche épaisse d'appétits sans scrupules. Ecolier exécrable, il avait décidé de ne rien faire, dans un mépris égal de toutes les professions; et, gâté par son p?re, il s'intéressait a la poésie et a la musique, il vivait au milieu d'un monde extraordinaire d'artistes, de filles, de fous et de bandits, fanfaron lui-m?me de vices et de crimes, affectant l'horreur de la femme, professant les pires idées philosophiques et sociales, allant toujours aux plus extr?mes, tour a tour collectiviste, individualiste, anarchiste, pessimiste, symboliste, m?me sodomiste, sans cesser d'?tre catholique, par supr?me bon ton. Au fond, il était simplement vide et un peu sot. En quatre générations, le sang vigoureux et affamé des Duvillard, apr?s les trois belles b?tes de proie qu'il avait produites, tombait tout d'un coup, comme épuisé par l'assouvissement, a cet androgyne avorté, incapable m?me des grands attentats et des grandes débauches.
Camille, qui était trop intelligente pour ne pas sentir ce néant chez son fr?re, le plaisantait; et elle reprit, en le regardant, pincé dans la longue redingote a plis, une résurrection romantique qu'il exagérait:
-Maman te demande, Hyacinthe... Viens donc lui montrer ta jupe. C'est toi qui serais joli en fille.
Mais il s'esquiva, sans répondre. Il avait une peur sourde de sa s?ur, son aînée, bien qu'ils vécussent dans une intimité de confidences perverses, se disant tout, essayant en vain de s'étonner l'un l'autre. Et il donna un regard de dédain a la corbeille merveilleuse d'orchidées, de mode usée, devenue bourgeoise. Il avait traversé les lis, il en était a la renoncule, la fleur de sang.
Les deux derniers convives attendus arriv?rent presque ensemble. Ce fut d'abord le juge d'instruction Amadieu, un intime de la maison, un petit homme de quarante-cinq ans, qu'une récente affaire anarchiste venait de mettre en évidence. Il avait une face plate et réguli?re de magistrat, a gros favoris blonds, qu'il tâchait de rendre aiguë, en se servant d'un monocle, derri?re lequel son ?il pétillait. D'ailleurs, tr?s mondain, il était de la nouvelle école, psychologue distingué, auteur d'un livre en réponse aux abus de la physiologie criminaliste, d'une ambition tenace, amoureux de publicité, guettant toujours l'occasion des affaires retentissantes qui donnent la gloire. Enfin, parut le général de Bozonnet, l'oncle maternel de Gérard, un vieillard grand et sec, au nez en bec d'aigle, que ses rhumatismes avaient forcé récemment a prendre sa retraite. Fait colonel apr?s la guerre, en récompense de sa belle conduite a Saint-Privat, il avait gardé a Napoléon III la foi jurée, malgré ses attaches profondément monarchistes. On lui passait, dans son monde, cette sorte de bonapartisme militaire, pour l'amertume qu'il mettait a accuser la république d'avoir tué l'armée. Et, brave homme, adorant sa s?ur, madame de Quinsac, il semblait surtout obéir a un désir secret de celle-ci, en acceptant les invitations de la baronne, comme pour rendre plus naturelle et plus excusable la continuelle présence chez elle de Gérard.
Mais le baron et Dutheil revenaient du cabinet, en riant tr?s haut, d'un rire exagéré, sans doute afin de faire croire a la parfaite liberté de leur esprit. Et l'on passa dans la salle a manger, o? br?lait un grand feu, dont les flammes joyeuses luisaient telles qu'un rayon de printemps, au milieu des fins meubles anglais d'acajou clair, chargés d'argenterie et de cristaux. La pi?ce, d'un vert mousse tendre, avait un charme discret sous le jour pâle, et la table, au centre, avec la richesse de son couvert et la blancheur de son linge, orné d'un point de Venise, semblait avoir miraculeusement fleuri, toute une floraison de grosses roses thé, d'admirables fleurs pour la saison, et d'un parfum délicieux.
La baronne fit asseoir le général a sa droite, Amadieu a sa gauche. Le baron prit a sa droite Dutheil, a sa gauche Gérard. Puis, les enfants se plac?rent aux deux bouts, Camille entre Gérard et le général, Hyacinthe entre Dutheil et Amadieu. Et, tout de suite, d?s les ?ufs brouillés aux truffes, la conversation s'engagea, famili?re et gaie, cette conversation des déjeuners de Paris, o? défilent les événements grands et petits de la veille et de la matinée, les vérités ainsi que les mensonges de tous les mondes, le scandale financier, l'aventure politique, le roman paru, la pi?ce jouée, les histoires qui ne peuvent se dire qu'a l'oreille, et qu'on raconte tout haut. Et, sous la lég?reté de l'esprit qui se dépense, sous les rires qui sonnent souvent faux, chacun garde sa tourmente, sa débâcle intérieure, une détresse parfois qui va jusqu'a l'agonie.
Bravement, avec sa tranquille impudence habituelle, le baron parla le premier de l'article de la Voix du Peuple.
-Dites donc, vous avez lu l'article de Sanier, ce matin. C'est un de ses bons, il a de la verve, mais quel fou dangereux!
Cela mit tout le monde a l'aise, car cet article aurait s?rement pesé sur le déjeuner, si personne n'en avait soufflé mot.
-Encore le Panama qui recommence! cria Dutheil. Ah! non, nous en avons assez!
-L'affaire des Chemins de fer africains, reprit le baron, mais elle est claire comme de l'eau de roche! Tous ceux que Sanier menace peuvent dormir bien tranquilles... Non, voyez-vous, c'est un coup pour jeter Barroux a bas de son minist?re. Il y aura pour s?r tantôt une demande d'interpellation, vous allez voir le beau tapage.
-Cette presse de diffamation et de scandale, dit posément Amadieu, est un dissolvant qui ach?vera la France. Il faudrait des lois.
Le général eut un geste de col?re.
-Des lois, a quoi bon? puisqu'on n'a pas le courage de les appliquer!
Il y eut un silence. D'un pas discret, le maître d'hôtel présentait des rougets grillés. Le service silencieux, dans la douceur ti?de et embaumée de la pi?ce, ne laissait pas m?me entendre un bruit de vaisselle. Et, sans qu'on s?t comment, la conversation avait brusquement changé, une voix demanda:
-Alors, la reprise de la pi?ce est reculée?
-Oui, dit Gérard, j'ai su ce matin que Polyeucte ne passerait pas avant avril, au plus tôt.
Camille, muette jusque-la, occupée du jeune homme, s'efforçant de le reconquérir, regarda sa m?re et son p?re de ses yeux luisants. Il s'agissait de la reprise o? Silviane s'ent?tait a débuter. Mais le baron et la baronne gard?rent une sérénité parfaite, n'ayant plus depuis longtemps rien a ignorer l'un de l'autre. Eve était si heureuse du rendez-vous obtenu pour l'apr?s-midi! Elle songeait uniquement a ce bonheur, l'imagination déja la-bas, dans le nid d'amour, tandis qu'elle souriait d'une façon inconsciente a ses convives. Et le baron était bien trop occupé de la nouvelle démarche qu'il comptait faire en temp?te aux Beaux-Arts, pour emporter de haute lutte l'engagement. Il se contenta de dire:
-Comment voulez-vous qu'ils remontent les pi?ces, a la Comédie? Ils n'ont plus de femmes.
-Oh! reprit simplement la baronne, hier, dans cette pi?ce du Vaudeville, Delphine Vignot avait une robe exquise, et il n'y a qu'elle pour savoir se coiffer.
Alors, Dutheil raconta, en gazant un peu, a cause de Camille, l'aventure de Delphine et d'un sénateur bien connu. Puis, ce fut un autre scandale, la mort d'une amie de la maison, opérée trop brutalement par un chirurgien, affaire qui avait failli échouer entre les mains d'Amadieu; et le général en profita, sans transition d'ailleurs, pour placer son amertume, sa sortie accoutumée contre l'organisation imbécile de l'armée actuelle. Le vieux bordeaux luisait comme un sang vermeil dans le fin cristal des verres, un filet de chevreuil aux truffes venait de m?ler son fumet un peu âpre au parfum mourant des roses, lorsque des asperges apparurent, une primeur, si rare autrefois, et qui n'étonnait m?me plus.
-Maintenant, dit le baron avec un geste désenchanté, il y en a tout l'hiver.
-Alors, demandait au m?me moment Gérard, c'est cette apr?s-midi, la matinée de la princesse de Harth?
Camille vivement intervint.
-Oui, cet apr?s-midi. Irez-vous?
-Non, je ne pense pas, je ne pourrai pas, répondit le jeune homme g?né.
-Ah! cette petite princesse, s'écria Dutheil, elle est décidément toquée. Vous n'ignorez pas qu'elle se dit veuve. La vérité serait que son mari, un vrai prince, allié a une famille royale, et beau comme le jour, voyagerait par le monde en compagnie d'une cantatrice. Elle, avec sa t?te de gamin vicieux, a préféré venir régner a Paris, dans cet hôtel de l'avenue Kléber, qui est bien l'arche la plus extraordinaire, o? le cosmopolitisme pullule en pleine extravagance.
-Taisez-vous, mauvaise langue, interrompit doucement la baronne. Ici, nous aimons beaucoup Rosemonde, qui est une charmante femme.
-Mais certainement, reprit de nouveau Camille, elle nous a invités, et nous irons tantôt chez elle, n'est-ce pas, maman?
La baronne, pour ne pas répondre, affecta de n'avoir pas entendu, pendant que Dutheil, qui paraissait tr?s renseigné, continuait a s'égayer sur la princesse et sur la matinée qu'elle donnait, o? elle devait produire des danseuses espagnoles, d'une mimique si lascive, que tout Paris, averti, allait s'écraser chez elle. Et il ajouta:
-Vous savez qu'elle a lâché la peinture, elle s'occupe de chimie. C'est plein d'anarchistes, a présent, dans son salon... Il m'a semblé qu'elle vous poursuivait, mon cher Hyacinthe.
Jusque-la, Hyacinthe n'avait pas desserré les l?vres, comme détaché de tout.
-Oh! elle m'assomme, daigna-t-il répondre. Si je vais a sa matinée, c'est dans l'espoir d'y rencontrer mon ami, le jeune lord Elson, qui m'a écrit de Londres pour m'y donner rendez-vous. J'avoue que c'est le seul salon o? je trouve avec qui causer.
-Ainsi, demanda ironiquement Amadieu, vous voila passé a l'anarchie?
Imperturbable, de son air de haute élégance, Hyacinthe fit sa profession de foi.
-Mais, monsieur, il me semble qu'en ces temps de bassesse et d'ignominie universelles, un homme de quelque distinction ne saurait ?tre qu'anarchiste.
Un rire courut autour de la table. On le gâtait beaucoup, on le trouvait tr?s drôle. Son p?re surtout s'amusait a l'idée d'avoir, lui! un fils anarchiste; et le général, dans ses heures de rancune, parlait de chambarder une société assez b?te pour se laisser mener par quatre polissons. Seul, le juge d'instruction, qui était en train de se faire une spécialité des affaires anarchistes, lui tint t?te, défendit la civilisation menacée, donna des détails terrifiants sur ce qu'il appelait l'armée de la dévastation et du massacre. Mais les autres convives continuaient de sourire, en mangeant d'un pâté de foies de canard vraiment délicieux, que passait le maître d'hôtel. Il y avait tant de mis?re, il fallait tout comprendre, les choses finiraient par s'arranger. Le baron lui-m?me déclara d'un air conciliant:
-C'est certain, on pourrait faire quelque chose. Quoi? personne ne le sait au juste. Les revendications sages, oh! je les accepte d'avance. Par exemple, améliorer le sort de l'ouvrier, créer de bonnes ?uvres, tenez! comme notre Asile des Invalides du travail, dont nous avons raison d'?tre fiers. Mais il ne faut pas qu'on nous demande l'impossible.
Au dessert, il se fit un moment de brusque silence, comme si, dans le papotage des conversations, sous l'étourdissement du copieux déjeuner, la préoccupation, la détresse de chacun serrait de nouveau les c?urs, reparaissait sur les faces effarées. Et l'on vit renaître l'inconscience inqui?te de Dutheil, menacé de délation, la col?re anxieuse du baron, se demandant comment il allait pouvoir contenter Silviane. Cette fille était sa tare, a lui, si solide, si puissant, le mal secret qui finirait peut-?tre par le ronger et le détruire. Et l'on vit surtout passer l'affreux drame sur les visages de la baronne, de Camille et de Gérard, cette rivalité haineuse de la m?re et de la fille, se disputant l'homme qu'elles aimaient. Les lames de vermeil pelaient délicatement les fruits, il y avait des grappes de raisin dorées, d'une admirable fraîcheur, et des sucreries, des gâteaux défil?rent, une infinité de friandises, o? s'attardaient complaisamment les appétits repus.
Puis, comme on servait les rince-bouches, un valet vint se pencher a l'oreille de la baronne, qui répondit a demi-voix:
-Eh bien! faites-le entrer au salon. Je vais l'y retrouver.
Et, plus haut, aux convives:
-C'est monsieur l'abbé Froment qui est la et qui insiste pour ?tre reçu. Il ne nous g?nera pas, je crois que vous le connaissez tous. Oh! un véritable saint, pour lequel j'ai beaucoup de sympathie!
On s'oublia quelques minutes encore autour de la table, et l'on quitta enfin la salle a manger, tout odorante des mets, des vins, des fruits et des roses, toute chaude des grosses b?ches qui étaient tombées en braise, dans la gaieté un peu en déroute des cristaux et de l'argenterie, sous le jour pâle et fin éclairant la débandade du couvert.
Au milieu du petit salon, bleu et argent, Pierre était resté debout. Il regrettait maintenant d'avoir insisté, en voyant, sur une table, le plateau o? le café et les liqueurs étaient servis. Puis, son embarras augmenta, lorsque les convives entr?rent un peu bruyamment, les yeux brillants et les joues roses. Mais sa flamme de charité s'était rallumée en lui si ardente, qu'il vainquit cette g?ne. Et il ne lui resta que le sourd malaise d'apporter l'effroyable matinée de mis?re qu'il avait vécue, tant de noir et de froid, tant de saleté et de faim, dans cette richesse si claire, si ti?de, si parfumée, débordante d'inutile et de superflu, au milieu de ces gens qui semblaient tr?s gais d'avoir bien déjeuné.
Tout de suite, la baronne s'avança avec Gérard, car c'était par celui-ci, dont il connaissait la m?re, que le pr?tre avait été présenté aux Duvillard, a l'époque de la fameuse conversion. Et, comme il s'excusait de se présenter a cette heure:
-Mais vous ?tes toujours le bienvenu, monsieur l'abbé... Vous permettez que je m'occupe de mes hôtes, je suis a vous dans un instant.
Elle retourna pr?s du plateau, pour servir le café et les liqueurs, aidée de sa fille. Gérard demeura, et justement il entretint Pierre de l'Asile des Invalides du travail, o? tous deux s'étaient rencontrés récemment, a l'occasion d'une cérémonie, la pose de la premi?re pierre d'un nouveau pavillon, que l'on bâtissait grâce au don superbe de cent mille francs, fait a l'?uvre par le baron Duvillard. L'?uvre ne comptait encore que quatre pavillons, et le projet primitif en prévoyait douze, sur le vaste terrain donné par la Ville, dans la presqu'île de Gennevilliers; de sorte que la souscription restait ouverte et qu'il se menait un grand bruit de cet effort charitable, réponse retentissante et péremptoire aux mauvais esprits qui accusaient la bourgeoisie repue de ne rien faire pour les travailleurs. La vérité était qu'une magnifique chapelle, érigée au milieu du terrain, avait absorbé les deux tiers des fonds réunis. Des dames patronnesses, prises dans tous les mondes, madame la baronne Duvillard, madame la comtesse de Quinsac, madame la princesse Rosemonde de Harth, vingt autres, avaient la charge de faire vivre l'?uvre, a l'aide de qu?tes et de ventes de charité. Mais, surtout, le succ?s était venu de l'heureuse idée d'avoir débarrassé ces dames des gros soucis de l'organisation, en choisissant pour administrateur général le rédacteur en chef du Globe, le député Fons?gue, un brasseur d'affaires prodigieux. Et le Globe faisait une propagande continue, répondait aux attaques des révolutionnaires par l'inépuisable charité des classes dirigeantes; et, lors des derni?res élections, l'?uvre avait ainsi servi d'arme électorale triomphante.
Camille se promenait, une petite tasse fumante a la main.
-Monsieur l'abbé, prenez-vous du café?
-Non, merci, mademoiselle.
-Un petit verre de chartreuse alors?
-Non, merci.
Et, tout le monde étant servi, la baronne revint, pour demander aimablement:
-Voyons, monsieur l'abbé, que désirez-vous de moi?
Pierre commença presque a voix basse, la gorge serrée, envahi d'une émotion qui lui faisait battre le c?ur.
-Je viens, madame, m'adresser a votre grande bonté. J'ai vu, ce matin, dans une affreuse maison de la rue des Saules, derri?re Montmartre, un spectacle qui m'a bouleversé l'âme... Vous n'avez point idée d'une pareille maison de mis?re et de souffrance, les familles sans feu, sans pain, les hommes réduits au chômage, les m?res n'ayant plus de lait pour leurs nourrissons, les enfants a peine v?tus, toussant et grelottant... Et, parmi tant d'horreurs, j'ai vu la pire, la plus abominable, un vieil ouvrier terrassé par l'âge, mourant de faim, tombé sur un tas de loques, dans un réduit dont un chien ne voudrait pas.
Il tâchait d'y mettre le plus de discrétion possible, épouvanté des mots qu'il disait, des choses qu'il racontait, dans ce milieu de grand luxe et de jouissance, devant ces heureux comblés des joies de ce monde; car il sentait bien qu'il détonnait d'une façon discourtoise. Quelle étrange idée d'?tre venu a l'heure o? l'on finit de déjeuner, lorsque l'arôme du café br?lant caresse les digestions ravies! Pourtant, il continuait, il finissait m?me par élever la voix, cédant a la révolte qui le soulevait peu a peu, allant jusqu'au bout de son récit terrible, nommant Laveuve, précisant l'injuste abandon, demandant au nom de la pitié humaine aide et secours. Et tous les convives s'étaient approchés pour l'écouter, il voyait devant lui le baron, et le général, et Dutheil, et Amadieu, qui buvaient a petites gorgées leur café, silencieux, sans un geste.
-Enfin, madame, conclut-il, j'ai pensé qu'on ne pouvait pas laisser une heure de plus ce vieil homme dans cette effroyable position, et que, d?s ce soir, vous auriez la grande bonté de le faire admettre a l'Asile des Invalides du travail, o? sa place me semble marquée tout naturellement.
Des larmes avaient mouillé les beaux yeux d'Eve. Elle était consternée d'une si triste histoire, tombant dans la joie qu'elle se promettait pour l'apr?s-midi. Tr?s molle, sans initiative, trop occupée de sa personne, elle n'avait accepté la présidence du comité qu'a la condition de se décharger sur Fons?gue de tous les soucis administratifs.
-Ah! monsieur l'abbé, murmura-t-elle, vous me fendez le c?ur. Mais je ne puis rien, rien du tout, je vous assure... Ce Laveuve, d'ailleurs, je crois bien que nous avons déja examiné son affaire. Vous savez que, chez nous, les admissions sont entourées des garanties les plus sérieuses. On nomme un rapporteur qui doit nous renseigner... Et n'est-ce pas vous, monsieur Dutheil, qui vous étiez chargé de ce Laveuve?
Le député achevait un petit verre de chartreuse.
-Mais oui, c'est moi... Monsieur l'abbé, ce gaillard-la vous a joué une comédie. Il n'est pas malade du tout, et, si vous lui avez laissé de l'argent, il sera descendu le boire, derri?re votre dos. Car il est toujours ivre, et avec ça l'esprit le plus exécrable, criant du matin au soir contre les bourgeois, disant que, s'il avait encore des bras, ce serait lui qui ferait sauter la boutique... D'ailleurs, il ne veut pas y entrer, a l'Asile, une vraie prison o? l'on est gardé par des béguines qui vous forcent a entendre la messe, un sale couvent dont on ferme les portes a neuf heures du soir! Et il y en a tant comme cela, qui préf?rent leur liberté, avec le froid, la faim et la mort!... Que les Laveuve cr?vent donc dans la rue, puisqu'ils refusent d'?tre avec nous, d'avoir chaud et de manger, dans nos Asiles!
Le général et Amadieu approuv?rent d'un hochement de t?te. Mais Duvillard se montrait plus généreux.
-Non, non, un homme est un homme, il faut le secourir malgré lui.
Eve, tout a fait désespérée a l'idée qu'on allait lui prendre son apr?s-midi, se débattit, trouva des raisons.
-Je vous assure que j'ai les mains absolument liées. Monsieur l'abbé ne doute ni de mon c?ur ni de mon z?le. Mais comment veut-on que je réunisse avant quelques jours le comité de ces dames, sans lequel je tiens formellement a ne prendre aucune décision, surtout dans une affaire déja examinée et jugée?
Et, brusquement, elle eut une solution.
-Ce que je vous conseille de faire, monsieur l'abbé, c'est d'aller voir tout de suite monsieur Fons?gue, notre administrateur. Dans un cas pressant, il peut seul agir, car il sait que ces dames ont en lui une confiance sans bornes et qu'elles approuvent tout ce qu'il fait.
-Vous trouverez Fons?gue a la Chambre, ajouta Dutheil en souriant; seulement, la séance va ?tre chaude, je doute que vous puissiez l'entretenir a l'aise.
Pierre, dont le c?ur s'était serré davantage, n'insista pas, tout de suite résolu a voir Fons?gue, a obtenir quand m?me avant le soir l'admission du misérable, dont l'atroce image le hantait. Et il resta la quelques minutes encore, retenu par Gérard, qui, obligeamment, lui indiquait le moyen de convaincre le député, en alléguant le mauvais effet d'une pareille histoire, si elle s'ébruitait dans les journaux révolutionnaires. D'ailleurs, les convives commençaient a partir. Le général, avant de se retirer, vint demander a son neveu s'il le verrait l'apr?s-midi, chez sa m?re, madame de Quinsac, dont c'était le jour: question a laquelle le jeune homme se contenta de répondre d'un geste évasif, lorsqu'il s'aperçut qu'Eve et Camille le regardaient. Puis, ce fut le tour d'Amadieu, qui se sauva, en disant qu'une grave affaire le réclamait au Palais. Et bientôt Dutheil le suivit, pour se rendre a la Chambre.
-De quatre a cinq chez Silviane, n'est-ce pas? lui dit le baron en le reconduisant. Venez m'y raconter ce qui se sera passé a la Chambre, a la suite de cet article odieux de Sanier. Il faut pourtant que je sache... Moi, j'irai aux Beaux-Arts, pour arranger l'affaire de la Comédie; et puis, j'ai des courses, des entrepreneurs a voir, une grosse affaire de publicité a régler.
-Entendu, de quatre a cinq, chez Silviane, comme d'habitude, dit le député, qui partit, repris d'un vague malaise, inquiet de la façon dont tournerait cette vilaine histoire des Chemins de fer africains.
Et tous déja avaient oublié Laveuve, le misérable qui agonisait, et tous couraient a leurs soucis, a leurs passions, ressaisis par l'engrenage, retombés sous la meule, dans cette ruée de Paris dont la fi?vre les charriait, les heurtait en une ardente bousculade, a qui arriverait le premier, en passant sur le corps des autres.
-Alors, maman, demanda Camille, qui continuait a dévisager sa m?re et Gérard, tu vas nous mener a la matinée de la princesse?
-Tout a l'heure, oui... Seulement, je ne pourrai y rester avec vous, j'ai reçu ce matin une dép?che de Salmon, pour mon corsage, et il faut absolument que j'aille l'essayer, a quatre heures.
La jeune fille fut certaine du mensonge, au léger tremblement de la voix.
-Tiens! je croyais que l'essayage n'était que pour demain... Alors, nous irons te reprendre chez Salmon, avec la voiture, en sortant de la matinée?
-Ah! pour cela, non, ma ch?re! On ne sait jamais quand on est libre; et, d'ailleurs, si j'ai un moment, je passerai chez la modiste.
Une sourde rage fit monter une flamme meurtri?re aux yeux noirs de Camille. Le rendez-vous était évident. Mais elle ne pouvait, elle n'osait pousser les choses plus loin, dans son besoin passionné d'inventer un obstacle. Elle avait vainement tenté d'implorer Gérard, qui détournait la t?te, debout pour partir. Et Pierre, au courant de bien des choses, depuis qu'il fréquentait la maison, eut conscience, a les sentir si frémissants, de l'inavouable drame silencieux.
Allongé dans un fauteuil, achevant de croquer une perle d'éther, la seule liqueur qu'il se permît, Hyacinthe éleva la voix.
-Moi, vous savez que je vais a l'Exposition du Lis. Tout Paris s'y écrase. Il y a surtout la un tableau, le viol d'une âme, qu'il faut absolument avoir vu.
-Eh bien! mais, je ne refuse pas de vous y conduire, reprit la baronne. Avant d'aller chez la princesse, nous pouvons passer par cette Exposition.
-C'est cela, c'est cela! dit vivement Camille, qui plaisantait durement d'ordinaire les peintres symbolistes, mais qui devait projeter d'attarder sa m?re, avec l'espoir encore de lui faire manquer le rendez-vous.
Puis, s'efforçant de sourire:
-Vous ne vous risquez pas au Lis avec nous, monsieur Gérard?
-Ma foi, non! répondit le comte, j'ai besoin de marcher. Je vais accompagner monsieur l'abbé Froment jusqu'a la Chambre.
Et il prit congé de la m?re et de la fille, en leur baisant la main a toutes deux. Pour attendre quatre heures, il venait de songer qu'il monterait un instant chez Silviane, o? il avait ses petites entrées, lui aussi, depuis qu'il y était resté un soir a coucher. Dans la cour vide et solennelle, il dit au pr?tre:
-Ah! ça fait du bien, de respirer un peu d'air froid. Ils chauffent trop, chez eux, et toutes ces fleurs portent a la t?te.
Pierre s'en allait étourdi, la fi?vre aux mains, les sens lourds de tout ce luxe, qu'il laissait la, comme le r?ve d'un br?lant paradis embaumé, o? ne vivaient que des élus. Son besoin nouveau de charité s'y était d'ailleurs exaspéré, il ne réfléchissait qu'au moyen d'obtenir de Fons?gue l'admission de Laveuve, sans écouter le comte qui lui parlait tr?s tendrement de sa m?re. Et, la porte de l'hôtel était retombée, ils avaient fait quelques pas dans la rue, lorsque la conscience d'une brusque vision lui revint. N'avait-il pas vu, au bord du trottoir d'en face, regardant cette porte monumentale, close sur de si fabuleuses richesses, un ouvrier arr?té, attendant, cherchant des yeux, dans lequel il avait cru reconnaître Salvat, avec son sac a outils, cet affamé parti le matin en qu?te de travail? Vivement, il se retourna, inquiet d'une telle mis?re devant tant de possession et de jouissance. Mais l'ouvrier, dérangé dans sa contemplation, craignant peut-?tre aussi n'avoir été reconnu, s'éloignait d'un pas traînard. Et, a ne plus l'apercevoir que de dos, Pierre hésita, finit par se dire qu'il s'était trompé.
II.
U państwa Duvillard miało być dnia tego kilka osób na drugiem śniadaniu; nie były to osoby specyalnie zaproszone, lecz części, prawie że codzienni goście, przybywający z własnej ochoty. Wspaniały pałac państwa Duvillard był położony w pobliżu Wielkich bulwarów i kościoła św. Magdaleny, przy ulicy Gaudot-de-Mauroy. Wysokie komnaty olśniewały przepychem umeblowania a dzięki zamiłowaniu baronowej do kwiatów, pełno ich było wszędzie, zamieniając pałac w zimowy, wonny ogród, dozwalający zapomnieć o dżdżystej porze roku, o mgle zimnej i szarości dzisiejszego powietrza. Ukwiecone, wonne, ciepłe salony, jakby pieszczotą witały gości przybywających z ulicy.
Paradne apartamenty, przeznaczone na wielkie przyjęcia, znajdowały się na parterze od strony podwórza. Poprzedzał je wielki zimowy ogród, stanowiący sień, w której przy wejściu stało zawsze dwóch lokajów w ciemno zielonej liberyi, bramowanej złotem. Słynna galerya obrazów, ceniona przeszło na dwa miliony franków, zajmowała całą północną stronę pałacu. Monumentalne, równie słynne schody wiodły na pierwsze piętro, gdzie się znajdowały prywatne apartamenty rodziny Duvillard, poprzedzone wielkim ponsowym salonem i drugim o wiele mniejszym, niebiesko-srebrnym. Gabinet barona był wyłożony staroświecką, wytłaczaną skórą, a pokój stołowy w stylu nowo angielskim, był blado-zielony. Po za temi pokojami do ogólnego użytku, ciągnęły się pokoje sypialne i ubieralnie. Sam pałac, zbudowany za panowania Ludwika XIV, nosił wyraźne znamię ówczesnej, wielkopańskiej epoki a wywłaszczony z dawnych dziedziców, został zdobyty przez nowo-panującą warstwę społeczną, przez tryumfującą od lat stu burżuazyę, która siłą posiadanego złota, wszechmożne zajmując stanowisko, z lubością używa jej wyłącznie dostępnego zbytku.
Jeszcze nie wybita godzina dwunasta, gdy wbrew codziennemu porządkowi, baron Duvillard pierwszy się pojawił w saloniku niebiesko-srebrnym. Był to człowiek lat sześdziesięciu, wysoki, barczysty, o wielkim nosie i mięsistych policzkach, usta miał szerokie, o grubych wargach, po za któremi zachował zdrowe, wilcze zęby. Wcześnie ołysiał a resztki włosów farbował, brodę zaś i wąsy zgolił, gdy dostrzegł początki siwizny. Szare oczy barona patrzały śmiało, a w głosie i w śmiechu brzmiała pewność i buta zwycięzcy. Całą postacią wyrażał pychę zuchwałą butę dorobkiewicza, który bez skrupułów używał i nadużywał władzy zagrabionej i dzierżonej przez kastę, do której należał.
Zdziwiony, iż niezastał nikogo, podszedł ku oknu i zatrzymał się przed żardinierką, pełną cudnie kwitnących storczyków. Na kominku, na stolikach, pęki fiołków tchnęły balsamiczną wonią. Baron odszedł wkrótce od okna i, usiadłszy w fotelu z niebieskiego atłasu bramowanego srebrem, rozparł się wygodnie, używając odurzającego zapachu kwiatów i głębokiej ciszy, która wraz z ciepłem zdawała się promieniować z bogato udekorowanych ścian saloniku. Po chwili wyjął z kieszeni dziennik i zaczął raz jeszcze odczytywać artykuł, mający wyjątkowe dla niego znaczenie, jakkolwiek zdawał sobie wybornie sprawę, iż człowiek w jego położeniu, to jest posiadający tak olbrzymi majątek, tak nieograniczoną władzę, wpływy i znaczenie, może niczego się nie obawiać.
Wielkość rodziny Duvillard rozpoczęła się przed stu laty. Dziadek dzisiejszego barona, Wojciech, przybył do Paryża z Poitiers w roku 1788, mając lat osiemnaście. Ojciec Wojciecha, był średniej zamożności adwokatem w Poitiers, syna sam odwiózł i umieścił w Paryżu, w charakterze kancelisty, u znajomego sobie notaryusza. Wojciech był niezwykle sprytny, chciwy i energiczny, wkrótce więc rzucił posadę i zajął się spekulowaniem dobrami narodowemi. Już wzbogacony, był następnie dostawcą armij cesarskich, a umierając pozostawił trzy miliony franków synowi, urodzonemu w roku 1805. Jerzy Duvillard, syn Wojciecha a ojciec barona, podniósł wysoko znaczenie swej dynastyi i pierwszy począł panować w pałacu przy ulicy Godot-de-Mauroy, dorobiwszy się kolosalnej fortuny za panowania Ludwika-Filipa, który nadał mu dziedziczny tytuł barona. Skandaliczne spekulacje Jerzego Duvillard, zwiększały rodzinny majątek; przez długie lata, był on bohaterem świata finansowego podczas monarchii lipcowej i drugiego Cesarstwa, grabiąc zuchwale, należąc do wszystkich słynnych złodziejstw przy budowach kolei, w kopalniach i Suezie.
Syn Jerzego i jedyny jego spadkobierca, Henryk, urodził się w r. 1836, lecz interesami zaczął się zajmować dopiero po śmierci ojca, zmarłego zaraz po wojnie 1870 r. Dzięki zuchwałej swej obrotności, w przeciągu ćwierć wieku zdwoił odziedziczoną fortunę.
Obdarzony umiejętnością odczuwania ducha swej epoki, postanowił to zużytkować na swą korzyść i stał się zaraz na wstępie swej działalności fermentem rozkładającym i psującym wszystko i wszystkich. Był kusicielem i kupcem sprzedajnych sumień, umiał wyzyskać każdą sytuację i każdego, z kim chociażby chwilowo się zetknął. Z szybkością obliczył, jak obfite łupy przynieść mu mogą nowe, świeżo napływające fale społeczne a zdaleka dojrzał on ich pierwsze pojawienie się i był już gotów spotkać się z niemi, gdy niecierpliwie poczęły nastawać i napierać. Zgłodniała demokracya, hałaśliwie manifestująca swe istnienie i żądzę łupów, znalazła w nim ochoczego pośrednika rozboju.
Henryk Duvillard nie posiadał zdobywczej odwagi ojca i dziada. Był od nich chciwszy, lecz ostrożniejszy, nie narażał się osobiście, przekładając tuczyć się padliną swych ofiar i rozkoszować się bezpieczeństwem takiego żeru. Z dumą tryumfował z trafności swych obliczeń i ze spokojem zgarniał miliony, coraz to pewniejszy siebie a pogardliwszy względem drugich. Wolę swą narzucał nawet przy traktowaniu spraw z zagranicznemi mocarstwami a jeżeli nie rozporządzał Francyą w zupełnej całości, to w każdym razie miał szerokie wpływy na bieg polityki bieżącej i niejeden minister pozostawał w zależności od tego potężnego posiadacza przekupnego złota. Starczyło lat stu i trzech pokoleń, by człowiek ten stał się symboliczną postacią władzy i bogactwa dzierżonego przez francuzką burżuazyę, która, w roku 1789 wszystko zagarnąwszy w swe ręce, żyła odtąd kosztem narodu, wyzyskiem stanu Czwartego, nie chcąc przypuszczać, by kiedykolwiek mogło być inaczej. A jednak burza nadciągała. Poczynała już grozić i jutro stawało się niepewne...
Odczytywany przez barona artykuł, zblizka go obchodził. Dziennik "Głos ludu" był codziennem, susowem pismem, które pod pozorem bronienia sprawiedliwości i publicznego dobra, drukowało skandaliczne artykuły dla przynęcenia czytelników i zwiększenia zysków redakcyjnej kasy. Dzisiejszy numer pomieścił wielkiemi literami tytuł nowego skandalu: "Sprawa afrykańskiej kolei żelaznej, łapówka dwudziesto-pięciomilionowa, dwóch ministrów przekupionych, trzydziestu deputowanych i senatorów skompromitowanych". Poniżej tego nagłówka, wydrukowany był zjadliwy artykuł, w którym naczelny redaktor, słynny Sagnier zawiadamiał, że posiada listę skompromitowanych osób i niebawem ogłosi nazwiska trzydziestu dwóch członków parlamentu, przekupionych przez barona Duvillard w sprawie afrykańskiej kolei żelaznej, zatwierdzonej przez Izby. Prócz tego, Sagnier podawał opis towarzyszących temu okoliczności, wskazywał na romantyczną postać niejakiego Huntera, używanego przez barona za pośrednika a który obecnie znikł z Paryża, lękając się odpowiedzialności. Baron czytał uważnie, zastanawiając się nad każdem zdaniem i słowem, lecz skończywszy, ruszył ramionami i spokojnie, jak człowiek pewien własnego bezpieczeństwa, rzekł głośno, chociaż nikogo nie było w pokoju:
- Głupiec! Mniej on wie, aniżeli udaje!
Prawie w tejże chwili wszedł do saloniku jeden ze spodziewanych gości. Był nim Duthil, ładny brunet o śmiejących się oczach, cienkim nosie, kędzierzawej brodzie i włosach. Miał lat trzydzieści cztery a w ruchach, sposobie mówienia, zwykle okazywał wiele żywości, choć lekkomyślna wesołość dziś wyjątkowo ustąpiła miejsca nerwowej niepewności. Uśmiechał się, lecz oczy miał wystraszone. Na widok gościa, baron powstał z fotela, rzucając pytanie:
- Czy czytałeś?...
To mówiąc, wskazał na dziennik trzymany w ręku i zaczął go składać, by napowrót włożyć do kieszeni.
- Tak... czytałem. Błazeństwo!... Zkądże Sagnier mógłby mieć listę osób, o których wspomina?... Czyżby znalazł się jaki zdrajca?...
Baron nie zaraz odpowiedział i spokojnie patrzał na wystraszoną twarz młodzieńca, zabawiony wewnętrzną jego obawą. Duthil był synem mera Angoul?me i dzięki dobrej opinii ojca, został wybrany na deputowanego. Przybywszy w tym charakterze do Paryża, zaczął hulać i próżnować, przypominając sobie dawne lata w ten sposób spędzone, z czasów gdy był studentem. Nie miał innych dochodów nad pensyę poselską a utrzymanie mieszkania przy ulicy Suresne, życie światowe, kobiety, kosztowało go znacznie więcej, jakkolwiek więc był uczciwym człowiekiem, przybywszy do Paryża, lekkomyślnością powodowany, zabrnął w długi i stopniowo stawał się coraz skłonniejszy do kompromisów z własnem sumieniem. Dobry humor nie opuszczał go nigdy, z wesołością wyzbył się zmysłu moralnego i, zadowolony z tej wyższości poglądów na życiowe drobiazgi, bawił się zadowolony z położenia i z pozyskanej opinii wytwornego światowca.
- Wątpię, by Sagnier posiadał ową listę - rzekł wreszcie baron. - Wątpię, by ta lista istniała... Hunter nie popełniłby głupstwa tego rodzaju... po cóż miał się bawić w spisywanie osób zainteresowanych?... Cała sprawa nie posiada doniosłości, jaką chce jej nadać Sagnier. Tego rodzaju interesa zawsze się prowadzą tą samą drogą... inaczej nic się nie dzieje.
Duthil, po raz pierwszy w życiu zaniepokojony, z wytężoną uwagą słuchał słów barona i wywnioskowawszy, że wszystko przejdzie pomyślnie, zawołał uradowany:
- Tak, tak! Inaczej nic się nie dzieje i wszystkie sprawy w ten sposób się załatwiają! Zaraz to sobie powiedziałem, przeczytawszy artykuł w "Głosie ludu".
Śmiał się, lecz nie mógł odnaleźć zwykłej swobody, po głowie bowiem krążyły mu mętne wspomnienia dziesięciu tysięcy franków, otrzymanych z rąk Huntera. Nie mógł sobie przypomnieć, kiedy i jak się to stało. Hunter bowiem był niesłychanie zręczny i mówił coś o pożyczce, to znów o możliwych kosztach reklamy a w chwili wręczenia pieniędzy, tak go uspokoił, iż owe dziesięć tysięcy franków Duthil uznał za dział słusznie mu należny.
- Tak, mój kochany - twierdził baron coraz silniej zabawiony wystraszoną twarzą gościa - nie warto o tem mówić... Ale powiedz, czy widziałeś Sylwię?
- Dopiero co u niej byłem. Jest na pana zagniewana. Dziś rano dowiedziała się, że sprawa jej w Komedyi francuskiej wpadła w wodę.
Twarz barona nagle poczerwieniała gwałtownym gniewem. Ze spokojem przyjął wiadomość o groźbie wyjawienia skandalicznego przekupstwa w sprawie afrykańskiej kolei żelaznej, lecz gdy chodziło o Sylwię, tracił głowę, ogarniało go wzburzenie, ta kobieta bowiem, była ostatnią jego żądzą, wszechwładną panią jego sześdziesięcioletniego serca.
- Ależ nie! - zawołał. - Wcale nie wpadła w wodę! Jeszcze onegdaj byłem w ministeryum sztuk pięknych i prawie że mi przyrzeczono zaangażowanie Sylwii.
Piękna Sylwia d'Aulnay była zupełnie lichą aktorką, lecz uparła się wejść w skład artystek teatru Komedyi francuzkiej i w tym celu od kilku miesięcy studyowała rolę Pauliny w dramacie Kornela. Cały Paryż wiedział o tej szalonej zachciance pięknej dziewczyny i bawiono się na samą myśl zobaczenia jej w tej roli, znając ją jako istotę zepsutą aż do występku i przewrotną aż do zdrożności. Lecz Sylwia, na nic nie zważając i pewna zwycięztwa, głośno mówiła o blizkim debiucie.
- Podobno minister stanowczo się sprzeciwia - rzekł Duthil.
Baron dusił się z gniewu.
- Minister, minister! Pokażę mu, kto silniejszy! Ani się spostrzeże, jak go wysadzę!...
Zamilkł, bo do saloniku weszła baronowa. Pomimo lat czterdziestu sześciu, była jeszcze niezwykle piękną. Jasna blondynka, wysoka, nieco otyła, cerę miała prześliczną, jedwabną, rysy delikatne i zaledwie więdnące, ramiona i ręce wspaniałe, bez najlżejszego zarzutu. Zbyt silne rumieńce, zagarniające coraz wyraźniej całość twarzy, stanowiły umartwienie baronowej. Owal twarzy świadczył o żydowskiem jej pochodzeniu i mówiły o tem niebieskie jej oczy, pełne słodyczy i zmysłowego rozmarzenia. Powolna jak wschodnia niewolnica, była przeciwniczką wszelkiego wysiłku, nie lubiła chodzić a nawet mówić, zdawała się być wychowanką haremu, istotą wyłącznie oddaną pielęgnowaniu swej piękności. Miała dziś na sobie białą jedwabną suknię, zachwycającej prostoty i wdzięku.
Duthil rozpromienił się na widok baronowej i, powitawszy ją pocałowaniem w rękę, rzekł z przejęciem:
- Słoneczniej jest z pani przybyciem... Paryż dziś taki mroczny, słotny...
Lecz do saloniku wszedł drugi ze spodziewanych gości, w osobie pana de Quinsac, pięknego trzydziestokilkoletniego mężczyzny. Baron, pragnąc być na osobności z Duthilem, by dowiedzieć się o Sylwii, rzekł:
- Chodźmy do mojego gabinetu, potrzebuję z tobą pomówić o interesującej nas sprawie... a przez ten czas, pan de Quinsac zechce dotrzymać towarzystwa mojej żonie...
Pozostawszy sam na sam z nowoprzybyłym, który już ją powitał pełnym szacunku pocałowaniem ręki, baronowa zatrzymała na nim wzrok pełen wymownego uczucia i długo wpatrując się w twarz młodego człowieka, szepnęła, przerywając kłopotliwie przeciągającą się ciszę:
- Gerardzie mój! Co za szczęście być z tobą chociażby na chwilę, bez niczyjej obecności! Od miesiąca nie było ku temu sposobności... Od miesiąca wyczekiwałam napróżno tego szczęścia...
Historya małżeństwa barona Henryka Duvillard z młodszą córką Justusa Steinbergera, bogatego bankiera żydowskiego, powszechnie była znaną. Wzbogacony ród Steinbergerów, początkiem swej historyi przypominał dzieje Rotszyldów, bo rozpoczęli oni swą działalność równie jak tamci, we czterech. Najstarszy z braci, Justus, osiadł w Paryżu a trzej inni w Berlinie, w Wiedniu i w Londynie. Zawarli oni pomiędzy sobą tajemną wspólność interesów, co im pozwoliło wywierać wszechpotężny, międzynarodowy wpływ na bieg finansowego rynku w Europie. Justus wszakże był mniej możny od braci, miał bowiem w Paryżu niebezpiecznego współzawodnika w osobie Jerzego Duviliard, z którym zawzięte musiał staczać walki przy każdem pojawieniu się większej zdobyczy. Zmęczony obrotnością i chciwością przeciwnika, powziął myśl wydania swej córki, Ewy, za Henryka, syna Jerzego Duvillard. Dotychczas Henryk nie zajmował się interesami i uchodził za człowieka oddanego przyjemnościom życia w salonach i klubach, Justus więc liczył, że po śmierci barona skazanego już przez lekarzy, z łatwością zawładnie zięciem i oba domy bankierskie złączy w jedną całość. Doprowadzenie małżeństwa do skutku nie przedstawiało trudności, bo Henryk zapłonął właśnie gorącą miłością dla Ewy, słusznie uważanej za jedną z ładniejszych kobiet w Paryżu a gdy objawił swemu ojcu chęć ożenienia się z Ewą, baron, znając dokładnie syna, zgodził się natychmiast, uradowany niefortunnem przeliczeniem się Justusa. I rzeczywiście tak się stało. Justus spostrzegł to dopiero w chwili, gdy po śmierci ojca, Henryk stanął na czele odziedziczonej firmy i z dnia na dzień przemienił się z pozornie lekkomyślnego światowca w chciwego bankiera, który z niesłychaną przebiegłością rzucił się na wyzyskiwanie łapczywego apetytu burżuazyjnej demokracyi, świeżo doszłej do władzy a głodnej, spragnionej i pożądającej złota. Małżeństwo Ewy nie przyniosło więc Justusowi spodziewanego rezultatu. Henryk Duvillard stał się dla niego groźniejszym jeszcze przeciwnikiem od ojca a Ewa bezpożyteczną zakładniczką chybionych kombinacyj. Po czterech latach małżeństwa była matką córki i syna, lecz od czasu ostatniej ciąży, mąż odwrócił się od niej zupełnie, okazując jej nieledwie że wstręt, pochodzący z przesytu dawnej miłosnej żądzy, zaspokojonej i już wygasłej. Raptowne zerwanie stosunku z mężem, początkowo zadziwiło i przygnębiło Ewę, zwłaszcza gdy się dowiedziała, że odnowił dawny, kawalerski sposób życia i gonił za innemi kobietami. Wkrótce jednak pogodziła się z położeniem i bez wymówek, bez wyraźnego starania się o przywrócenie miłości męża, zadowoliła się wybraniem kochanka; nie mogła bowiem żyć bez miłości i pieszczot. Rozmiłowana w własnej urodzie, lubiła się podobać i zdawała się być stworzoną na kochankę, pędzącą życie w objęciach mężczyzny wielbiącego jej wdzięki. W chwili zerwania stosunków z mężem i obrania kochanka, Ewa miała lat dwadzieścia pięć i przez lat piętnaście pozostała kochankowi najzupełniej wierną, jak byłaby wierną mężowi; gdy umarł, ogarnął ją wielki smutek wdowieństwa. Lecz gdy po sześciu miesiącach spotkała na swej drodze młodego hrabiego Gerarda de Quinsac, poczuła nową żądzę kochania i w namiętnym porywie zmysłów, oddała mu się w całości.
Strwożona milczeniem kochanka, baronowa rzekła z macierzyńską tkliwością:
- Drogi mój Gerardzie, co tobie?... Czy nie jesteś chory?... Czy może ukrywasz przedemną jakie zmartwienie?...
Ewa była o dziesięć lat starszą od pięknego Gerarda de Quinsac a ztąd w bezustannej była obawie, że może utracić jego miłość. Czuła zbliżającą się starość, buntowała się przeciwko myśli zerwania z miłością, a ubóstwianiem kochanka, pragnęła go do siebie przywiązać i zachować, gotowa znieść wszystko, byle dopiąć tego celu.
- Nie, nic nie ukrywam... Rzadko przychodziłem, bo musiałem siedzieć w domu... Matka chciała mnie mieć przy sobie...
Baronowa dalej wpatrywała się w niego, z zaniepokojoną miłością, podziwiając regularność rysów ukochanej twarzy, pieszcząc wzrokiem czarne, wytwornie utrzymane wąsy i włosy, całość zgrabnej jego postaci i wielkopańską dystynkcyę.
Gerard de Quinsac należał do jednego z najdawniejszych szlacheckich rodów i zamieszkiwał przy matce, wdowie, która, zrujnowana majątkowo przez męża, starała się utrzymać dom na przynależnej stopie, chociaż miała zaledwie piętnaście tysięcy franków rocznego dochodu. Gerard pędził życie bezczynne, z trudem odbył jednoroczną powinność wojskową, wyrzekając się na przyszłość służby z bronią w ręku a nawet karyery dyplomatycznej, jakkolwiek była to dla niego jedyna droga, nieprzynosząca ujmy rodzinnym pojęciom. Pędził dni w pracowitem próżniactwie młodych ludzi swego świata, mieszkających w Paryżu. Surowych obyczajów matka uwzględniała ten rodzaj życia syna, sądziła bowiem, że człowiek tej krwi, powinien chociażby bezczynnością i zupełnem usunięciem się, protestować przeciwko republikańskiemu rządowi Francyi. Lecz miała ona inne jeszcze powody skłaniające ją do pobłażania postępowaniu syna. Dzieckiem, był wątły, a mając lat siedem, ciężko chorował na zapalenie mózgu. Później, będąc wyrostkiem, skarżył się na ból serca a zawezwani lekarze oświadczyli, że powinien strzedz się i unikać wszelkiego zmęczenia. Tak więc, matka wiedziała, iż ten wysoki, dumnej postawy młodzieniec, jest tylko pozornie zdrowym potomkiem starożytnego rodu. Najlżejsza przyczyna mogła spowodować śmiertelną chorobę i w popiół zamienić ten kwiat świeżo rozkwitły z ułudną, kłamliwą bujnością. Męzka postawa Gerarda kryła w sobie kobiecą delikatność zdrowia i równąż słabość energii. Był dobry, pozbawiony woli, dostępny dla wszelakiego zła i upadku. Poznał Ewę, towarzysząc pobożnej swej matce do nowo założonego Przytułku dla inwalidów pracy. Ewa przywłaszczyła go sobie, oddając mu się i nie śmiał z nią zerwać, bo nie umiał znaleźć dostatecznej ku temu przyczyny, matka zaś starała się nie wiedzieć o tym zdrożnym stosunku z kobietą wstrętnego dla niej świata, a wreszcie przywykła wszystko synowi przebaczać i na wszystko pozwalać, jak choremu dziecku. Lecz Ewa zdobyła sobie i jej łaski, decydując się na czyn, który wszystkich wprawił w zdumienie. Nagle się dowiedziano, że nawróciła się na wiarę katolicką, za pośrednictwem monsignora Martha. Czego nie uczyniła dla męża, zrobiła dla kochanka, pragnąc na zawsze zapewnić sobie jego miłość. Paryż pozostawał dotąd pod wrażeniem wspaniałej uroczystości chrztu w kościele św. Magdaleny, gdzie piękna, pomimo lat czterdziestu pięciu i do łez wzruszona żydówka, serca wszystkich zjednała dla siebie.
Gerard głęboko był ujęty tą oznaką przywiązania Ewy, lecz stosunek z nią zaczynał mu co raz dokuczliwiej ciężyć, więc pragnąc go zerwać, unikał schadzek, jakie mu naznaczała. W obecnej chwili dobrze wiedział o co go błagały oczy stojącej przed nim Ewy. Rzekł więc, słabnąc pod naciskiem jej wzroku.
- Ręczę ci, że nie mogłem... Matka nie chciała mnie puścić od siebie... Gdyby nie to, był bym szczęśliwy stawić się...
Milcząc, dalej go błagała i łzy nabiegły jej do oczu. Przeszło od miesiąca nie spotkał się z nią w pokoiku, który posiadali dla miłosnych schadzek w domu przy ulicy Matignon. Nie umiejąc bronić się dłużej, wzruszony niemą jej prośbą, zrozpaczony osamotnieniem, w jakiem ich zostawiono w saloniku a czego nie mógł przewidzieć przybywając w południowej godzinie, uległ, mówiąc:
- Dobrze... spotkamy się dzisiaj... o godzinie czwartej.. jak zwykle...
Rzekł to szeptem, lecz posłyszawszy lekki szmer, odwrócił głowę, drgnąwszy jak człowiek schwytany na gorącym uczynku. Do saloniku weszła Kamilla, córka baronowej. Nie słyszała słów, lecz z wyrazu twarzy obojga kochanków, z otaczającego nastroju, odrazu się domyśliła: iż naznaczyli sobie schadzkę tam, przy tej ulicy, którą starała się odgadnąć; zobaczą się tam bez świadków i nie dalej jak dzisiaj, za kilka godzin. Wszyscy troje byli zakłopotani, wymieniwszy z sobą szybkie chmurne spojrzenia.
Kamilla miała lat dwadzieścia trzy. Ciemna brunetka, nizka, prawie garbata, miała lewe ramię o wiele wyższe od prawego, niepodobna ani do ojca, ani do matki, przedstawiała jedno z tych dziwnych zwyrodnień, niedozwalających odgadnąć przyczyny. Dumną wszakże była z piękności swych czarnych oczu i wspaniale bujnych włosów, które, tak mówiła, starczą, by okryć ją płaszczem opadającym do ziemi. Lecz nos miała za długi, owal twarzy przekrzywiony, rysy nieregularne i brodę nieprzyjemnie spiczastą a wązkie, dowcipne jej usta były przedewszystkiem zjadliwie złośliwe, zdradzając nieprzebrany zasób nagromadzonej goryczy. Brzydką będąc, wiedziała o tem i szalała z gniewu, że taką pozostanie na zawsze. Istotą najsrożej przez nią nienawidzoną była rodzona jej matka, ta piękna, powabna kobieta, która nie przekazała jej swej urody, nigdy jej nie kochała, będąc zajęta wyłącznie sobą i sprawami swego serca, a dzieci zleciwszy płatnej pieczy służby. Pomiędzy matką i córką wrzała coraz większa nienawiść milcząca i zimna u jednej, namiętna i jawna u drugiej. Córka nienawidziła matki za piękność, której jej zazdrościła, czując się brzydszą jeszcze w jej sąsiedztwie. Cierpiała, że wszystkie hołdy i uwielbienia kierują się nie ku niej, lecz ku tej dwa razy starszej kobiecie, rozniecającej miłosne żądze mężczyzn. Przysłuchiwano się, gdy mówiła, bo była dowcipną lecz spojrzenia przysłuchujących się błyskotliwym słowom córki, szły wszystkie ku matce, tryumfującej wieczną młodością. Zapragnęła zemsty i powzięła zamiar odebrania jej Gerarda. Tak, wyjdzie za mąż za Gerarda a pozbawiając tę kobietę ostatniego kochanka, odbierze jej więcej, niż życie. Dzięki pięciu milionom posagu, Kamilla miała licznych starających się o jej rękę. Lecz oceniała to, jak należało, powtarzając z pogardliwym śmiechem:
- Dla pięciu milionów, każdy z nich gotówby wybrać sobie żonę, chociażby w Salp?tri?re!
Lecz Kamilla, oswoiwszy się z myślą wyjścia za mąż, za Gerarda, zakochała się w nim, ujęta uprzejmością, jaką jej okazywał. On zaś, będąc pięknym, litował się nad tą prawie ułomną, brzydką dziewczyną, a dobrocią serca powodowany okazywał jej względy, chcąc ją pocieszyć w opuszczeniu doznawanem w świecie, gdzie bywała. Spostrzegłszy zaś miłość, jaką w niej rozbudził, czuł się pochlebiony wyróżnieniem i zdawało mu się że jest bożyszczem czczonem z niewolniczą pokorą i z wyłącznem nabożeństwem. Przewidywał nawet możność małżeństwa z Kamillą, wszak będzie to najpewniejszy sposób wyswobodzenia się rąk jej matki, przytem obliczał materyalne korzyści, bynajmniej nie do odrzucenia, lecz w zamian czuł się nieco skrępowany świetnością nazwiska jakie nosił, przypuszczalnem niezadowoleniem matki, która nie takiej pragnęła synowej, oraz łzami Ewy, chcącej go zachować dla siebie:
Milczenie zapadłe z chwilą wejścia Kamilli, przedłużało się, raniąc wszystko troje. Córka spojrzała przeszywająco na matkę, upewniając ją wzrokiem, że się domyśliła popołudniowej schadzki z kochankiem, spojrzała następnie na Gerarda, skarżąc się boleśnie. On zaś chcąc wyrównać nieporozumienie, rzekł na powitanie:
- Dzień dobry pannie Kamilli... Ach, jaką ładną ma pani suknię... śliczny kolor... lubię kolor hawanna... pani jest najlepiej w ciemnych kolorach...
Kamilla rzuciła wzrokiem na białą suknię matki a następnie na ciemno-hawanowe swoje ubranie, zapięte wysoko pod szyję, i odpowiedziała z wybuchem śmiechu:
- Tak, jeszcze ujdę, gdy suknią nie zwracam uwagi... dlatego też ubieram się jak stara baba!..
Ewa, niezadowolona z odezwania się córki, i podejrzewając w niej niebezpieczną rywalkę, zmieniła przedmiot rozmowy, pytając:
- Czy twego brata niema w domu?
- Owszem, jest, razem zeszliśmy na dół...
Hyacynt wszedł właśnie do saloniku i z wymuszonem zmęczeniem zbliżywszy się, powitał Gerarda. Miał lat dwadzieścia, jasne blond włosy matki i ściągły owal jej wschodniej twarzy, podczas gdy szaremi oczyma przypominał ojca, odziedziczywszy również po nim mięsiste wargi, chciwe wszystkiego. Nigdy się nie chciał uczyć, od dzieciństwa głosząc pogardę dla pracy i wszelkiej czynności. Pieszczony przez ojca, dogadzał swym fantazyom, a obecnie okazywał pewne zamiłowanie do poezyi i muzyki, skutkiem czego żył w świecie zadziwiających artystów, kobiet publicznych, ekstatyków i opryszków; z fanfaronadą apoteozował zbrodnie i występki, z obrzydzeniem mówił i gardził kobietami, głosząc przytem skrajne filozoficzne i społeczne poglądy, przerzucając się z jednej ostateczności w drugą, i będąc kolejno kolektywistą, indywidualistą, anarchistą, pesymistą, symbolistą, nawet sodomistą, nie przestając jednak afiszować się jako dobry katolik, bo tego wymagała przyzwoitość towarzyska. W gruncie był po prostu pustym i głupim. Tak więc żywotna krew rodu Duvillardów, wydawszy z rzędu trzy pokolenia drapieżców, o chciwym temperamencie, od razu zwyrodniała i upadła w czwartej generacyi, z wysiłkiem przesytu, płodząc androgina, niezdolnego już być ani zuchwałym opryszkiem, ani rozpustnikiem.
Kamilla zbyt była inteligentną, by nie widzieć nicości brata i bawiła się, drwiąc z niego otwarcie. Zobaczywszy go teraz w przesadnie długim tużurku, nafałdowanym w pasie, podług świeżo wznowionej mody romantycznej, zawołała, śmiejąc się:
- Dobrze, żeś przyszedł... mama właśnie pytała się o ciebie.. Chodź, pokaż się nam bliżej w swojej spódnicy... Doprawdy, ładniejsząbyś był panną odemnie...
Hyacynt udał, że nie słyszy uszczypliwych słów siostry, której lękał się skrycie, jakkolwiek stosunek pomiędzy nimi był bliski i chętnie zwierzali się przed sobą, chociaż przedewszystkiem w celu wzajemnego olśnienia się krańcowością swych myśli i wyuzdanego zepsucia. Znużonym wzrokiem powiódłszy, Hyacynt zatrzymał oczy na żardinierce cudnie kwitnących storczyków i usta wydął pogardliwie, znajdując, że storczyki są zbyt banalnie pospolite. Przez jakiś czas był wielbicielem kwiatu lilii, lecz porzucił mistyczny kult lilii, dla czerwonych jaskrów, krew przypominających.
Spodziewani jeszcze dwaj goście nadeszli prawie równocześnie. Pierwszym był sędzia śledczy Amadieu, wierny przyjaciel domu państwa Duvillard. Był to nizki, drobny, czterdziestopięcioletni mężczyzna, którego nazwisko od niedawnego czasu stało się głośne, z powodu procesu w jednej ze spraw anarchistycznych. Twarz miał płaską, o rysach regularnych i faworytach urzędnika sądowego, a dla nadania sobie wyrazu przenikliwości nosił monokl, po za którym żywo połyskiwało szeroko otwarte oko. Bardzo światowy, zaliczał się do nowej szkoły psychologów, był autorem książki o nadużyciach, popełnianych na podstawie fizyologii kryminalnej. Przytem był ambitny, zarozumiały, lubił by o nim mówiono w prasie i zawsze upatrywał okazyi, dozwalającej pochwycić w ręce sprawę, mogącą przynieść mu rozgłos i znaczenie.
Ostatnim z przybyłych był generał de Bozonnet, wuj Gerarda. Z powodu podeszłego wieku i reumatyzmów, generał podał się do dymisyi z czynnej służby, lecz wysoka, chuda jego postać zachowała wygląd wojskowy. W czasie wojny 1870 r., po bitwie pod Saint-Privat, został w nagrodę waleczności mianowany pułkownikiem, a jakkolwiek z tradycyi familijnej był legitymistą, zachował wszakże wierne przywiązanie dla Napoleona III, któremu służył na wszystkich polach bitew. W kółku rodzinnem przebaczano mu to przywiązanie do Napoleona, albowiem poza bonapartyzmem, z goryczą odzywał się o Rzeczypospolitej, zarzucając jej upadek armii. Generał Bozonnet był zacnym i dobrym człowiekiem, serdecznie kochającym swą siostrę, panią de Quinsac, i głównie przez wzgląd na nią, bywał w domu państwa Duvillard, chcąc tym sposobem upozorować i do pewnego stopnia wytłomaczyć częstą obecność Gerarda w salonie baronowej.
Drzwi gabinetu otworzyły się i wrócił do gości baron wraz z Duthilem, obadwaj śmieli się głośno, do przesady głośno, chcąc zapewne objawić w ten sposób najzupełniejszą swobodę umysłu. Wszyscy przeszli do stołowego pokoju, gdzie na kominku płonął wielki ogień, o wysokich, wesołych płomieniach, rzucających słoneczne blaski na politurowane, jasne, angielskie meble, na kryształy i srebra rozstawione po stołach i filigranowych etażerkach. Pokój zdawał się tchnąć wiosną. Dominował w nim kolor blado-zielonego mchu a na środku stał wielki stół, nakryty z przepychem, zasłany białym obrusem, naszywanym wenecką koronką i ubrany mnóstwem wielkich, herbacianych róż, będących rzadkością w tej porze roku. Snopy tychże samych róż, cudnie kwitnących, napełniały powietrze przedziwnym zapachem.
Baronowa posadziła generała na prawo a sędziego Amadieu na lewo od siebie, podczas gdy baron siadł pomiędzy Duthilem i Gerardem. Końce stołów zajęły dzieci. Kamilla pomiędzy Gerardem i generałem a Hyacynt pomiędzy Duthilem i sędzią. Odrazu, zaraz przy pierwszem daniu, składającem się z jajecznicy z truflami, rozmowa potoczyła się z żywością, przerzucano się wesoło z jednego przedmiotu na drugi, jak zwykle podczas tego rodzaju zebrań w Paryżu. Defilowały więc zdarzenia wczorajsze i poranku dzisiejszego, prawdy i kłamstwa obiegające miasto, skandale i plotki wszystkich światów i warstw społecznych, wiadomości finansowe, polityka, opinie o świeżo wydanej powieści, nowości teatralne, a także nowinki, które właściwiej byłoby mówić do ucha. Wszystko poruszano, o wszystkiem mówiono głośno, z dowcipem i lekkością, śmiano się i każdy udawał wesołość, chociaż wewnętrznie nie rozstawał się z własną, osobistą troską, częstokroć z gorzką niedolą, równającą się konaniu.
Śmiało, ze zwykłą sobie spokojną bezczelnością, baron pierwszy zaczął mówić o artykule, wydrukowanym w "Głosie ludu":
- Czyście państwo czytali dzisiejszy artykuł Sagniera?... Dobrze napisany, jeden z lepszych. Sagnier posiada wielki zasób werwy, lecz lubi się unosić a wtedy staje się niebezpiecznym szaleńcem!
Odezwanie się barona przyniosło ogólną ulgę. Wszyscy czytali artykuł, o którym mówił, lecz nikt nie byłby o tem wspomniał, a byłoby to niezawodnie ciążyło podczas całego śniadania.
- Jeszcze raz rozpoczyna się coś w rodzaju Panamy! - zawołał Duthil. - Niechajże nam dadzą raz spokój! Dość już tego, dość, do naprzykrzenia dość!
- Sprawa afrykańskiej kolei żelaznej - mówił dalej baron - jest czysta jak kryniczna woda. Wszyscy, którym odgraża Sagnier, mogą spać spokojnie... Mojem zdaniem, jest to kampania urządzona w celu zwalenia gabinetu Barrouse... W ministeryach muszą być zaniepokojeni... najniezawodniej będziemy mieli interpelacyę w Izbie i nie obejdzie się bez hałasu.
Sędzia Amadieu odezwał się z wielką powagą:
- Prasa nadużywa oszczerstw i skandalu, a tem samem staje się czynnikiem rozkładowym, mogącym dobić Francyę. Potrzeba nam nowych praw, praw ostrzej trzymających prasę na wodzy.
Generał gniewnie się poruszył, mówiąc:
- Na cóż nam nowe prawa... kiedy nie mamy energii zastosować tych, jakie już posiadamy!
Nastąpiła chwila milczenia. Służba zwinnym i cichym krokiem podawała teraz ryby. W ciepłym, wonnym pokoju nie było słychać najlżejszego szczęku zmienianego nakrycia. I niewiadomo dlaczego rozmowa nagle wzięła nowy kierunek, gdy ktoś zapytał:
- A więc wznowienie sztuki jeszcze raz odłożono?...
- Tak, odpowiedział Gerard. Dowiedziałem się dziś rano że "Polieukt" wystawiony zostanie dopiero za parę miesięcy... może w kwietniu.
Kamilla dotąd milczała, zajęta wyłącznie Gerardem, teraz zaś spojrzała świecącemi oczyma na ojca a potem na matkę. Wszak wspomniano o sztuce, w której Sylwia pragnęła debiutować. Lecz tak baron, jak baronowa zachowali spokojny wyraz twarzy, oddawna bowiem wszystko wzajemnie o sobie wiedzieli. W tej chwili Ewa zajęta była myślą o przyobiecanej schadzce i czuła się szczęśliwą. Naprzód rozkoszowała się pieszczotami dzisiejszego popołudnia w tem parterowem mieszkanku, przy odległej ulicy i, pogrążona w swych myślach, uśmiechała się bezwiednie do biesiadników, zebranych przy stole. Baron zaś przygotowywał w głowie plan napaści, jaką zamierzał uczynić w mmisteryum sztuk pięknych, dla natychmiastowego uzyskania zaangażowania Sylwii. Rzekł więc spokojnie:
- Przy każdem wznowieniu sztuki Komedya francuzka doznaje kłopotu i często musi się cofać z powziętym zamiarem... Nie mają dostatecznej liczby odpowiednich aktorek.
- Wczoraj w teatrze Wodewilu - mówiła teraz baronowa - podziwiałam suknię Delfiny Vignot. Ta kobieta ubiera się i czesze w sposób niezrównany!
Duthil, pochwyciwszy nazwisko Delfiny, opowiedział, nieco tuszując z powodu obecności córki domu, o krążącej anegdotce o nowym stosunku ładnej aktorki z jednym z wybitniejszych senatorów. Mówiono potem o innym skandalu, o nagłej śmierci młodej mężatki, dobrze znanej wszystkim obecnym, a która, naraziwszy się na operacyę, umarła, ściągając tym sposobem uwagę na operującego ją chirurga, któremu z trudem udało się ujść odpowiedzialności sądowej. Generał, skorzystawszy że wymówiono wyraz "chirurgia", uznał za stosowne rozpocząć zwykłe ubolewania nad marnością organizacyi dzisiejszej armii francuzkiej.
Wytrawne, czerwone wino połyskiwało jak świeża krew, w cienkich kryształowych kieliszkach, a zwierzyna z truflami, lekko parując na talerzach, łączyła swój aromat z zapachem obumierających na obrusie pięknych róż cielistego koloru. Podano następnie szparagi, które niegdyś o tej porze roku były drogocenną rzadkością a obecnie nikogo już nie dziwią. Baron, spojrzawszy na szparagi, rzekł z rozczarowaniem smakosza:
- Teraz wszyscy nawet zimą to mieć mogą...
Równocześnie Gerard zapytał:
- Zatem dziś popołudniu księżna de Harn urządza u siebie koncert?...
Kamilla spytała go z żywością:
- Tak, za parę godzin. Czy pan tam będzie?...
- Nie; zdaje mi się, że nie będę mógł... jeszcze niewiem - odpowiedział Gerard z widocznem zmięszaniem.
- Ach ta księżna de Harn! - zawołał Duthil - Ona najniezawodniej ma bzika. Państwo wiecie, że zawsze twierdziła, iż jest wdową?... Otóż podobno, że mąż jej żyje, i jest rzeczywistym księciem a nawet krewnym panującego domu, przytem ma być pięknym jak bóstwo, lecz puścił się w podróż naokoło świata, w towarzystwie jakiejś śpiewaczki. Wówczas księżna zjechała do Paryża, by panować w pałacu przy Alei Kleber... Dziwną głowę ma ta kobieta... podobna jest do rozpustnego wyrostka... A umeblowanie w jej pałacu!... A ludzie, którzy się tam zbierają!... Jest to coś w rodzaju zadziwiającej arki, gdzie kosmopolityzm ukazuje się nam w całej pełni różnorodnego i najniespodziewańszego dziwactwa!
- Przestań pan być złośliwym - rzekła łagodnie baronowa. - Rozamunda jest niezwykle sympatyczną kobietą i ma w nas wszystkich szczerych przyjaciół.
- Tak, lubimy ją - dorzuciła Kamilla. - Zaprosiła nas na dzisiaj, zatem pójdziemy, prawda, mamo, że pójdziemy?...
Baronowa, niechcąc dać stanowczej odpowiedzi córce, udała, że nie słyszy i zwróciła się w stronę Duthila, który w dalszym ciągu mówił o księżnej, twierdząc, że o niej wiele wie i to z dobrego źródła. Na dzisiejszym koncercie, dla urozmaicenia programu, miały wystąpić sprowadzone hiszpańskie tancerki, o których lubieżnej mimice mówiono po kryjomu w całym Paryżu.
Duthil kończył słowami:
- Tancerki te przyciągną tłum gości do księżnej... będzie tłok w pałacu. A czy wiecie państwo że księżna już porzuciła malarstwo?... Obecnie zajmuje się chemią. Ztąd pełno anarchistów u niej bywa. Zdaje mi się, że od jakiegoś czasu rozkochała się w tobie, panie Hyacyncie?...
Przez cały czas śniadania Hyacynt milczał, z wyrazem twarzy wyrażającym znużenie i oderwanie.
- Działa na mnie zabijająco - raczył odpowiedzieć. - Jeżeli pójdę dziś do niej, to jedynie dla widzenia się z moim przyjacielem... z młodym lordem Elson, który z Londynu zaprosił mnie listownie na owo przedstawienie, chce koniecznie spotkać się dziś ze mną u księżnej. Wyznaję przytem, że salon księżnej jest obecnie jednem z rzadkich miejsc w Paryżu, gdzie można jeszcze z kim rozmawiać.
- Jak widzę - zapytał z ironią sędzia - zawsze jeszcze należysz do ich obozu?...
Hyacynt, bynamniej niezmięszany, powiódł zwolna oczyma i z wymuszonym tonem wyższości, raz jeszcze objawił swe wyznanie wiary:
- W czasach obecnych, gdy wszędzie się spotyka tylko kał i nikczemność, człowiek szanujący siebie musi być anarchistą...
Wszyscy się roześmieli, znajdując że Hyacynt jest nieskończenie zabawny. Zwłaszcza baron, pieszczący syna, lubił rozśmieszać znajomych opowiadaniem, że jest ojcem anarchisty. Generał rzadko kiedy znosił spokojnie tego rodzaju odezwania się młodzika, a często wpadał w gniew, żądając zagłady społeczeństwa podobnie niedorzecznego, by mieć takie potomstwo. Za to sędzia, który chciał się wyspecyalizować w kwestyach, mających łączność z anarchizmem, nie pomijał okazyi dyskutowania z Hyacyntem. Zapalał się i bronił zagrożonej cywilizacyi, rzucając potępienie na armię zniszczenia i rzezi, jak nazywał anarchistów. Tymczasem wszyscy przysłuchiwali się rozmowie, z pobłażającym uśmiechem, rozkoszując się wybornym pasztetem z kaczych wątróbek. Wreszcie baron załagodził dyskusyę słowami:
- Zapewne, tak, wiele jest złego, wiele biedy, lecz jakoś to będzie i wszystko się ułoży. Możnaby to nawet przyśpieszyć i coś zrobić, lecz co?... Nikt nie wie i nikt nie posiada gotowej formuły. Niektóre zmiany są pożądane i z góry się na nie zgadzam. Naprzykład, należałoby dbać o poprawienie losu klasy roboczej, lecz na to najlepszym sposobem jest zakładanie dobroczynnych instytucyj, coś w rodzaju naszego Przytułku dla inwalidów pracy. Ale niewszyscy są tego zdania i żądają od nas za wiele, wprost rzeczy niemożliwych.
Podano deser. Ożywiona dotychczas rozmowa chwilowo przycichła, jakby konieczna pauza, po wybrednem i obfitem śniadaniu. Zdawało się że każda z osób zebranych dokoła stołu, dała się chwilowo ująć własnym myślom i troskom, co ujawniło się na twarzach. Lekkomyślny Duthil miał znów wystraszone oczy, pełne niepokoju, co będzie, jeżeli groźba zapowiedziana w dzienniku, stanie się rzeczywistością. Baron zachmurzył się gniewnie, nie znalazł bowiem jeszcze sposobu zdobycia w teatrze roli, mającej zadowolnić zachciankę Sylwii. Czuł, że ta kobieta może się stać jego zgubą i on, silny, dumny z posiadanej władzy, uznawał się za bezbronnego wobec zmysłowej żądzy, jaka opanowała go i gryzła. Lecz dramat wewnętrznych uczuć najwyraźniej zarysował się na twarzach baronowej, Kamilli i generała. Matka i córka, rywalizując z sobą o mężczyznę, którego obie kochały, nienawidziły się, wydzierając go sobie wzajemnie. Każdy z biesiadników, pogrążony w swych myślach, z trudnością brał udział w leniwiejącej rozmowie. Kończono deser, obierając złotemi nożykami owoce, skubiąc winogrona świeżo zerwane, wybierając takowe wśród przeróżnych ciast i cukrów zastawionych na stole, dogadzano już tylko łakomstwu, zadowolniwszy apetyt.
Podczas gdy służba stawiała kubki do płukania ust, jeden z lokajów zbliżył się do krzesła baronowej, szepcząc coś po cichu, na co odpowiedziała mu półgłosem:
- Wprowadź do salonu, zaraz tam przyjdę.
A głośniej objaśniła zebranym:
- Ksiądz Fromont przyszedł i chce się zemną widzieć. Wszak państwo wszyscy go znacie?... To prawdziwie święty człowiek, mam dla niego najszczerszą sympatyę.
Jeszcze chwilę pozostano za stołem, lecz wreszcie opuszczono jadalnię, przesyconą wonią potraw, win, owoców i róż. Ogień na kominku przestał płonąć a przepalone, zwęglone kloce drzewa żarzyły się i osypywały popiołem. Na stole mniej było symetryi w rozstawionych kryształach i srebrach, lecz całość pokoju nie przestała tchnąć wesołością wiosny i łagodnym kolorytem barw blado oświetlonych, niepewnych blaskiem dnia dzisiejszego.
W pośrodku saloniku niebiesko-srebrnego, stał Piotr i zaczynał żałować, iż przyszedł w tej porze, bo właśnie zobaczył na jednym ze stołów tacę z przygotowaniem do czarnej kawy i likierów. Zmięszał się, gdy do saloniku weszli tłumnie i prawie hałaśliwie wszyscy uczestnicy śniadania. Oczy mieli świecące, policzki różowe ludzi sytych i zadowolonych. Zakłopotanie Piotra trwało krótko, poczuł bowiem w sobie silnie rozniecony płomień niesienia pomocy potrzebującym, zdawało mu się tylko, iż rażącem jest mówić wśród tego zbytku i zadowolenia o czarnej nędzy, o głodzie, o zimnie i cuchnącym od brudu domu, w którym spędził dzisiejszy poranek. Tu, w tym pałacu, jakże jest odmiennie, jak ciepło, jasno, pachnąco i bogato, a wśród nadmiernego zbytku, jaką wesołością tchną ci ludzie, wracający od suto zastawionego śniadania!
Baronowa i Gerard, pierwsi powitali księdza Piotra, będącego dobrym znajomym pani de Quinsac, przez nią został on przedstawiony państwu Duvillard, w chwili gdy Ewa postanowiła przejść na wiarę katolicką. Piotr zaczął się uniewinniać że przyszedł o niewłaściwej godzinie, lecz baronowa rzekła uprzejmie:
- Zawsze cię mile witamy, szanowny księże... Zaraz wrócę, by z panem pomówić, lecz chwilowo proszę mi pozwolić zająć się moimi gośćmi...
Odeszła ku tacy, by wraz z córką podać kawę i likiery, a Gerard pozostał z Piotrem, mówiąc mu o Przytułku dla inwalidów pracy, gdzie spotkali się niedawno, podczas uroczystego położenia kamienia węgielnego pod nowo budowany pawilon. Przytułek składał się dotychczas tylko z czterech pawilonów, lecz według planu miało ich być dwanaście. Obszar gruntu w Gennewilliers, darowany instytucyi przez miasto, dozwalał na takie rozwinięcie. Zbierano więc składki i robiono hałaśliwą reklamę w prasie, by ogół wiedział, iż burżuazya, którą skrajne stronnictwa posądzają o egoistyczne używanie posiadanych bogactw, czyni wysiłki, by przynieść pomoc i ulgę potrzebom klas pracujących. Ofiary pieniężne sypały się z hojnością, a baron Duvillard świeżo złożył sto tysięcy franków, na nowo wznoszący się pawilon. Lecz dwie trzecie z zebranych dotąd składek, użyto na postawienie wspaniałej kaplicy, jaśniejącej już w pośrodku gruntu należącego do instytucyi, na półwyspie Gennevilliers. Damy opiekujące się instytucją, a było ich przeszło dwadzieścia wybranych wśród najbogatszych kół towarzyskich Paryża, miały za zadanie, zbieranie funduszów koniecznych dla istnienia Przytułku. Wywiązywały się z obowiązku za pomocą kwest i bazarów. Rozwój instytucji rozpoczął się wszakże dopiero z chwilą, gdy zwolniono damy opiekunki od kłopotliwej administracyi, powierzywszy całą organizację deputowanemu Fons?gne, który był zarazem naczelnym redaktorem "Globu", oraz człowiekiem nadzwyczajnej obrotności w prowadzeniu interesów. Dziennik bezustanną szerzył propagandę na rzecz Przytułku dla inwalidów pracy, odpierał umiejętnemi artykułami napaści rewolucyonistów, dowodząc, jak niewyczerpaną i hojną jest dobroczynność klas przodujących, a podczas ostatniej walki przedwyborczej, "Glob", sławiąc dobrodziejów instytucyi, przysłużył się im niemało do łatwiejszego uzyskania mandatów poselskich.
Kamilla zbliżyła się do Piotra, niosąc filiżankę czarnej kawy.
- Czy można pana poczęstować? - spytała.
- Nie, dziękuję pani.
- To może kieliszeczek likieru?...
- Nie, dziękuję.
Gdy już wszyscy zostali obsłużeni, baronowa wróciła, pytając uprzejmie:
- A teraz, niechaj szanowny pan zechce powiedzieć, w czem mogę mu być pożyteczną?...
Piotr uczuł się tak silnie wzruszony, iż z bijącem sercem przystąpił do przedstawienia sprawy swego protegowanego. Mówił prawie cicho, bo głos z trudnością przechodził mu przez ściśnięte gardło:
- Przybywam z wielką prośbą, lecz zarazem z ufnością w dobroć pani. Dziś rano widziałem rzecz okropną i dotąd pozostaję pod wrażeniem tego com widział. Pani nie może mieć pojęcia o takiej straszliwej nędzy, jaką napotkałem w domu przy ulicy des Saules, po drugiej stronie Montmartru. Dusza mi się wzdrygnęła, patrząc na nędzę i cierpienia ludzi tam mieszkających. Całemi rodzinami giną z głodu i z zimna... mężczyźni uganiają się za pracą, której znaleźć nie mogą, matki rozpaczają, nie mając kropli mleka dla niemowląt, dzieci, ledwie że osłonięte łachmanami, kaszlą, sine od zimna... Lecz widziałem tam jeszcze rzecz straszniejszą... na strychu, bez drzwi i okna, legł od paru miesięcy stary robotnik, niemający już sił do pracy i powolnie kona z niedostatku, na gnijącym barłogu, na którymby zwierzę nie chciało się położyć!
Opowiadając, Piotr silił się dobierać słowa, by nie przerazić rozpieszczonej zbytkiem kobiety, a pomimo to, czuł całą niestosowność wywołanego obrazu nędzy, wśród tych ludzi opływających w rozkosze i radości tego świata. Jakżeż mógł przyjść tutaj, o tej godzinie, wszak łatwo się było domyśleć, że zastanie baronową w trakcie śniadania, lecz nie przypuszczał, by miała gości i by trafił w chwili, gdy zadowolone ich żołądki, delektować się będą aromatyczną kawą. Pomimo wyrzutów, jakie sobie czynił w skrytości, mówił dalej, nawet coraz głośniej, coraz namiętniej, bo ogarniał go bunt na wspomnienie widzianej nędzy, opowiedział wreszcie wszystko, wymienił nazwisko Laveuve'a i w imię miłości bliźniego, żądał pomocy i ratunku. Okrążono go i słuchano. Wyraźnie widział przed sobą barona, generała, Duthila, sędziego. Popijając małemi łykami gorącą kawę, spokojnie milczeli.
- Zna teraz pani całą okropność położenia nieszczęsnego Laveuve'a. Znam dobroć pani serca, liczę zatem, iż ten stary, umierający człowiek dozna natychmiastowej pomocy. Trzeba go zabrać z jego strychu. Trzeba, by dziś jeszcze został przyjęty do Przytułku dla inwalidów pracy; ma wszystkie po temu kwalifikacye i miejsce słusznie i naturalnie tam mu się należy.
Łzy zwilżyły piękne oczy Ewy. Przykro jej było, iż musiała słuchać tak smutnej historyi, właśnie w chwili, gdy serce miała wezbrane radością obiecanej miłosnej schadzki z Gerardem. Jakże żałowała, iż piastuje godność prezydentki komitetu Przytułku! Lecz podjęła się tego, będąc pewną, iż Fons?gne zwolni ją od wszystkich kłopotów administracyjnych. Wszak postawiła to za nieodzowny warunek, dość mając zajęcia około własnej swej osoby. Lecz wrażliwa a przytem z natury nieudolna i mięka, szepnęła wzruszona:
- Szanowny księże, całem sercem współczuję temu nieszczęśliwemu... Lecz proszę wierzyć, iż nic, ale to zupełnie nic nie mogę dla niego uczynić... A nawet zdaje mi się, że sprawa tego Laveuve'a już była przedstawiona w naszym komitecie. Pan zapewne wie, iż przed pomieszczeniem kogoś w Przytułku, zbieramy szczegółowe wiadomości, chcąc mieć pewność, że wspomagamy zasługującą na to jednostkę. Wybieramy w tym celu delegowanego, który składa nam raport... Panie Duthil, zdaje mi się, że pan się podjąłeś sprawdzenia sprawy Laveuve'a?...
Zapytany Duthil, kończąc kieliszek chartreuse'y, odpowiedział:
- Tak, rzeczywiście, ja się tem zajmowałem, szanowny księże. Upewniam, że cię oszukano, grając komedyę. Laveuve nie jest chory a jeżeli mu dałeś jakie pieniądze, to zaraz po twojem wyjściu pobiegł do szynku i przepił je natychmiast. Wiem, że jest nałogowym pijakiem a przytem odznacza się jak najgorszym sposobem myślenia. W ustach ma tylko przekleństwa dla nas wszystkich i z bezczelnością ryczy na całe gardło, że gdyby mógł, toby burżuazów wysadził w powietrze! Wreszcie ten pański protegowany gardzi naszym przytułkiem. Powiada, że to więzienie strzeżone przez zakonnice, napędzające do modlitwy, klasztor dla bab a nie dla ludzi chcących zachować wolność rozporządzania czasem. Oświadczył, że nie chce być zamknięty wśród murów, gdzie obowiązkowo drzwi się tarasują o godzinie dziewiątej wieczorem. Takich Laveuve'ów jest mnóstwo! Wolą zimno, głód, śmierć - byle na swobodzie. Wyznaję, że nie rozczulam się nad losem tego rodzaju ludzi. Niechajże zdychają pod płotem, skoro nie umieją ocenić naszego miłosierdzia. Przeklinają nas, chociąż im dajemy ciepły przytułek, nie chcą jeść podanej im strawy, niechże więc giną z głodu, podług własnej fantazyi.
Generał i sędzia przytakująco poruszyli głowami, lecz baron chciał się okazać wspaniałomyślniejszym:
- Nie podzielam tego zapatrywania. Człowiek pozostaje człowiekiem i należy go ratować nawet wbrew jego woli.
Ewa, zrozpaczona myślą, że sprawa Laveuve'a może jej popsuć całe popołudnie, postanowiła znaleźć przyczynę, dozwalającą się jej usunąć.
- Ja nic nie mogę... Mam ręce związane... Szanowny księże, wszak nie wątpisz w moje dobre chęci... w moją ochotę uczynienia zadość twemu życzeniu?... Lecz muszę się stosować do naszego statutu... Za kilka dni zbierze się komitet, a bez zezwolenia komitetu, nic nie mogę decydować, zwłaszcza w sprawie już raz rozpatrywanej i przesądzonej...
Po chwili zaś dodała z nagłą energią:
- Mojem zdaniem, najlepiej będzie, jeżeli zechcesz, szanowny księże, udać się do pana Fons?gne, naszego administratora. W razach nadzwyczajnych, pan Fons?gne ma prawo osobiście decydować, przytem wszystkie damy opiekunki Przytułku pokładają w nim nieograniczone zaufanie i zwykle zatwierdzają bez rozpatrywania wszelkie sprawy wprost przez niego załatwione.
Duthil zaś objaśnił:
- Fons?gne będzie dziś w Izbie, zatem tylko tam go pan znajdziesz. Ale posiedzenie w Izbie będzie burzliwe i wątpię, byś pan zdołał rozmówić się z nim w tej sprawie...
Zasmucone serce Piotra ożywiło się nadzieją. Postanowił poszukać Fons?gne'a i otrzymać pozwolenie umieszczenia Laveuve'a w Przytułku. Tak, nieszczęsny starzec musi dziś jeszcze znaleźć schronienie i na zawsze wyzwolić się z okropnego położenia. Piotr byłby natychmiast pożegnał baronową, gdyby nie Gerard, który zaczął mu dawać wskazówki, jak należało skutecznie oddziałać na administratora dobroczynnej instytucyi, radził, by go nastraszyć, mówiąc, jak nieprzyjemną będzie sprawa Laveuve'a, jeżeli dojdzie do wiadomości prasy rewolucyjnej, która nieomieszka wyzyskać tak wybornej okazyi do nowej napaści.
Goście państwa Duvillard zaczynali się rozchodzić. Generał spytał się przy pożegnaniu siostrzeńca, czy go dziś zobaczy w domu matki, był to bowiem dzień przyjęcia u pani de Quinsac. Młodzieniec chciał dać odpowiedź wymijającą, lecz silnie się zmięszał, spostrzegłszy, iż Ewa i Kamilla patrzą na niego wzrokiem badawczym. Sędzia Amadieu opuścił salon, mówiąc, że się śpieszy, bo ma ważną sprawę w trybunale. Duthil wyszedł prawie równocześnie, by udać się do Izby. Baron, odprowadzając go ku drzwiom, szepnął:
- Zobaczymy się u Sylwii pomiędzy czwartą a piątą?... Przyjdź tam, proszę... Opowiesz mi, co się działo w Izbie skutkiem artykułu Sagniera. Trzeba, żebym wiedział a nie mam czasu być sam, bo muszę iść do ministeryum sztuk pięknych dla załatwienia sprawy z Komedyą francuzką. Prócz tego, mam mnóstwo innych rzeczy na głowie...
- Dobrze, zobaczymy się u Sylwii, jak zwykle... pomiędzy czwartą a piątą.
To rzekłszy, deputowany pożegnał się z baronem i podążył ku Izbie, chwycony niepokojącemi myślami, w jaki sposób zostanie załatwiona niemiła kwestya afrykańskiej kolei żelaznej.
Biesiadnicy śniadania rozproszyli się teraz po mieście, każdy zajęty swemi kłopotami, żądzami, porwany wirem zwykłych zajęć i pędzony w gorączkowym pościgu upragnionych zdobyczy, rwący się ku nim, chociażby po karkach innych, słabszych i mniej zaprawnych do walki przebojem. Nikt z tych ludzi nie pamiętał już o dopiero co słyszanej historyi Laveuve'a, steranego wiekiem i pracą robotnika, konającego na cuchnącym barłogu.
Kamilla, nie spuszczając wzroku z twarzy matki i Gerarda, spytała:
- Mamo, wszak nas zaprowadzisz na dzisiejszy koncert do księżnej?
- Tak, zapewne... Lecz nie będę mogła z wami pozostać. Otrzymałam list od Salmona. Muszę być u niego o godzinie czwartej. Wiesz, że potrzebuję sukni, zatem pominąć godziny przez niego oznaczonej...
Kamilla odgadła kłamstwo, po lekkiem drżeniu w głosie matki.
- Tak?... Zdawało mi się, że przymierzenie sukni u Salmona wypada jutro. Zatem po przedstawieniu u księżnej, trzeba będzie zajechać do Salmona, by cię zabrać do domu?...
- Nie, to byłoby zbyteczne... Wreszcie, nigdy się nie wie, o której godzinie skończy się przymierzanie sukni... czasami trzeba czekać... Nie, nie przyjeżdżajcie po mnie, bo wyszedłszy od Salmona, mam sprawunki...
Czarne oczy Kamilli zamigotały błyskawicami tłumionej wściekłości. Była teraz pewną, że mają umówioną schadzkę. Siliła się, by wynaleźć jaką możliwą przeszkodę, lecz nie śmiała jawnie z tem wystąpić. Błagała Gerarda wzrokiem, lecz ten odwrócił głowę i zabierał się do wyjścia.
Piotr, jako częsty gość domu, poznał już rzeczywisty stan rzeczy i odczuwał całą okropność niemego dramatu, toczącego się teraz pomiędzy matką i córką.
Hyacynt, wciąż milcząc, spoczywał wyciągnięty w fotelu, wysysając pastylkę eterową. Był to jedyny likier, na jaki sobie pozwalał. Niespodziewanie zabrał głos:
- Ja wiem, że pójdę na wystawę "Towarzystwa Lilii". Wszyscy tam dziś będą. Zwłaszcza jeden z obrazów jest zajmujący: "Zgwałcenie duszy". Niepodobna jest niewidzieć czegoś podobnego!
- Mogę was zawieźć na tę wystawę - rzekła baronowa. Przed koncertem u księżnej, możemy rzucić okiem na obraz, o którym mówisz.
Kamilla zwykle szydziła z malarzy symbolistów, tym razem wszakże, w nadziei, że zdoła opóźnić a może nawet popsuć schadzkę matki z Gerardem, ucieszyła się z projektu:
- Wybornie... wybornie! Pojedziemy na wystawę!
Twarz jej nagle złagodniała, pytając Gerarda.
- A pana nie interesują obrazy, które pojedziemy zobaczyć?...
- Wyznaję że nie! - odpowiedział. - Potrzebuję się przejść... Odprowadzę księdza Piotra do Izby.
To rzekłszy, pożegnał matkę i córkę, pocałowawszy każdą z nich w rękę. By doczekać czwartej godziny, miał zamiar pójść do Sylwii, gdzie zawsze był dobrze widziany, od czasu przelotnie spędzonej z nią nocy.
Wyszedłszy z pałacu, Gerard odetchnął świeżem powietrzem, mówiąc do Piotra:
- Ach, jak przyjemnie się orzeźwić! U nich było za gorąco i za duszno. Za wiele kwitnących roślin. Zapach kwiatów sprowadza mi ból głowy...
Piotr czuł się nieco odurzony i ociężały atmosferą zbytku panującego w pałacu Duvillard. Wychodząc ztamtąd, zdawało mu się zawsze, iż miał złudzenie ciepłego, pachnącego raju, zamieszkanego przez wybrańców losu. Lecz dzisiaj roznamiętniło go to w gorączkowej chęci niesienia pomocy nieszczęsnemu Laveuve'owi. Myślał, w jaki sposób postąpi, by uzyskać od Fons?gne'a natychmiastowe przyjęcie starca, do Przytułku dla inwalidów pracy i prawie nie słyszał Gerarda, mówiącego z czułością o swej matce. Przeszli całą długość majestatycznego dziedzińca, brama od ulicy zamknęła się za nimi i dopiero w jakiś czas, Piotr, oprzytomniawszy, przypomniał sobie, że najniespodziewaniej, ujrzał przed pałacem Duvillard postać Salvata. Stał na przeciwległym chodniku i wpatrywał się w monumentalną bramę, po za którą domyślał się nieprzebranych skarbów złota i wszelkiego bogactwa. Piotr drgnął z zadziwienia i obejrzał się, chcąc dostrzedz i przeniknąć, dlaczego ten zgłodniały człowiek, którego dziś widział po raz pierwszy, zatrzymał się przed tą siedzibą rozkoszy i władzy. Lecz postać człowieka znikła, może zląkł się spotkania, nie chciał być widziany, więc już się oddalił w stronę przeciwną. Piotr popatrzył i zdawało mu się, że poznaje Salvata, lecz widząc tylko plecy oddalającego się powoli człowieka, zaczął powątpiewać i wreszcie pomyślał, że musiał się omylić.
Paris
LIVRE PREMIER
I
Ce matin-la, vers la fin de janvier, l'abbé Pierre Froment, qui avait une messe a dire au Sacré-C?ur de Montmartre, se trouvait d?s huit heures sur la butte, devant la basilique. Et, avant d'entrer, un instant il regarda Paris, dont la mer immense se déroulait a ses pieds.
C'était, apr?s deux mois de froid terrible, de neige et de glace, un Paris noyé sous un dégel morne et frissonnant. Du vaste ciel, couleur de plomb, tombait le deuil d'une brume épaisse. Tout l'est de la ville, les quartiers de mis?re et de travail, semblaient submergés dans des fumées roussâtres, o? l'on devinait le souffle des chantiers et des usines; tandis que, vers l'ouest, vers les quartiers de richesse et de jouissance, la débâcle du brouillard s'éclairait, n'était plus qu'un voile fin, immobile de vapeur. On devinait a peine la ligne ronde de l'horizon, le champ sans bornes des maisons apparaissait tel qu'un chaos de pierres, semé de mares stagnantes, qui emplissaient les creux d'une buée pâle, et sur lesquelles se détachaient les cr?tes des édifices et des rues hautes, d'un noir de suie. Un Paris de myst?re, voilé de nuées, comme enseveli sous la cendre de quelque désastre, disparu a demi déja dans la souffrance et dans la honte de ce que son immensité cachait.
Pierre regardait, maigre et sombre, v?tu de sa soutane mince, lorsque l'abbé Rose, qui semblait s'?tre abrité derri?re un pilier du porche, pour le guetter, vint a sa rencontre.
-Ah! c'est vous enfin, mon cher enfant. J'ai quelque chose a vous demander.
Il semblait g?né, inquiet. D'un regard méfiant, il s'assura que personne n'était la. Puis, comme si la solitude ne suffisait pas a le rassurer, il l'emmena a quelque distance, dans la bise glaciale qui soufflait, et qu'il paraissait ne pas sentir.
-Voici, c'est un pauvre homme dont on m'a parlé, un ancien ouvrier peintre, un vieillard de soixante-dix ans, qui naturellement ne peut plus travailler, et qui est en train de mourir de faim, dans un taudis de la rue des Saules... Alors, mon cher enfant, j'ai songé a vous, j'ai pensé que vous consentiriez a lui porter ces trois francs de ma part, pour qu'il ait au moins du pain pendant quelques jours.
-Mais pourquoi n'allez-vous pas lui faire votre aumône vous-m?me?
De nouveau, l'abbé Rose s'inquiéta, s'effara, avec des regards peureux et confus.
-Oh! non, oh! non, je ne peux plus, moi, apr?s tous les ennuis qui me sont arrivés. Vous savez qu'on me surveille et qu'on me gronderait encore, si l'on me surprenait a donner ainsi, sans bien savoir a qui je donne. Il est vrai que, pour avoir ces trois francs, j'ai d? vendre quelque chose... Je vous en supplie, mon cher enfant, rendez-moi ce service.
Le c?ur serré, Pierre considérait le bon pr?tre tout blanc, avec sa grosse bouche de bonté, ses yeux clairs d'enfant, dans sa face ronde et souriante. Et l'histoire de cet amant de la pauvreté lui revenait en un flot d'amertume, la disgrâce o? il était tombé, pour sa candeur sublime de saint homme charitable. Son petit rez-de-chaussée de la rue de Charonne, dont il faisait un asile, o? il recueillait toutes les mis?res de la rue, avait fini par devenir une cause de scandale. On y abusait de sa na?veté, de son innocence, et des abominations se passaient chez lui, sans qu'il les soupçonnât. Des filles y allaient, lorsqu'elles n'avaient pas trouvé d'hommes pour les emmener. D'infâmes rendez-vous s'y donnaient, toute une promiscuité monstrueuse. Enfin, une belle nuit, la police y avait fait une descente, pour y arr?ter une fillette de treize ans, accusée d'infanticide. Tr?s émue, l'autorité diocésaine avait forcé l'abbé Rose a fermer son asile, et l'avait déplacé de l'église Sainte-Marguerite, en l'envoyant a Saint-Pierre de Montmartre, o? il avait retrouvé sa place de vicaire. Ce n'était pas une disgrâce, mais un simple éloignement. On l'avait grondé, on le surveillait, comme il le disait lui-m?me, et il était tr?s honteux, tr?s malheureux de ne pouvoir plus donner qu'en se cachant, tel qu'un prodigue écervelé qui rougit de ses fautes.
Pierre prit les trois francs.
-Je vous promets, mon ami, de faire votre commission, ah! de tout mon c?ur.
-Allez-y apr?s votre messe, n'est-ce pas? Il s'appelle Laveuve, il habite la rue des Saules, une maison avec une cour, avant d'arriver a la rue Marcadet. Vous trouverez bien... Et, si vous étiez gentil, vous viendriez me rendre compte de votre visite, ce soir, vers cinq heures, a la Madeleine, o? j'irai entendre la conférence de monseigneur Martha. Il a été si bon pour moi!... N'y viendrez-vous pas l'entendre vous-m?me?
Pierre répondit d'un geste évasif. Monseigneur Martha, év?que de Persépolis, tr?s puissant a l'archev?ché, depuis qu'il s'était employé a décupler les souscriptions pour le Sacré-C?ur, en propagandiste vraiment génial, avait en effet soutenu l'abbé Rose; et c'était lui qui avait obtenu qu'on le laissât a Paris, en le replaçant a Saint-Pierre de Montmartre.
-Je ne sais si je pourrai assister a la conférence, dit Pierre. En tout cas, j'irai s?rement vous y retrouver.
La bise soufflait, un froid noir les pénétrait tous deux, sur ce sommet désert, dans le brouillard qui changeait la grande ville en un océan de brume. Mais un pas se fit entendre, et l'abbé Rose, repris de méfiance, vit un homme passer, tr?s grand, tr?s fort, chaussé en voisin de galoches, et la t?te nue, d'épais cheveux blancs, coupés ras.
-N'est-ce point votre fr?re? demanda le vieux pr?tre.
Pierre n'avait pas eu un mouvement. Il répondit d'une voix tranquille:
-C'est mon fr?re Guillaume, en effet. Je l'ai retrouvé, depuis que je viens parfois ici, au Sacré-C?ur. Il poss?de la, tout pr?s, une maison qu'il habite depuis plus de vingt ans, je crois. Quand je le rencontre, nous nous serrons la main. Mais je ne suis pas m?me allé chez lui... Ah! tout est bien mort entre nous, rien ne nous est plus commun, des mondes nous séparent.
Le sourire si tendre de l'abbé Rose reparut, et il eut un geste de la main, comme pour dire qu'il ne fallait jamais désespérer de l'amour. Guillaume Froment, un savant d'intelligence haute, un chimiste qui vivait a l'écart, en révolté, était maintenant son paroissien; et il devait r?ver de le reconquérir a Dieu, lorsqu'il passait pr?s de la maison qu'il occupait avec ses trois grands fils, bourdonnante de travail.
-Mais, mon cher enfant, reprit-il, je vous tiens la, dans ce froid noir, et vous n'avez pas chaud... Allez dire votre messe. A ce soir, a la Madeleine.
Puis, suppliant, s'assurant de nouveau que personne ne les écoutait, il ajouta de son air d'enfant toujours en faute:
-Et pas un mot a personne de ma petite commission. On dirait encore que je ne sais pas me conduire.
Pierre le regarda s'éloigner dans la direction de la rue Cortot, o? le vieux pr?tre habitait un rez-de-chaussée humide, qu'un bout de jardin égayait. La cendre de désastre qui noyait Paris semblait s'épaissir, sous les rafales de la bise glacée. Et il entra enfin dans la basilique, le c?ur ravagé, débordant de l'amertume que venait d'y remuer cette histoire, cette banqueroute de la charité, l'ironie affreuse du saint homme puni pour avoir donné, se cachant pour donner toujours. Rien ne calma la cuisson de la blessure rouverte en lui, ni la paix ti?de dans laquelle il pénétrait, ni la solennité muette du large et profond vaisseau, d'une nudité de pierres neuves, sans tableaux, sans décoration d'aucune sorte, la nef a demi barrée par la charpente qui bouchait la coupole du dôme, encore en construction. A cette heure matinale, sous la lumi?re grise que laissaient tomber les hautes et minces baies, des messes de supplication étaient déja dites a plusieurs autels, des cierges d'imploration br?laient au fond de l'abside. Et il se hâta d'aller, a la sacristie, rev?tir les v?tements sacrés, pour dire sa messe a la chapelle de Saint-Vincent-de-Paul.
Mais les souvenirs venaient d'?tre lâchés, Pierre n'était plus qu'a sa détresse, tandis que, machinalement, il accomplissait les rites, faisait les gestes professionnels. Depuis son retour de Rome, depuis trois ans, il vivait dans la pire angoisse o? puisse tomber un homme. D'abord, pour retrouver la croyance perdue, il avait tenté une premi?re expérience, il était allé a Lourdes chercher la foi na?ve de l'enfant qui s'agenouille et qui prie, la primitive foi des peuples jeunes, courbés sous la terreur de leur ignorance; et il s'était révolté davantage devant la glorification de l'absurde, la déchéance du sens commun, convaincu que le salut, la paix des hommes et des peuples d'aujourd'hui ne saurait ?tre dans cet abandon puéril de la raison. Ensuite, repris du besoin d'aimer, tout en faisant la part intellectuelle de cette raison exigeante, il avait joué sa paix derni?re dans une seconde expérience, il était allé a Rome voir si le catholicisme pouvait se renouveler, revenir a l'esprit du christianisme naissant, ?tre la religion de la démocratie, la foi que le monde moderne, bouleversé, en danger de mort, attendait pour s'apaiser et vivre; et il n'y avait trouvé que des décombres, que le tronc pourri d'un arbre incapable d'un nouveau printemps, il n'y avait entendu que le craquement supr?me du vieil édifice social, pr?s de crouler. C'était alors, rendu au doute immense, a la négation totale, qu'il était revenu a Paris, rappelé par l'abbé Rose, au nom de leurs pauvres, pour s'oublier, pour s'immoler, pour croire en eux, puisque eux seuls restaient, avec leurs effroyables souffrances; et c'était alors qu'il s'était heurté, depuis trois ans, a cet effondrement, cette banqueroute de la bonté elle-m?me, la charité dérisoire, la charité inutile et bafouée.
Ces trois années, Pierre venait de les vivre dans une tourmente sans cesse accrue, o? son ?tre entier avait fini par sombrer. Sa foi était morte a jamais, son espérance m?me était morte d'utiliser la foi des foules pour le salut commun. Il niait tout, il n'attendait plus que la catastrophe finale, inévitable, la révolte, le massacre, l'incendie, qui devaient balayer un monde coupable et condamné. Pr?tre sans croyance veillant sur la croyance des autres, faisant chastement, honn?tement son métier, dans la tristesse hautaine de n'avoir pu renoncer a son intelligence, comme il avait renoncé a sa chair d'amoureux et a son r?ve de sauveur des peuples, il restait quand m?me debout, d'une grandeur solitaire et farouche. Et ce négateur désespéré, qui avait touché le fond du néant, gardait une attitude si haute et si grave, parfumée d'une bonté si pure, qu'il avait, dans sa paroisse de Neuilly, acquis la réputation d'un jeune saint, aimé de Dieu, dont la pri?re obtenait des miracles. Il était la r?gle, il n'avait plus que le geste du pr?tre, sans l'âme immortelle, tel qu'un sépulcre vide o? ne restait pas m?me la cendre de l'espoir; et des femmes douloureuses, des paroissiennes en larmes l'adoraient, baisaient sa soutane, et c'était une m?re torturée, ayant un enfant au berceau en danger de mort, qui l'avait supplié de venir demander la guérison a Jésus, certaine que Jésus la lui accorderait, dans ce sanctuaire de Montmartre, o? flambait le prodige de son c?ur incendié d'amour.
Cependant, Pierre, rev?tu des v?tements sacrés, avait gagné la chapelle de Saint-Vincent-de-Paul. Il y monta le degré de l'autel, il commença la messe; et, quand il se retourna, les mains élargies, pour bénir, il apparut avec sa face creusée, sa bouche de douceur amincie d'amertume, ses yeux de tendresse devenus noirs de souffrance. Ce n'était plus le jeune pr?tre, au visage br?lé de fi?vre tendre allant a Lourdes, au visage illuminé d'apôtre partant pour Rome. Sa double hérédité en éternelle lutte, son p?re dont il tenait la tour inexpugnable de son front, sa m?re qui lui avait donné ses l?vres altérées d'amour, continuaient le combat, toute la bataille humaine du sentiment et de la raison, dans cette face aujourd'hui ravagée, o? montait aux minutes d'oubli le chaos de la détresse intérieure. Les l?vres avouaient encore la soif inassouvie d'aimer, de se donner et de vivre, qu'il croyait bien ne devoir plus contenter jamais; tandis que le front solide, la citadelle dont il souffrait, s'ent?tait a ne point se rendre, sous les assauts de l'erreur. Mais il se raidissait, cachait l'épouvante du vide o? il se débattait, demeurait superbe, taisait les gestes, disait les paroles, souverainement. Et la m?re qui était la, parmi les quelques femmes agenouillées, la m?re qui attendait de lui une intercession supr?me, qui le croyait en colloque avec Jésus pour le salut de son enfant, le voyait rayonner au travers de ses larmes, d'une beauté d'ange, messager des grâces divines.
Apr?s l'Offertoire, lorsque Pierre découvrit le calice, il se prit en dédain. L'ébranlement était trop profond, il pensait quand m?me a ces choses. Quel enfantillage, dans ses deux expériences, a Lourdes et a Rome, quelle na?veté de pauvre ?tre éperdu, dévoré du besoin d'aimer et de croire! S'?tre imaginé que la science actuelle, en lui, allait s'accommoder avec la foi de l'an mille, et surtout avoir eu la sottise d'espérer que lui, petit pr?tre, allait faire la leçon au pape, le déterminer a ?tre un saint et a changer la face du monde! Il en était plein de honte, comme on avait d? rire de lui! Puis, c'était aussi son idée d'un schisme qui le faisait rougir. Il se revoyait a Rome, r?vant d'écrire un livre, o? il se séparerait violemment du catholicisme, pour pr?cher la religion nouvelle des démocraties, l'Evangile épuré, humain et vivant. Quelle ridicule folie! Un schisme! il avait connu a Paris un abbé de grand c?ur et de grand esprit, qui avait tenté de l'accomplir, ce fameux schisme annoncé, attendu. Ah! le pauvre homme, la triste et dérisoire besogne, au milieu de l'incrédulité universelle, de l'indifférence glacée des uns, des moqueries et des injures des autres! Si Luther revenait de nos jours, il finirait a un cinqui?me des Batignolles, oublié et mourant de faim. Un schisme ne peut réussir dans un peuple qui ne croit plus, qui s'est désintéressé de l'Eglise, pour mettre ailleurs son espoir. C'était tout le catholicisme, c'était m?me tout le christianisme qui allait ?tre emporté, car l'Evangile, en dehors de quelques maximes morales, n'était plus un code social possible. Et cette certitude augmentait son tourment, les jours o? la soutane pesait plus lourde a ses épaules, o? il finissait par se mépriser, de célébrer ainsi le myst?re divin de cette messe, qui était devenue pour lui le geste d'une religion morte.
Pierre, qui avait empli le calice a demi du vin des burettes, se lava les mains et aperçut de nouveau la m?re, avec son visage d'ardente supplication. Alors, il pensa que c'était pour elle, dans une pensée charitable d'homme lié par un serment, qu'il était resté pr?tre, pr?tre sans croyance nourrissant du pain de l'illusion la croyance des autres. Mais cette héro?que attitude, ce devoir hautain o? il s'enfermait, n'allait plus pour lui sans une angoisse croissante. La simple probité ne lui commandait-elle pas de jeter la soutane, de retourner parmi les hommes? Sa situation fausse, a certaines heures, l'emplissait du dégo?t de son héro?sme inutile, et il se demandait de nouveau s'il n'était pas lâche et dangereux de laisser vivre les foules dans leur superstition. Certes, le mensonge d'un Dieu de justice et de vigilance, d'un paradis futur o? étaient rachetées toutes les souffrances d'ici-bas, avait longtemps semblé nécessaire aux mis?res des pauvres hommes; mais quel leurre, quelle exploitation tyrannique des peuples, et combien il serait plus viril d'opérer les peuples brutalement, en leur donnant le courage de vivre la vie réelle, m?me dans les larmes! Déja, s'ils se détournaient du christianisme, n'était-ce pas qu'ils avaient le besoin d'un idéal plus humain, d'une religion de santé et de joie, qui ne serait pas une religion de la mort? Le jour o? l'idée de charité croulerait, le christianisme croulerait avec elle, car il 'était bâti sur la charité divine corrigeant l'injustice fatale, ouvrant les récompenses futures a qui aurait souffert en cette vie. Et elle croulait, les pauvres n'y croyaient plus, se fâchaient devant ce paradis menteur dont la promesse avait si longtemps entretenu leur patience, exigeaient qu'on ne les renvoyât pas au lendemain du tombeau, pour le r?glement de leur part de bonheur. Un cri de justice montait de toutes les l?vres, la justice sur cette terre, la justice pour ceux qui ont faim, que l'aumône est lasse de secourir depuis dix-huit si?cles d'Evangile, et qui n'ont toujours pas de pain a manger.
Lorsque, les coudes sur la table de l'autel, Pierre eut vidé le calice, apr?s y avoir brisé l'hostie, il se sentit tomber a une détresse plus grande. Ainsi donc, c'était une troisi?me expérience qui commençait pour lui, ce combat supr?me de la justice contre la charité, o? allaient se débattre son c?ur et sa raison, dans ce grand Paris, si voilé de cendre, si plein d'un terrible inconnu? Le besoin du divin luttait encore en lui contre l'intelligence dominatrice. Comment contenterait-on jamais, chez les foules, la soif du myst?re? En dehors de l'élite, la science suffirait-elle pour apaiser le désir, bercer la souffrance, rassasier le r?ve? Et qu'allait-il devenir lui-m?me, dans la banqueroute de cette charité qui, seule, depuis trois ans, le tenait debout, en occupant toutes ses heures, en lui donnant l'illusion de se dévouer, d'?tre utile aux autres? D'un coup, la terre manquait sous ses pieds, il n'entendait plus que le cri du peuple, du grand muet, demandant justice, grondant et menaçant de reprendre sa part, qu'on détenait par la force et la ruse. Plus rien ne pouvait retarder la catastrophe inévitable, la guerre fratricide des classes qui emporterait le vieux monde, condamné a disparaître sous l'amas de ses crimes. A chaque heure, il en attendait l'effondrement, Paris noyé de sang, Paris en flamme, dans une tristesse affreuse. Et son horreur de la violence le glaçait, il ne savait o? prendre la croyance nouvelle qui devait conjurer le péril, ayant bien conscience que le probl?me social et religieux ne faisait qu'un, était seul en question dans l'effroyable et quotidien labeur de Paris, mais trop troublé lui-m?me, trop mis a l'écart par la pr?trise, trop déchiré de doute et d'impuissance, pour dire encore o? était la vérité, la santé, la vie. Ah! ?tre sain, vivre, contenter enfin sa raison et son c?ur, dans la paix, dans la besogne certaine, simplement honn?te, que l'homme est venu accomplir sur la terre!
La messe était dite, et Pierre descendait de l'autel, quand la m?re en larmes, pr?s de laquelle il passait, saisit de ses mains tremblantes un coin de la chasuble et la baisa éperdument, comme on baise la relique du saint dont on attend le salut. Elle le remerciait du miracle qu'il avait d? faire, certaine de retrouver son enfant guéri. Il fut profondément ému de cet amour, de cette foi br?lante, malgré la brusque détresse qu'il éprouva plus affreuse, a n'?tre pas le ministre souverain que cette femme croyait, capable d'obtenir un sursis de la mort. Mais il la renvoyait consolée, raffermie, et ce fut d'un v?u ardent qu'il supplia la Force ignorée et consciente, s'il en existait une, de venir en aide a la pauvre créature. Puis, lorsqu'il se fut dév?tu, dans la sacristie, et qu'il se retrouva dehors, devant la basilique, fouetté par la bise d'hiver, un frisson mortel le reprit et le glaça, tandis qu'il regardait, au travers de la brume, si l'ouragan de col?re et de justice n'avait pas balayé Paris, la catastrophe attendue qui devait l'engloutir un matin, en ne laissant, sous le ciel de plomb, que le marais empesté de ses décombres.
Tout de suite, Pierre voulut faire la commission de l'abbé Rose. Il suivit la rue de Norvins, sur la cr?te de Montmartre, gagna la rue des Saules, dont il descendit la pente raide, entre des murs moussus, de l'autre côté de Paris. Les trois francs qu'il tenait dans sa main, au fond de la poche de sa soutane, l'emplissaient a la fois d'une émotion attendrie et d'une sourde col?re contre l'inutile charité. Mais, a mesure qu'il dévalait, par les raidillons, par les étages d'escaliers interminables, des coins de mis?re entrevus le reprenaient, une infinie pitié lui serrait le c?ur. Il y avait la tout un quartier neuf en construction, le long des larges voies ouvertes, depuis les grands travaux du Sacré-C?ur. De hautes et bourgeoises maisons se dressaient déja, au milieu des jardins éventrés, parmi des terrains vagues, entourés encore de palissades. Et, avec leurs façades cossues, d'une blancheur neuve, elles ne faisaient que rendre plus sombres, plus lépreuses, les vieilles bâtisses branlantes restées debout, des guinguettes louches aux murs sang de b?uf, des cités de souffrance aux bâtiments noirs et souillés, o? du bétail humain s'entassait. Ce jour-la, sous le ciel bas, la boue noyait le pavé défoncé par les charrois, le dégel trempait les murs d'une humidité glaciale, tandis qu'une tristesse atroce montait de tant de saleté et de souffrance.
Pierre, qui était allé jusqu'a la rue Marcadet, revint sur ses pas. Il entra, rue des Saules, certain de ne pas se tromper, dans la cour d'une sorte de caserne ou d'hôpital, que trois bâtiments irréguliers entouraient. Cette cour était un cloaque, o? les ordures avaient d? s'amasser pendant les deux mois de terrible gelée; et tout fondait maintenant, une abominable odeur s'exhalait du lac de fange immonde. Les bâtiments croulaient a demi, des vestibules béants s'ouvraient comme des trous de cave, des taies de papier bariolaient les vitres crasseuses, des loques pendaient infâmes, telles que des drapeaux de mort. Au fond de l'échoppe qui servait de loge au concierge, Pierre n'aperçut qu'un homme infirme, roulé dans le lambeau sans nom d'une ancienne couverture de cheval.
-Vous avez ici un vieil ouvrier du nom de Laveuve. Quel escalier, quel étage?
L'homme ne répondit pas, arrondit des yeux inquiets d'idiot qui s'effare. Sans doute la concierge était dans le voisinage. Un instant, le pr?tre attendit; puis, apercevant une petite fille au fond de la cour, il se hasarda, traversa le cloaque sur la pointe des pieds.
-Mon enfant, connais-tu, dans la maison, un vieil ouvrier qui s'appelle Laveuve?
La petite fille, dont le maigre corps n'était v?tu que d'une robe de toile rose, en guenilles, grelottait, les mains couvertes d'engelures. Elle leva son fin visage, joli sous les morsures du froid.
-Laveuve, non, sais pas, sais pas...
Et, de son geste inconscient de mendiante, elle tendit l'une de ses pauvres mains, gourdes et massacrées. Puis, lorsqu'il lui eut donné une petite pi?ce blanche, elle se mit a galoper, telle qu'une ch?vre joyeuse, au travers de la boue, en chantant d'une voix aiguë:
-Sais pas, sais pas, sais pas...
Il prit le parti de la suivre. Elle avait disparu dans un des vestibules béants, et il monta derri?re elle un escalier sombre et fétide, aux marches a demi rompues, rendues si glissantes par des épluchures de légumes, qu'il dut s'aider de la corde graisseuse, grâce a laquelle on se hissait. Mais toutes les portes étaient closes, il frappa inutilement a plusieurs, il n'obtint a la derni?re que des grognements étouffés, comme si quelque animal désespéré était enfermé la. Redescendu dans la cour, il hésita, puis s'engagea dans un autre escalier. Et, cette fois, il fut assourdi par des cris perçants, des cris d'enfant qu'on égorge. Il monta au bruit, il finit par se trouver devant une chambre grande ouverte, dans laquelle un enfant, laissé seul, attaché sur sa petite chaise, sans doute pour qu'il ne tombât pas, hurlait sans reprendre haleine. Il redescendit de nouveau, bouleversé, le sang glacé par tant de dénuement et d'abandon.
Mais une femme rentrait, rapportant trois pommes de terre dans son tablier; et, comme il la questionnait, elle regarda sa soutane avec méfiance.
-Laveuve, Laveuve, je ne peux pas dire. Si la concierge était la, elle vous dirait peut-?tre... Vous comprenez, il y a cinq escaliers, on ne se connaît pas tous, et puis ça change si souvent... Voyez tout de m?me la, au fond.
Cet escalier du fond était plus abominable que les autres, les marches déjetées, les murs gluants, comme trempés d'une sueur d'angoisse. A chaque palier, les plombs soufflaient une haleine de peste, et de chaque logement sortaient des plaintes, des querelles, un affreux dégo?t de mis?re. Une porte battit, un homme apparut, traînant une femme par les cheveux, pendant que trois mioches pleuraient. A l'étage supérieur, ce fut, dans une pi?ce entrevue, la vision d'une fille chétive et toussant, la gorge flétrie déja, qui promenait violemment un poupon, pour le faire taire, désespérée de n'avoir plus de lait. Puis, ce fut encore, dans un logement d'a côté, la vue poignante de trois ?tres, a demi v?tus de haillons, sans sexe ni âge, qui, au milieu de la nudité absolue de la chambre, mangeaient gloutonnement, a la m?me terrine, une pâtée dont les chiens n'auraient pas voulu. Ils lev?rent a peine la t?te, grond?rent, ne répondirent pas aux questions.
Pierre allait redescendre, lorsque, tout en haut, a l'entrée d'un couloir, il tenta une derni?re fois de frapper a une porte. Une femme ouvrit, dont les cheveux dépeignés grisonnaient déja, bien qu'elle ne d?t pas avoir plus de quarante ans; et ses l?vres pâlies, ses yeux meurtris, dans sa face jaune, exprimaient une lassitude extr?me, un air d'effacement et de continuelle crainte, sous l'acharnée mis?re. Elle se troubla, a la vue de la soutane, elle balbutia, inqui?te:
-Entrez, entrez, monsieur l'abbé.
Mais un homme, que Pierre n'avait pas vu d'abord, un ouvrier d'une quarantaine d'années aussi, grand, maigre, chauve, un roux décoloré, les moustaches et la barbe rares, eut un geste de violence, la sourde menace de jeter le pr?tre a l'a porte. Il se calma, s'assit pr?s d'une table boiteuse, affecta de tourner le dos. Et, comme il y avait la encore une fillette blonde, de onze a douze ans, la figure longue et douce, avec cet air intelligent et un peu vieux que la grande mis?re donne aux enfants, il l'appela, la tint entre ses genoux, sans doute pour la protéger du contact de la soutane.
Pierre, le c?ur serré par cet accueil, sentant le profond dénuement de cette famille, a la pi?ce nue et sans feu, a la détresse morne de ces trois ?tres, se décida pourtant a poser sa question.
-Madame, vous ne connaissez pas dans la maison un vieil ouvrier du nom de Laveuve?
La femme, tremblante maintenant de l'avoir fait entrer, puisque cela paraissait déplaire a son homme, essaya d'arranger les choses, timidement.
-Laveuve, Laveuve, non... Dis, Salvat, tu entends? Est-ce que tu connais, toi?
Salvat se contenta de hausser les épaules. Mais la petite fille ne put tenir sa langue.
-Ecoute donc, maman Théodore... C'est peut-?tre le Philosophe.
-Un ancien ouvrier peintre, continua Pierre, un vieillard malade, qui ne peut plus travailler.
Madame Théodore, du coup, fut renseignée.
-Alors, c'est ça, c'est bien ça... Nous l'appelons le Philosophe, un surnom qu'on lui a donné dans le quartier. Tout de m?me, rien n'emp?che qu'il ne s'appelle Laveuve.
D'un de ses poings levés au plafond, vers le ciel, Salvat sembla protester contre l'abomination d'un monde et d'un Dieu qui laissaient crever de faim les vieux travailleurs, tels que des chevaux fourbus. Mais il ne parla pas, il retomba dans un silence sauvage et lourd, dans la sorte de méditation affreuse o? il se trouvait, lorsque le pr?tre avait paru. Il était mécanicien, et il regardait obstinément, posé sur la table, son sac a outils, un petit sac de cuir, o? quelque chose faisait bosse, une pi?ce a reporter sans doute. Il devait songer au long chômage, a sa recherche vaine d'un travail quelconque, pendant ces deux derniers mois de terrible hiver. Ou peut-?tre songeait-il aux représailles prochaines et sanglantes des meurt-de-faim, dans la r?verie incendiaire qui allumait ses grands yeux bleus, singuliers, vagues et br?lants. Tout d'un coup, il s'aperçut que sa fille avait pris le sac, tâchait de l'ouvrir, pour voir. Il eut un frémissement, et enfin il parla, la bouche bonne et am?re, cédant a la brusque émotion qui le pâlissait.
-Céline, veux-tu bien laisser ça! Je t'ai défendu de toucher aux outils.
Il prit le sac, le déposa derri?re lui, contre le mur, avec de grandes précautions.
-Alors, madame, demanda Pierre, ce Laveuve habite a cet étage?
Madame Théodore, d'un regard craintif, consulta Salvat. Elle n'était pas pour qu'on bousculât les curés, quand ils se donnaient la peine de venir, parce qu'il y avait parfois a gagner des sous avec eux. Et, lorsqu'elle comprit que Salvat, retombé dans sa noire r?verie, la laissait agir a sa guise, elle s'offrit tout de suite.
-Si monsieur l'abbé le veut bien, je vais le conduire. C'est justement au fond du corridor. Mais il faut savoir, parce qu'il y a encore des marches a monter.
Céline, voyant la un amusement, s'échappa des genoux de son p?re, accompagna le pr?tre, elle aussi. Et Salvat resta seul dans la chambre de pauvreté et de souffrance, d'injustice et de col?re, sans feu, sans pain, hanté de son r?ve ardent, les yeux de nouveau fixés sur le sac, comme s'il y avait eu la, avec les outils, la guérison du monde.
En effet, il fallut gravir quelques marches; et, derri?re madame Théodore et Céline, Pierre se trouva dans une sorte d'étroit grenier, sous le toit, une soupente de quelques m?tres carrés, o? l'on ne pouvait se tenir debout. Le jour n'entrait que par une lucarne a tabati?re; mais, comme la neige bouchait la vitre, on dut laisser la porte grande ouverte, pour y voir clair. Ce qui entrait, c'était le dégel, la neige qui fondait et qui, goutte a goutte, coulait, inondait le carreau. Apr?s ces longues semaines de froid intense, la noire humidité noyait tout de son frisson. Et la, sans une chaise, sans m?me un bout de planche, dans un coin du carreau nu, sur un tas de loques immondes, Laveuve gisait, tel qu'une b?te a demi crevée parmi un tas d'ordures.
-Tenez! dit Céline de sa voix chantante, le voila, c'est le Philosophe!
Madame Théodore s'était penchée, pour écouter s'il vivait toujours.
-Oui, il respire, je crois qu'il dort. Oh! s'il mangeait seulement tous les jours, il se porterait bien. Mais, que voulez-vous? il n'a plus personne, et quand on marche sur ses soixante-dix ans, le mieux serait d'aller se jeter a l'eau. Dans son métier de peintre en bâtiment, d?s cinquante ans parfois, on ne peut plus travailler sur les échelles. Lui, d'abord, a trouvé des travaux de plain-pied a faire. Puis, il a eu la chance d'avoir des chantiers a garder. Et c'est fini, on l'a congédié de partout, voici deux mois qu'il est venu tomber dans ce coin, pour y mourir. Le propriétaire n'a point osé encore le jeter a la rue, bien que ce ne soit pas l'envie qui lui en manque... Nous autres, n'est-ce pas? nous lui apportons parfois un peu de vin, des cro?tes. Mais, quand on n'a rien soi-m?me, comment voulez-vous qu'on donne a un autre?
Epouvanté, Pierre regardait cet effroyable reste, ce que cinquante années de travail et de mis?re, d'injustice sociale, avaient fait d'un homme. Il finissait par distinguer la t?te blanche, usée, déprimée, déformée. Toute la débâcle du travail sans espoir sur une face humaine. La barbe inculte, embroussaillant les traits, l'air d'un vieux cheval qu'on ne tond plus, avec les mâchoires de travers, depuis que les dents étaient tombées. Des yeux vitreux, un nez qui sombrait dans la bouche. Et surtout cet aspect de b?te déjetée par les fatigues du métier, éclopée, écroulée, bonne uniquement pour l'abattoir.
-Ah! le pauvre ?tre! murmura le pr?tre frémissant. Et on le laisse mourir de faim, tout seul, sans une aide! et pas un hospice, pas un asile ne l'a recueilli!
-Dame! reprit madame Théodore de sa voix dolente et résignée, les hôpitaux sont faits pour les malades, et il n'est pas malade, il s'ach?ve simplement, a bout de forces. Puis, il n'est pas toujours commode, on est venu encore derni?rement, pour le mettre dans un asile; mais il ne veut pas ?tre enfermé, il répond grossi?rement a ceux qui le questionnent, sans compter qu'il a la mauvaise réputation de boire et de mal parler des bourgeois... Ah! Dieu merci, il sera délivré bientôt!
Pierre s'était penché, en voyant les yeux de Laveuve s'ouvrir tout grands, et il lui parla avec tendresse, il raconta qu'il venait de la part d'un ami lui apporter quelque argent, pour s'acheter ce dont il aurait le plus besoin. D'abord, a la vue de la soutane, le vieillard avait grondé de gros mots. Mais, tout de m?me, dans son extr?me faiblesse, il gardait la goguenardise de l'ouvrier parisien.
-Je boirai volontiers un coup alors, dit-il d'une voix distincte, et avec un bout de pain, s'il y a de quoi, car voila deux jours que je n'en connais plus le go?t.
Céline s'offrit, et madame Théodore l'envoya chercher un pain et un litre de vin, avec l'argent de l'abbé Rose. Puis, en attendant, elle dit a Pierre comment Laveuve avait d? entrer a l'Asile des Invalides du travail, une bonne ?uvre dont les dames patronnesses étaient présidées par la baronne Duvillard; mais l'enqu?te réglementaire avait abouti sans doute a un tel rapport, que l'affaire en était restée, la.
-La baronne Duvillard, je la connais, je vais aller la voir aujourd'hui! s'écria Pierre, dont le c?ur saignait. Il est impossible qu'on laisse plus longtemps un homme dans une situation pareille.
Et, comme Céline revenait avec le pain et le litre, ils install?rent a eux trois Laveuve, le remont?rent sur son tas de loques, le firent boire et manger, puis laiss?rent pr?s de lui le reste du vin et du pain, un grand pain de quatre livres, en lui recommandant d'attendre pour le finir, s'il ne voulait pas étouffer.
-Monsieur l'abbé devrait me donner son adresse, dans le cas o? j'aurais quelque chose a lui faire savoir, dit madame Théodore, lorsqu'elle se retrouva devant sa porte.
Pierre n'avait pas de carte de visite, et tous trois rentr?rent, dans la chambre. Mais Salvat n'y était plus seul. Debout, il causait bas, tr?s vite, de tr?s pr?s, bouche a bouche, avec un jeune homme d'une vingtaine d'années. Celui-ci, fluet, brun, les cheveux taillés en brosse et la barbe naissante, avait des yeux clairs, un nez droit, des l?vres minces, dans une face pâle de vive intelligence, semée de quelques taches de rousseur. Sous sa jaquette usée, il grelottait, le front dur et t?tu.
-C'est monsieur l'abbé qui veut me laisser son adresse, pour l'affaire du Philosophe, expliqua madame Théodore doucement, contrariée de trouver la du monde.
Les deux hommes avaient regardé le pr?tre, puis s'étaient regardés, l'air terrible. Brusquement, ils ne dirent plus un mot, dans le froid de glace qui tombait du plafond.
Salvat, avec de nouvelles et grandes précautions, alla prendre son sac a outils, contre le mur.
-Alors, tu descends, tu vas encore chercher du travail?
Il ne répondit pas, il n'eut qu'un geste de col?re, comme pour dire qu'il ne voulait plus du travail, puisque le travail, depuis si longtemps, n'avait plus voulu de lui.
-Tout de m?me, tâche de rapporter quelque chose, car tu sais qu'il n'y a rien... A quelle heure rentreras-tu?
D'un nouveau geste, il sembla répondre qu'il rentrerait quand il pourrait, jamais peut-?tre. Et, des larmes, malgré son effort d'héro?sme, étant montées a ses vagues yeux bleus, o? br?lait une flamme, il saisit sa fille Céline, l'embrassa violemment, éperdument, puis s'en alla, son sac sous le bras, suivi de son jeune compagnon.
-Céline, reprit madame Théodore, donne ton crayon a monsieur l'abbé, et tenez! monsieur, mettez-vous la, vous serez mieux pour écrire.
Puis, lorsque Pierre se fut installé devant la table, sur la chaise que Salvat avait occupée:
-Il n'est pas méchant, continua-t-elle pour excuser son homme de n'?tre gu?re poli, mais il a eu trop d'emb?tements dans l'existence, ça l'a rendu un peu braque. C'est comme ce jeune homme que vous venez de voir, monsieur Victor Mathis, en voila encore un qui n'est pas heureux, un jeune homme tr?s bien élevé, tr?s instruit, et dont la m?re, une veuve, a juste de quoi manger du pain. Alors, on comprend, n'est-ce pas? que ça leur tourne sur la t?te et qu'ils parlent de faire sauter tout le monde. Moi, ce ne sont pas mes idées, mais je leur pardonne, oh! bien volontiers.
Troublé, intéressé par tout ce qu'il sentait d'inconnu et d'effrayant autour de lui, Pierre ne se hâta pas d'écrire l'adresse, écoutant, poussant aux confidences.
-Si vous saviez, monsieur l'abbé, ce pauvre Salvat! un enfant abandonné, sans p?re ni m?re, qui a couru les chemins, qui a d? faire d'abord tous les métiers pour vivre. Puis, il est devenu mécanicien, et un tr?s bon ouvrier, je vous assure, tr?s adroit, tr?s travailleur. Mais il avait déja ses idées, il se querellait, voulait embaucher les camarades, si bien qu'il ne pouvait rester nulle part. Enfin, a trente ans, il a fait la b?tise de partir pour l'Amérique avec un inventeur, qui l'a exploité la-bas, a ce point qu'au bout de six ans il est revenu malade et sans un sou... Il faut vous dire qu'il avait épousé ma s?ur cadette, Léonie, et qu'elle était morte, avant son départ pour l'Amérique, en lui laissant la petite Céline âgée d'un an. Moi, j'étais alors avec mon mari Théodore Labitte, un maçon; et ce n'est pas pour me vanter, mais j'avais beau me tuer les yeux a la couture, il me battait a me laisser morte sur le carreau. Il a fini par me planter la, en filant avec une jeunesse de vingt ans, ce qui m'a causé plus de plaisir que de peine... Et, naturellement, quand Salvat, a son retour d'Amérique, m'a retrouvée seule, avec sa petite Céline, qu'il m'avait confiée a son départ et qui m'appelait maman, nous nous sommes mis ensemble par la force des choses. Nous ne sommes pas mariés, mais, n'est-ce pas? monsieur l'abbé, c'est tout comme.
Elle avait pourtant éprouvé une g?ne, et elle reprit, pour montrer qu'elle n'était point sans parents convenables:
-Moi, je n'ai pas eu de chance, mais j'ai une autre s?ur, Hortense, qui a épousé un employé, monsieur Chrétiennot, et qui habite un joli appartement du boulevard Rochechouart. Nous étions trois, d'un second lit, Hortense, la plus jeune, Léonie qui est morte, et moi, l'aînée, qui m'appelle Pauline... Et j'ai encore, du premier lit, un fr?re, Eug?ne Toussaint, plus âgé que moi de dix ans, mécanicien lui aussi, qui travaille depuis la guerre dans la m?me maison, l'usine Grandidier, a cent pas d'ici, rue Marcadet. Le malheur est qu'il a eu une attaque derni?rement... Moi, j'ai perdu les yeux, je me les suis br?lés a travailler pendant des dix heures par jour a la couture. Maintenant, je ne puis seulement faire un raccommodage sans que des larmes m'aveuglent. J'ai cherché des ménages, et je n'en trouve plus, la mauvaise chance s'acharne contre nous. Alors, voila, nous manquons de tout, une mis?re noire, souvent des deux et trois jours sans manger, une vie de chien qui se nourrit au hasard de ce qu'il rencontre; et, avec ça, ces deux derniers mois de gros froids qui nous ont gelés, a croire des fois, le matin, que nous ne nous réveillerions plus... Que voulez-vous? moi, je n'ai jamais été heureuse, battue d'abord, a présent finie, balayée dans un coin, vivant je ne sais m?me pas pourquoi.
Sa voix s'était mise a trembler, ses yeux rouges se mouillaient, et Pierre la sentit ainsi pleurante dans l'existence, brave femme sans volonté, comme effacée déja de la vie, en ménage sans amour, au hasard des événements.
-Oh! je ne me plains pas de Salvat, dit-elle encore. C'est un brave homme, il ne r?ve que le bonheur de tous; et il ne boit pas, il travaille quand il peut... Seulement, il est certain que, s'il s'occupait moins de politique, il travaillerait davantage. On ne peut discuter avec les camarades, aller dans les réunions, et ?tre a l'atelier. Il est fautif en cela, c'est évident... Ça n'emp?che qu'il a raison de se plaindre, on ne s'imagine pas un pareil acharnement du malheur, tout s'est abattu sur lui, tout l'a écrasé. Un saint lui-m?me en deviendrait fou, et l'on comprend qu'un pauvre, qu'un malchanceux finisse par en ?tre enragé... Depuis deux mois, il n'a rencontré qu'un bon c?ur, un savant, installé la-haut, sur la butte, monsieur Guillaume Froment, qui lui a donné quelque travail, de quoi avoir parfois de la soupe.
Tr?s surpris d'entendre le nom de son fr?re, Pierre voulut poser certaines questions; puis, un sentiment singulier, un malaise de discrétion et de peur, le fit se taire. Il regarda Céline, qui avait écouté, debout devant lui, muette, de son air grave et chétif. Et madame Théodore, en le voyant sourire a l'enfant, eut une derni?re réflexion.
-Tenez! c'est surtout l'idée de cette petite qui le jette hors de lui. Il l'adore, il tuerait tout le monde, quand il la voit se coucher sans souper. Elle est si gentille, elle apprenait si bien, a l'école communale! Maintenant, elle n'a plus m?me de chemise pour y aller.
Pierre, qui avait enfin écrit son adresse, glissa une pi?ce de cinq francs dans la main de la fillette; et, désirant couper court aux remerciements, il se hâta de dire:
-Vous saurez o? me trouver, si vous avez besoin de moi, pour Laveuve. Mais je vais m'occuper de son affaire d?s cet apr?s-midi, et j'esp?re bien que, ce soir, on viendra le chercher.
Madame Théodore n'écoutait pas, se confondait en bénédictions; tandis que Céline, saisie de voir cent sous dans sa main, murmurait:
-Oh! ce pauvre papa, qui est parti a la chasse des sous! Si l'on courait lui dire qu'il y a de quoi pour aujourd'hui?
Et le pr?tre, déja dans le couloir, entendit la femme répondre:
-Il est loin, s'il marche toujours. Il reviendra bien peut-?tre.
Comme Pierre s'échappait de l'affreuse et douloureuse maison, la t?te bourdonnante, le c?ur ravagé de tristesse, il eut l'étonnement de revoir Salvat et Victor Mathis, arr?tés et debout, dans un coin de la cour immonde, aux odeurs pestilentielles de cloaque. Ils étaient descendus continuer la l'entretien interrompu dans la chambre. Ils causaient de nouveau bas et tr?s vite, bouche a bouche, tout a la violence dont leurs yeux br?laient. Mais ils entendirent le bruit des pas, ils reconnurent l'abbé; et, soudainement froids et calmes, sans ajouter un mot, ils échang?rent une rude poignée de main. Victor remonta vers Montmartre. Salvat hésita, de l'air d'un homme qui consulte le destin. Puis, allant au hasard farouche, redressant sa taille maigre de travailleur las et affamé, il tourna dans la rue Marcadet, marcha vers Paris, son sac a outils sous le bras.
Un instant, Pierre eut l'envie de courir, de lui crier que sa fillette le rappelait, en haut. Mais le m?me malaise l'avait repris, de la discrétion, de la peur, la sourde certitude que rien n'arr?terait la destinée. Et lui-m?me n'était plus calme, n'avait plus sa détresse glacée et désespérée du matin. En se retrouvant dans le brouillard frissonnant de la rue, il sentit sa fi?vre, la flamme de charité que la vue de l'effroyable mis?re, toujours renaissante, venait de rallumer en lui. Non, non! c'était trop de souffrance, il voulait lutter encore, sauver Laveuve, rendre un peu de joie a tant de pauvres gens. L'expérience nouvelle se posait avec ce Paris qu'il avait vu si voilé de cendre, si mystérieux et si troublant, sous la menace de l'inévitable justice. Et il r?vait d'un grand soleil de santé et de fécondité, qui ferait de la ville l'immense champ de fertile moisson, o? pousserait le monde meilleur de demain.
Paryż
KSIĘGA PIERWSZA.
I.
Styczeń się już kończył, gdy pewnego poranka ksiądz Piotr Fromont znalazł się o godzinie ósmej na szczycie wzgórza Montmartre, przed bazyliką Sacré-Coeur, gdzie miał mszę odprawić.
Zanim wszedł do kościoła, zatrzymał się na chwilę, by spojrzeć na Paryż, roztaczający się u stóp wzgórza jak olbrzymie morze.
Przez dwa upływające miesiące, srożyła się wyjątkowo ostra, mroźna i śnieżna zima a obecnie nadeszła odwilż, zatapiająca Paryż w dżdżyste i ponure chłody. Całe niebo szare jak ołów, opadało ku ziemi mgłą ciężką, smutną i żałobną. Wschodnia część miasta, złożona z dzielnic pracy i nędzy, tonęła w ryżawych dymach, unoszących się z wysokich kominów fabryk, podczas gdy ku zachodowi, ponad dzielnicami bogactwa i rozkoszy, mgła się rozjaśniała, przemieniając się w lekką zasłonę z nieruchomej pary. Ledwie że można było odgadnąć widnokrąg a w nieskończoność ciągnące się pole domów, występowało jak chaos kamieni poryty czeluściami wypełnionemi bladym oparem, ponad którym majaczyły szczyty gmachów i wyżej położone ulice, występując miejscami wyraziście, smugami o czarności sadzy. Paryż przedstawiał się tajemniczo, przysłonięty oparami, jakby zagrzebany w popiołach, w połowie już zanikły w znojach, cierpieniach i wstydzie, wszystkiego, co ukrywał w olbrzymiem swem wnętrzu.
Piotr, chudy, ponury, w lekkiej sutannie pomimo chłodu, stał i patrzał. Wtem ksiądz Rose, który jakby wyczekiwał na jego przyjście, ukryty poza pilastrem głównego kościelnego wejścia, nadszedł się z nim przywitać.
- Wreszcie doczekałem się ciebie, moje drogie dziecko. Mam do ciebie prośbę, zaraz ci to powiem...
Mówił zakłopotany i zaniepokojony. Spojrzał dokoła, lękając się, by go kto nie zobaczył a chociaż nie dostrzegł nikogo, dla pewności odprowadził Piotra od murów bazyliki i stanąwszy na pustym placyku, nie zważając na przejmująco zimne podmuchy wiatru, rzekł:
- Blizko ztąd, na ulicy des Saules, znajduje się w najstraszniejszej nędzy, stary, zniedołężniały robotnik. Kiedyś był malarzem pokojowym, lecz obecnie ma lat siedemdziesiąt, więc nie może już pracować. Mówiono mi, że umiera z głodu, na zgniłym barłogu... Więc pomyślałem o tobie... Przypuszczam, że zechcesz mu zanieść trzy franki odemnie. Niewiele one pomogą, lecz przez kilka dni będzie miał za co kupić sobie chleba...
- A dla czegóż, mój ojcze, nie chcesz osobiście zanieść mu swej jałmużny?...
Ksiądz Rose znów się zaniepokoił, wystraszył i rzekł, jakby chcąc ukryć przykrość swego położenia:
- O, ja nie mogę, nie mogę! Lękam się nowych przykrości. Czyś zapomniał, że mnie pilnują?... Pomyśl zatem, ile bym znów otrzymał napomnień za moją niepoprawność... Znówby powiedziano, że sam nie wiem co robię, wspomagając człowieka, którego nie znam. Więc rozumiesz, że nie chcę się dać złapać na gorącym uczynku. Dość miałem kłopotu, by dojść do trzech franków... musiałem sprzedać trochę swoich rzeczy. Moje dziecko, nie odmawiaj mi przysługi, o którą cię proszę... zanieś te kilka groszy biednemu staremu...
Piotr ze wzruszeniem słuchał, patrząc na tego dobrego, siwowłosego księdza o wielkich, łagodnych ustach, dziecięco szczerych oczach, twarzy okrągłej i uśmiechniętej. Stanęła mu w pamięci ostatnia przygoda tego pocieszyciela nędzarzy strąconego w niełaskę za zbyt gorliwe spełnianie rzemiosła, świętego człowieka pełnego miłosierdzia. Przed niedawnym jeszcze czasem, ksiądz Rose zamieszkiwał na parterze w ubogim domu przy ulicy Charonne i przygarniał w swych pokoikach wszelką nędzę spotkaną na mieście. Improwizowany przytułek stał się przyczyną skandalu. Czasowi mieszkańcy, nadużywali zaufania dobroczyńcy, on zaś w swej naiwności i niewinności, o nic ich nie posądzał i nie widział okropności dziejących się pod jego dachem. Uliczne dziewczyny szukały u niego schronienia, gdy nie znalazły chwilowego kochanka. Najwstrętniejsze schadzki odbywały się pod jego bokiem, zamieniając przytułek księdza Rose, w miejsce potwornej rozpusty. Pewnego wieczora przyszła policya, poszukując wśród nocujących trzynastoletniej dziewczynki, oskarżonej o dzieciobójstwo. Powiadomiona władza duchowna rozkazała księdzu Rose zamknąć przytułek i przesiedliła go z kościoła św. Małgorzaty do dalekiej parafii św. Piotra na wzgórzu Montmartre, gdzie zajął miejsce wikaryusza. Ze strony arcybiskupstwa nie była to zupełna niełaska, lecz chęć oddalenia księdza Rose z dzielnicy, w której wszyscy go znali. Otrzymał wszakże surowe napomnienie i jak sam mówił, był pilnowany, co upokarzało go, a zwłaszcza unieszczęśliwiało, albowiem miłosierdzie swe musiał trzymać na wodzy, krył się z udzielaniem jałmużny, jak inni się kryją, dopuszczając się wzbronionych nadużyć.
Piotr wziął trzy franki podane przez staruszka, mówiąc:
- Przyrzekam ci, mój ojcze, że spełnię twoje polecenie. Bądź przekonany, iż postaram się zastąpić ciebie.
- Pójdziesz zaraz?... Natychmiast po odprawieniu mszy?... Ów biedak nazywa się Laveuve i mieszka przy ulicy des Saules, w domu z podwórzem, niedaleko ulicy Marcadet. Znajdziesz dom, chociaż nie wiem numeru... A jeżeli chcesz mi zrobić wielką przyjemność, to bądź łaskaw zdać mi sprawę ze swej wyprawy... Około godziny piątej będę w kościele św. Magdaleny... Wybieram się tam na konferencyę monsignora Martha... mojego dobrodzieja! On tyle mi okazał życzliwości!... A może i ty się wybierzesz na tę konferencyę?... Warto...
W pierwszej chwili, Piotr, zamiast odpowiedzi, zrobił giest wymijający. Monsignor Martha, biskup persepolitański, stał się potężną figurą przy boku paryzkiego arcybiskupa, odkąd zręcznością swych zabiegów wielce się przyczynił do pomyślnego zbierania składek na rzecz budującej się bazyliki Sacré-Coeur. Plan monsignora by wprost gienialny, ztąd też w dniu gdy monsignor stanął w obronie księdza Rose, uchronił go od niełaski i wydalenia z Paryża.
- Niewiem, czy będę mógł być na konferencyi - rzekł Piotr po chwili - lecz na pewno przyjdę tam, mój ojcze, by cię powiadomić o twoim protegowanym.
Wiatr dął coraz silniej, przejmując dokuczliwem zimnem obu rozmawiających. Z pustego szczytu na którym stali, mgła zdawała się być coraz gęstszą ponad Paryżem, zamieniając olbrzymie miasto w ocean chmur opadłych na ziemię. Wtem, dały się słyszeć czyjeś kroki. Ksiądz Rose trwożnie się obejrzał. Tuż koło nich przeszedł wysoki mężczyzna, barczysty, w sabotach i z gołą głową, widocznie musiał mieszkać w sąsiedztwie. Ksiądz Rose poznał go, gdy ich minął, przypomniawszy sobie tę głowę o gęstych, srebrnych i krótko przystrzyżonych włosach.
- Zdaje mi się, że to twój brat?...
Piotr również go poznał, lecz nie zatrzymał przechodzącego i odrzekł spokojnie:
- Tak, to mój brat, Wilhelm. Odnalazłem go tutaj zupełnie wypadkowo... dawniej nie uczęszczałem na Montmartre, a Wilhelm stale tu mieszka. Ma nawet własny swój dom i to od lat dwudziestu. Przy spotkaniu podajemy sobie rękę, lecz prawie nie rozmawiamy. Nigdy u niego nie byłem. Nic pomiędzy nami nie ma wspólnego, przeciwnie nawet... całe przepaści nas dzieliły i dzielą.
Na poczciwej twarzy księdza Rose, pojawił się zwykły jego uśmiech, pełen nieograniczonej dobroci i tkliwości, machnął przytem ręką, jakby chcąc powiedzieć, że nigdy nie należy wątpić w możliwość pojednania się i miłość. Wilhelm Fromont mieszkał w jego parafii, w niewielkim domu, wraz z trzema dorosłymi synami. Z nikim prawie nie żył, zajęty bezustannie pracą, a stary ksiądz Rose, przechodząc koło jego domostwa, niejednokrotnie marzył, w jaki sposób należałoby przystąpić dla pozyskania Bogu tego człowieka, mającego opinię znakomitego chemika a żyjącego nieledwie samotnie, w buncie przeciw wszystkiemu i wszystkim.
- Moje dziecko - odezwał się po chwili ksiądz Rose - przepraszam, że cię przetrzymuję na takim chłodzie. Musi ci być zimno?... Idź odprawić swoją mszę... Do widzenia... Zobaczymy się wieczorem w Magdalenie.
Już miał odejść, lecz jeszcze się zatrzymał, i zapewniwszy się, że nikt nie podsłuchuje, dodał z miną dziecka pragnącego ujść przed zasłużoną karą:
- Mój drogi, ale ani słówka nikomu o tem co ci zwierzyłem. Załatw moje polecenie, lecz zachowaj je w tajemnicy... Bo gdyby się dowiedziano, znów byłbym strofowany.
Pożegnawszy się, szybko odszedł w stronę ulicy Corlot, gdzie mieszkał w wilgotnym, parterowym pokoju, uradowany że tuż przed drzwiami był rodzaj maleńkiego ogródka. Piotr patrzał za odchodzącym, dopóki nie znikł mu z oczu i rzuciwszy raz jeszcze wzrokiem na Paryż zatopiony w zimnej, gęstej mgle, wszedł do bazyliki.
Czuł w sercu swem głębokie wzburzenie, pełne rozgoryczenia. Czyż dzieje księdza Rose nie były smutną ironią bankructwa dobroczynności?... Prawdziwie święty ten człowiek został ukarany za swą ofiarność i musiał się ukrywać ze wspomaganiem nędzarzy. Serce Piotra krwawić się poczęło z bólu, odżyły w nim dawne rany i próżno byłby szukał natychmiastowego uspokojenia. Obojętnym był na spokój panujący w bazylice, na ciepłą jej atmosferę, na niemą ciszę, bijącą z szerokiej, głębokiej nawy z gładkich nowych kamieni, jeszcze niczem nie ozdobionych, bez rzeźb i bez zwykłych kościelnych malowideł i złoceń. W połowie nawy wznosiło się rusztowanie pod niedokończoną kopułą gmachu a wysokie, wysmukłe okna przepuszczały szare światło zimowego poranku. Pomimo wczesnej godziny, już odprawiały się msze przy kilku ołtarzach a w głębi absydyum gorzały gromnice zapalone dla wyjednania łask z nieba płynących. W obawie że się spóźnił, Piotr szybko zdążał ku zakrystyi, by przywdziać suknie kapłańskie dla odprawienia mszy w kaplicy św. Wincentego a Paulo.
Lecz rozbudzone wspomnienia coraz natarczywiej poczęły go oblegać i Piotr, cały oddany goryczom swych myśli, machinalnie tylko stosował się do rytuału, dokonywając obowiązkowych giestów obrządku. Od lat trzech, od powrotu z Rzymu, żył w ciągłej z sobą rozterce, w najsroższej męczarni, w jaką człowiek popaść może. Przed laty, dla odnalezienia utraconej wiary, odbył podróż do Lourdes, pragnąc tam uspokoić strwożony swój umysł, klęknąć z ufnością dziecka i modlić się z naiwnością pierwszych nawróconych. Lecz wrócił z Lourdes, bardziej zbuntowany, oburzony tem, co tam widział. Uprawiany tam kult był negacyą zdrowych zmysłów, gloryfikacyą absurdu. Szczęśliwość dla ludzkości nie może dziś już płynąć z wyrzeczenia się rozsądku, dzisiejsi ludzie nie ugną się jak niegdyś ich naddziadowie, poskromieni bojaźnią swej nieświadomości. Po rozpaczliwie nieudanej próbie w Lourdes, Piotr chciał się ratować, czyniąc pewne ustępstwa wymaganiom swego rozumu i dla odzyskania spokoju, udał się do Rzymu, by sprawdzić na miejscu, czy katolicyzm może się odnowić, chociażby wracając wstecz, ku pierwotnej wierze rodzącego się Kościoła, by stać się religią dzisiejszej demokracyi, wiarą wyczekiwaną i upragnioną przez strwożony świat współczesny, świat żądny życia i spokoju. Lecz w Rzymie znalazł już tylko rumowisko dawnego gmachu, przegniły pień drzewa, niezdolny puścić nowe odrośle. Nie mogło już być wiosny dla tego drzewa, nie mogło być odbudowania dla starego społecznego gmachu. Piotr opuścił Rzym pełen zwątpienia i całkowitej negacyi. Za powrotem do Paryża, złączywszy się na nowo z księdzem Rose, żył cały oddany wspieraniu i pocieszaniu nędzy i cierpienia. Ci nędzarze, jedni świadczyli mu o potrzebie ratunku, wierzył więc w dobro niesienia im pomocy. Od lat trzech tylko tem się zajmował, lecz oto stanął nad nową przepaścią, przekonał się o bankructwie dobroci, o bezsilności miłosierdzia, a także o miłosierdziu wyszydzonem przez tych, którzy je apostołować zwykli, o miłosierdziu karanem jak występek, z którym trzeba było się ukrywać.
Przez te całe trzy lata, Piotr żył w bezustannie wzmagającej się męczarni, która pochłonęła całe jego jestestwo. Wiarę utracił stanowczo i nieodwołalnie, utracił nawet dawniej posiadaną nadzieję w dobro zużytkowania wiary tłumu dla znalezienia środka ogólnego zbawienia. Obecnie wszystkiemu zaprzeczał i wyczekiwał katastrofy, mającej być początkiem końca. Bunt ogólny, rzezie i pożary, uprzątną świat występków, godny potępienia.
W oczekiwaniu tej godziny, Piotr pozostawał księdzem niewierzącym, lecz spełniającym swe rzemiosło dla wygody tych, którzy wierzyli. Sumienny, żył w czystości, opanowawszy miłosny temperament, lecz żył w smutku chociaż zarazem i w dumie, iż z równym skutkiem nie zdołał poskromić swej inteligencyi. Wyrzekł się rozkoszy ciała, wyrzekł się marzeń nad szukaniem uszczęśliwienia ludzi na ziemi i żył samotnie sam w sobie zamknięty, wszystkiemu w co chciał wierzyć rozpaczliwie przeczący. Pomimo to, za świętego był uważany przez swych parafian w Neuilly. Podziwiali oni wyniosłą powagę swego młodego proboszcza a widząc błogie skutki jego dobroci, mówili, że jest wybrańcem ukochanym przez Boga, zawsze gotowego na spełnienie cudu za jego wstawieniem się i modlitwą. Zachowywał przepisy, odprawiał czynności księdza, lecz był jedynie formą, podobny w tem do grobowca na zawsze pustego, pozbawionego nawet popiołów nadziei. Pobożne mieszkanki w Neuilly uwielbiały księdza Piotra Fromont, z czcią całowały jego sutannę, zrozpaczone nieszczęściem szły ku niemu ze łzami, błagając o modlitwę. Właśnie jedna z tych kobiet, bolejąc nad chorem dzieckiem, umierającem w kołysce, przyszła go prosić o wstawienie się do Jezusa, pewna że Jezus nie odmówi mu uzdrowienia chorego maleństwa. Prosiła o mszę w bazylice wznoszącej się na szczycie wzgórza Montmartre, w świątyni poświęconej czci Jezusowego Serca, gorejącego płomienną miłością.
Piotr, przywdziawszy ubiór kapłański, skierował się ku kaplicy św. Wincentego a Paulo. Wstąpił na schodki ołtarza i rozpoczął mszę. Gdy się odwrócił, rozwierając ramiona i śląc błogosławieństwo, twarz miał znękaną cierpieniem. Zwykłą słodycz ust zastąpił wyraz goryczy a tkliwością promienne oczy poczerniały głębią rozpaczy. Jakże inną była ta twarz, gdy gorączkowo rozegzaltowany jechał do Lourdes, w poszukiwaniu ulatujących wierzeń! Również inną była, gdy jako natchniony apostoł podążał do Rzymu pełen otuchy w powodzenie swego posłannictwa. Pomimo zaszłej w twarzy Piotra przemiany, zawsze z równą siłą uwydatniało się w nim podobieństwo do rodziców. Po ojca wziął wyniosłe czoło, nieprzezwyciężoną twierdzę rozumu a usta miał matki, usta spragnione miłości. Podwójna dziedziczność nieustanną wrzała walką pomiędzy uczuciem i rozumem a w chwilach zapomnienia uwydatniała się w wyrazie twarzy, występowała w zmęczonych rysach, mówiąc o chaosie wewnętrznej rozpaczy człowieka. Usta jeszcze się przyznawały do pragnień niezaspokojonej miłości, chciały żyć i kochać, lecz Piotr chciał wierzyć, iż nigdy nie będzie im to dozwolone. Czoło trudniejszy stawiało opór, chciał je przezwyciężyć, lecz twierdza rozumu ostała się przeciwko szturmom błędnych wyobrażeń. Piotr krył się z zapasami wciąż wrących w nim walk wewnętrznych, opanowywał się i zadziwiał spokojem, był wtedy godzien podziwu jak w chwili obecnej, gdy pomimo miotającej nim rozpaczy, wykonywał giesty i wypowiadał słowa mszy z królewską dostojnością. Matka chorego dziecka, klęcząc pomiędzy kilku innemi kobietami, wielbiła bożego posłannika, będącego przed ołtarzem w styczności z Jezusem, u którego starał się wyjednać pożądane przez nią uzdrowienie. Pewną była cudu i modliła się tem goręcej, a z po za łez postać Piotra wydawała się jej anielskiej piękności, promienna znamionami zwiastuna szczególniejszych łask bożych.
Po Ofiarowaniu, gdy Piotr odsłonił kielich, poczuł wzgardę względem samego siebie. Myślą zagłębiony w przeszłości, sądził ją dzisiaj z bezwzględnym krytycyzmem. Ileż przebył walk z sobą, ile przecierpiał, z jaką naiwnością i chęcią odzyskania wiary dwukrotne robił próby w Lourdes i w Rzymie! Jakże dziecinnym był ten jego pomysł gonienia za pogodzeniem współczesnej wiedzy z wierzeniami roku tysiącznego! Zwłaszcza niedorzecznym wydał się sam sobie, wspomniawszy na gorączkowe swe zamiary wpływu na papieża. On, nieznany, prosty ksiądz francuzki, wyobraził sobie, że oświeci papieża, że wpłynie na niego, że przerobi go na świętego, zmieniającego wadliwy ustrój społeczny! Wstyd go ogarnął; jakże musiano w Rzymie drwić z nieograniczonej jego naiwności. Wtem na myśl projektowanej schyzmy, twarz Piotra oblała się rumieńcem jeszcze żywszego politowania. Zdawało mu się, że widzi siebie w Rzymie, marzącego o napisaniu książki, potępiającej katolicyzm, a nawoływującej ludy ku pierwotnej nauce Kościoła, ku Ewangelii oczyszczonej, ludzkiej i żyjącej. Co za śmieszne szaleństwo! Schyzma! Znał niegdyś w Paryżu księdza o wielkiem sercu i wielkim umyśle, który zamierzał dokonać owej sławnej schyzmy zapowiadanej i upragnionej. Ach nieszczęsny człowiek, cóż za smutną i bezpożyteczną rozpoczął misyę wśród ogólnej niewiary, odtrącany z lodowatą obojętnością przez jednych, wyśmiewany, szkalowany przez drugich! Gdyby Luter powrócił za dni naszych, dokonałby żywota gdzie na poddaszu, niezrozumiany i wytrącony z pamięci ogółu. Schyzma nie może się powieść, nie ma racyi istnienia w narodzie, wśród którego wiara nie ma już znaczenia, w narodzie szukającym zbawienia po za Kościołem. Nietylko katolicyzm, lecz chrześcianizm osuwa się w otchłań przeszłości, bo Ewangelia, prócz kilku maksym moralnych, jest przestarzałym, niemożebnym już kodeksem społecznym. Przejęty tą pewnością, Piotr miewał dni, gdy sutanna ciążyła mu na barkach i pogardzał sobą, odprawiając mszę przed ołtarzem religii, którą uważał za umarłą.
Nalawszy do kielicha wina z ampułek i ocierając ręce powolnym ruchem bożego ofiarnika, dostrzegł Piotr twarz matki chorego dziecka. Modliła się z żarliwością wierzących. Pomyślał wtedy, iż dla jej podobnych istot pozostaje księdzem, księdzem niewierzącym, lecz wiernym przepisom, które poprzysiągł i karmicielem chlebem iluzyi nieszczęśliwych a pocieszenie swe w tem znajdujących. Lecz heroiczne to poświęcenie się wbrew własnemu przekonaniu, stawało się z dniem każdem sroższą katuszą. Czyż prosta uczciwość nie nakazywała mu zrzucić sutanny i powrócić wśród ludzi?... Fałszywe położenie w jakiem pozostawał, ciążyło mu najsrożej w chwilach, gdy z goryczą bluźnił przeciwko swemu bohaterstwu, bo było ono bezpożyteczne a może nawet szkodliwe, może wprost było podłością, podtrzymywaniem tłumu w zabobonie i przesądach. Kłamstwo o Bogu sprawiedliwym i ojcowskim, bajka o raju, gdzie wynagrodzonemi będą cierpienia doznane na ziemi, przez długie wieki mogła być uważaną za konieczne ukojenie trosk ludzkich. Lecz jakże to wyzyskano! Jakże tyrańskiem narzędziem stały się te ułudne dobrodziejstwa w ręku ich rozporządzicieli! Czyż nie lepiej było zerwać z tą obłudą i brutalnie wypowiedzieć całą jej znikomość, w zamian ucząc kochać życie dla doczesnego jego trwania, kochać je nawet wśród łez i bólu! Wszak coraz wyraźniej ludy odwracają się od chrześciańskiej doktryny, popychane żądzą odszukania bliższego ideału, religii szczęścia, zdrowia i radości, w zamian za religię śmierci, jaką ich karmiono. Obiecywane dobrodziejstwa pośmiertne, coraz to dwuznaczniejszą wydają się im sprawiedliwością a wraz z powątpiewaniem w wymiar bożej sprawiedliwości, chrześcianizm runie, musi runąć, bo straci pod sobą grunt, na którym go wzniesiono. Pozagrobowa szczęśliwość staje się kłamliwą obietnicą w oczach nieszczęśliwych, nie chcą jej dłużej, srożą się na nią, bo już nadużytą została ich cierpliwość, chcą dzisiaj nagrody, na którą zasłużyli, chcą wejść w posiadanie cząstki szczęścia przynależnej każdemu. Żądanie wymiaru doczesnej sprawiedliwości, jawi się na ustach tłumu dotąd milczącego. Krzyk się rozlegać już poczyna, krzyk domagający się sprawiedliwości, chleba dla głodnych, dachu dla nędzarzy. Jałmużna im dawana w imię Ewangelii, niedostatecznym jest środkiem; osiemnaście wieków doświadczenia, wykazało jej bezsilność.
Myśli te wirowały w głowie Piotra, podczas gdy wychyliwszy kielich i rozłamawszy hostyę, przykląkł przed ołtarzem, oparłszy ramiona na świętym stole. Rozpacz wzmagała się w jego sercu. Zatem trzecią chce przedsiębrać próbę?... Chce zwalczyć jałmużnę sprawiedliwością?... Znów nowe przyspasabia męczarnie dla znękanego swego serca i nigdy nieabdykującego ze swych praw rozumu! Gdzież rozpocznie swą działalność, czy w tym olbrzymim Paryżu przepełnionym nieznanemi mu tajemnicami?... Lecz Piotr wahał się jeszcze z wyrzeczeniem się dla tłumu wszystkiego co boskie. Czemże zastąpić odrzucone baśnie?... Czem zaspokoić pragnienie cudowności?... Pomijał umysły wyższe, zadawalające się tem, co wiedza dać może a zwrócony myślą ku najnędzniejszym, pytał, czem możnaby ukoić ich cierpienia, czem nasycić potrzebę ich marzeń?... A z sobą cóż teraz pocznie, doszedłszy do przekonania o bankructwie jałmużny?... On który od lat trzech tylko jałmużną się zajmował, wyobraziwszy sobie, że w ten sposób staje się pożytecznym dla innych, iluzya ta była mu dotychczas jedynem pocieszeniem. Cóż pocznie?... Ziemia osunęła się pod nogami Piotra i słyszał tylko przeciągły krzyk całego ludu, domagającego się sprawiedliwości. Milczący, okiełznany dotąd, lud przemawiał naraz groźnie, żądając należności swojej, z której go wyzuto przemocą lub podstępem. Katastrofa stawała się nieuniknioną. Wybuch jej mógł nastąpić lada chwila a wtedy bratobójcza walka klas w morzu krwi zatopi świat stary, skazany na zagładę za zbrodnie, któremi wyniósł się i skaził. Zdawało mu się, iż słyszy grozę rozpoczynającego się dramatu, Paryż walący się wśród rozszalałej walki, znikający w bezbrzeżnej pożodze. Serce Piotra struchlało w okropności spadłego nań smutku. Wrodzona dobroć wzdrygała się wstrętem na myśl podobnych okropności. Gdzież znaleźć ratunek?... Czem zapobiedz?... Widział grożącą zagubę, wynikającą z niemożliwości natychmiastowego rozwiązania zadania społecznego i religijnego, które łączył w jedno, lecz rozstrojony myślami a przytem zbyt nieświadomy życiowych warunków, bo jako ksiądz, trzymał się na uboczu w dzikiej samotności, Piotr uczuł się niezdolnym, by dostrzedz pożądaną prawdę, by orzec, gdzie szukać nowego źródła życia i społecznego zdrowia. Drżał, szarpany niepewnością i własną swoją nędzą. Ach, módz żyć, módz żyć w zadowoleniu serca i rozumu, żyć w spokoju, w pewności codziennego swego bytu, spełniając zadanie człowieka na ziemi!
Skończywszy mszę, Piotr zeszedł ze schodków ołtarzy i wracał ku zakrystyi, gdy matka chorego dziecka, koło której przechodził, pochwyciła brzeg komży i pocałowała z uniesieniem jak relikwię mogącą jej przynieść zbawienie. Dziękowała mu za cud, do jakiego niezawodnie się przyczynił, pewną bowiem była, że zastanie dziecko swe uzdrowione. Wzruszył się egzaltowaną wiarą tej pragnącej pocieszenia strwożonej matki, lecz zarazem tem większy opanował go smutek, że nie jest tym, którego sobie wystawiała, wszechpotężnym pośrednikiem pomiędzy niebem i ziemią, mogącym śmierć powstrzymać modlitwą. Kobieta odeszła pocieszona, przekonana o niezawodności rozbudzonej nadziei a Piotr westchnął ku Sile, jeżeli istniała jaka nadprzyrodzona Siła, by ulitowała się i wsparła swą pomocą nieszczęśliwą matkę. Rozebrawszy się w zakrystyi, Piotr zatrzymał się, wyszedłszy z bazyliki i spojrzał na Paryż. Chciał się przekonać, czy jeszcze jest cały, czy uragan gniewu i sprawiedliwości nie zmiótł miasta z powierzchni ziemi, czy nie zaszła w rzeczywistości straszliwa katastrofa, której widzenie ciężarem było mu dotąd na wzburzonem i zrozpaczonem sercu. Chłodno było i wietrzno a zimna gęsta mgła wciąż opadała z ołowianego nieba, zatapiając miasto, na którego miejscu Piotr lękał się ujrzeć bagno ziejące zarazą i zgliszcza gmachów dymiących resztkami pożogi.
Postanawiając zaraz załatwić polecenie księdza Rose, poszedł Piotr ulicą Norvius, biegnącą na szczycie wzgórza Montmartre i znalazł się na ulicy des Saules, która stromo się spuszczała wśród murów mchem porosłych, ku północnym krańcom Paryża. Trzy franki trzymał w ręce zatopionej w kieszeni sutanny i myślał ze wzruszeniem o tych pieniądzach a zarazem wrzał gniewem nad bezużytecznością jałmużny. W miarę jak spuszczał się krętemi, stromemi uliczkami, schodząc po stopniach nieskończonej ilości piętr i zaułków, miał sposobność dostrzedz wnętrze niejednej nędznej siedziby i serce opłynęło mu gorącem współczuciem. Napotkał po drodze całą dzielnicę nowowznoszących się domów wzdłuż ulic wytkniętych niedawno dla dania przystępu na szczyt wzgórza, gdzie od lat kilkunastu budowano bazylikę Sacré-Coeur. Niektóre kamienice już były ukończone i mocno odbijały od biednych domostw, rozwalonych murów, wycinanych ogrodów i pustych, chwastem zarośniętych gruntów, opasanych parkanami z próchniejących desek. Pięciopiętrowe nowe kamienice o fasadach z jasnego kamienia raziły swą białością i bogactwem a ubogie, stare, domy o krzywych ścianach, grożących upadkiem, lepianki, budy, niesfornie porozrzucane wśród pustych obszarów, tem nędzniejszy miały wygląd. Zasmolone, obszarpane, z opadającym tynkiem, zdawały się stanowić miasto cierpienia, wzniesione na schronisko dla zgłodniałego ludzkiego stada. Ołowiane niebo przygniatająco ciążyło nad tym krajobrazem. Nierówny bruk topił się w błocie rozstępując się kałużami, a nagła odwilż oblewała mury zimną wilgocią, okapującą ku ziemi. Bezmierny smutek ogarniał Piotra, spoglądającego na ten brud i ubóstwo.
Doszedłszy do ulicy Marcadet, spostrzegł, iż musiał zajść za daleko, więc zawrócił się i po chwili wszedł na rodzaj podwórza, ciągnącego się wśród budynku podobnego do koszar lub szpitala. Wszedł od ulicy des Saules i był pewien, że trafił. Podwórze, otoczone z trzech stron nierównej wysokości domami, było dość obszerne, lecz stanowiło raczej kloakę, tyle na nim było nieczystości i śmieci nagromadzonych podczas mrozów trwających od dwóch miesięcy. Obecnie wszystko to rozmarzło, wydając odrażające wyziewy. Domy prawie że się waliły a wiele szyb zastępował papier lub szmaty, których całe pęki zwieszały się tu i owdzie, powiewając jak chorągwie śmierci. Każdy dom miał osobną sień, ziejącą odrazą, czarną jak piwnica. Piotr, rozejrzawszy się dokoła, dostrzegł rodzaj budki, w której mieszkał stróż całej posiadłości. Zbliżywszy się, ujrzał kalekę siedzącego przy drzwiach i owiniętego w brudny łachman, będący zapewne kiedyś końską derą.
- Mieszka tu Laveuve, stary robotnik, proszę mi powiedzieć, w którym domu i na którem piętrze?...
Kaleka nie odpowiedział, tylko wytrzeszczył zaokrąglone oczy. Musiał być idyotą lub niemym, mężem stróżki, która wyszła chwilowo. Piotr poczekał chwilę, lecz zobaczywszy małą dziewczynkę w głębi podwórza, postanowił przebrnąć ku niej wśród cuchnących kałuż i ją rozpytać o tego którego szukał.
- Moje dziecko, czy nie znasz w tym domu starego robotnika nazwiskiem Laveuve?...
Chuda, zsiniała z zimna dziewczynka ubraną była w podartą sukienkę z różowego perkalu, trzęsła się, otulając się w jakąś szmatę, ręce miała obrzękłe, odmrożone, pełne ran. Pomimo swej nędzy i zimna, twarzyczkę miała ładną a popatrzywszy na mówiącego, odpowiedziała:
- Laveuve?... Nie, nie znam... nie wiem...
Z przyzwyczajenia, prawie bezwiednie, musiała być żebraczką, bo mówiąc to, wyciągnęła po jałmużnę jedną z poranionych, chorych swych rąk. A gdy Piotr dał jej srebrną sztukę monety, uszczęśliwiona, zaczęła galopować po błocie, ku jednej z sieni, śpiewając przenikliwie cienkim głodem:
- Nie znam... nie wiem... nie wiem...
Piotr zdecydował się wejść do tej samej sieni, w której znikła a natrafiwszy na schody, zaczął się piąć w górę po śliskich, brudnych, powyłamywanych stopniach. Miejscami, schody były zawalone śmieciami i obierzynami; Piotr, by nie spaść, opierał się o wstrętnie brudną ścianę, lub chwytał za jeszcze wstrętniejszy sznur, zastępujący poręcz. Drzwi mieszkań były zamknięte, próżno w nie stukał, nigdzie nie odpowiadano, wreszcie po za ostatniemi drzwiami dosłyszał przygłuszone warczenie czy ryk, jakby jakieś zwierzę było zamknięte i narzekało że cierpi; zawrócił więc i spuścił się dopiero co przebytemi schodami na podwórze, postanawiając wejść do następnej sieni. Zaraz na wstępie ogłuszony został przeraźliwemi krzykami dzieci, które wrzeszczały jakby je ze skóry obdzierano. Przez otwarte drzwi jednego z mieszkań, zobaczył dziecko przywiązane do krzesła, zapewne by nie spadło podczas nieobecności matki. Po bezskutecznem stukaniu do różnych drzwi, znów zeszedł na podwórze, przerażony okropnością tak marnej ludzkiej siedziby. Na podwórzu spotkał kobietę, wracającą z ulicy do domu. W fartuchu niosła kilka kartofli. Piotr zaczął ją pytać, lecz kobieta z nieufnością patrzała na jego księżą suknię.
- Laveuve?... Laveuve... nic o nim nie mogę powiedzieć... Gdyby stróżka była u siebie, to możeby coś wiedziała... Mamy aż pięć różnych schodów w domu, więc dużo jest mieszkań... niepodobna wszystkich znać... wreszcie lokatorzy bardzo często się zmieniają... Lecz niech pan spróbuje pójść temi oto schodami... może się znajdzie człowiek, którego pan szuka...
Wskazane przez kobietę schody były jeszcze wstrętniejsze od innych. Powykrzywiane stopnie, ociekająca brudna wilgoć z murów, odrażające nieczystości - zatruwały powietrze, tamując oddech. Z po za drzwi mieszkań dolatywał lament dzieci i kłótnie rodziców. Jedne z drzwi rozwarły się z łoskotem i wypadł przez nie mężczyzna, ciągnąc za włosy krzyczącą z bólu kobietę, podczas gdy troje dzieci zanosiło się od płaczu. O piętro wyżej, w cuchnącej izbie, siedziała młoda, lecz wynędzniała kobieta tuląc do łona niemowlę, które płakało, nie znajdując mleka w wyschniętej piersi matki. Prawie wszystkie drzwi mieszkań były otwarte, Piotr więc mimomolnie stawał się świadkiem życia nędznych mieszkańców biednego domostwa. W jednej z izb, które mijał, pnąc się coraz wyżej po cuchnących schodach, ujrzał troje ludzi niewiadomej płci i wieku, okrytych łachmanami, siedzących na ziemi i żarłocznie pożerających z jednej misy jadło, którego nawet psyby nie chciały. Na zapytanie Piotra, podnieśli głowy i coś niezrozumiałego mruknąwszy, z łapczywością poczęli jeść ponownie.
Piotr już chciał schodzić z powrotem, gdy zobaczywszy na końcu korytarza drzwi zamknięte, postanowił tam jeszcze zastukać. Otworzyła prawie zaraz, siwiejąca, rozczochrana kobieta wyglądająca na staruszkę, chociaż prawdopodobnie nie miała więcej jak lat czterdzieści. Usta miała blade, oczy podsiniałe, twarz żółtą, wyraz zmęczony, znękany i zalękły. Zmięszała się ujrzawszy przed sobą księdza. Lecz po chwili przemogła się i, jąkając, rzekła nieśmiało:
- Proszę wejść... niechaj pan wejdzie...
Po za nią, w głębi izby, stał wysoki, chudy, i łysiejący mężczyzna o rzadkiej brodzie i wąsach, miał na sobie ubranie robotnika. Na widok księdza zaklął i coś zamruczał o wyrzuceniu za drzwi, lecz po chwili zamilkł i usiadł przy kulawym stole, umyślnie odwróciwszy się plecami. W izbie była, oprócz tych dwojga ludzi, kilkunastoletnia dziewczynka o twarzy ściągłej i łagodnej, płowych włosach i oczach inteligentnych. Wyrazem twarzy, dziecko to było stare, co często się zdarza spostrzedz u dzieci rosnących w nędzy. Mężczyzna, zapewne ojciec, zawołał ją i posadził na kolanach, jakby chcąc dziecko uchronić przed tą wchodzącą sutanną. Piotrowi ścisnęło się serce skutkiem przyjęcia, jakie go tu doznawał, lecz usprawiedliwiał je nędzą tych biednych ludzi. Izba była prawie pusta, w kominie nie było ognia a wszystkie te trzy istoty wyniszczone były głodem i zimnem. Nie cofnął się więc i zapytał:
- Czy pani nie zna w tym domu starego robotnika nazwiskiem Laveuve?...
Kobieta, drżąc z zakłopotania, bo widziała oburzenie swego towarzysza na widok wprowadzonego przez nią księdza, chciała załagodzić położenie, więc rzekła nieśmiało, ale siląc się na uprzejmość:
- Laveuve?... Nie, nie znam żadnego Layeuve'a... Ale ty, Salvat, może znasz kogo, nazywającego się Laveuve?...
Salvat wzruszył tylko ramionami, lecz dziewczynka zawołała z żywością:
- Mamo Teosiu, to może Filozof?...
A Piotr objaśniał w dalszym ciągu:
- Laveuve, którego szukam, jest starym, chorym robotnikiem... nie może już pracować... był niegdyś malarzem pokojowym.
Stara kobieta, nazwana przez dziewczynkę mamą Teosią, zaczęła przytakiwać głową:
- A więc to on... tak, to Filozof... My go wszyscy nazywamy Filozofem, ale niewiem dla czego dano mu to przezwisko. Lecz niezawodnie to musi być ten, którego pan szuka... nie wiedziałam, że się nazywa Laveuve...
Salvat podniósł pięść w górę, jakby przeklinając świat, na którym starzy, zniedołężniali pracownicy mrą z głodu, jak porzucone niezdatne do użytku bydlę domowe. Lecz nie rzekłszy słowa, wpadł w głuchą, rozpaczliwą zadumę. Z zawodu był Salvat mechanikiem i podczas gdy milcząc siedział pogrążony w rozpaczy, wzrok utkwił w skórzany worek, leżący na stole i pełen narzędzi. Worek był niedomknięty, napęczniały, zapewne z jaką robotą, gotową do odniesienia. Lecz nie, bo Salvat napróżno szukał jakiejkolwiek pracy, od dwóch miesięcy, przez cały ciąg zimy nie znalazł żadnego zajęcia. Bieda dokuczyła im srodze; podczas wyjątkowo ostrej zimy, Salvat oddawna nie przyniósł do domu żadnego zarobku. O tem właśnie musiał teraz myśleć a może o krwawej, okrutnej pomście, jaką światu zgotują zgłodniali. Niebieskie oczy nieszczęśliwego połyskiwały złowrogo, gorejąc łuną pożarów, jakie w myślach swych rozniecał. W tem spostrzegł, że dziewczynka, zbliżywszy się do worka z narzędziami, chciała je wyjmować. Nagle wzruszony, prawie przerażony, przemówił łagodnie, z czułością, lecz stanowczo:
- Celinko, nie ruszaj tego! - powiedziałem ci, abyś nie dotykała narzędzi.
Wziął worek i ostrożnie, bardzo wolno, z troskliwością, położył koło siebie przy murze.
- Może pani zechce mi wskazać, gdzie mieszka Laveuve; czy obok? - pytał Piotr.
Teodora spojrzała badawczo w stronę Salvata. Osobiście nie miała nienawiści do księży, przeciwnie nawet, znajdowała, że należy obchodzić się z nimi grzecznie, bo często można w ten sposób zarobić parę groszy. Przekonawszy się, ze Salvat znów wpadł w głęboką zadumę, zrozumiała, iż pozwala jej postąpić jak sama uzna za właściwe, więc rzekła już nieco śmielej:
- Jeżeli pan chce, to mogę go zaprowadzić. Filozof mieszka na samym końcu korytarza... lecz trafić tam niełatwo... są schodki i przejścia...
Celinka, zaciekawiona wizytą księdza, zerwała się z kolan ojca, by pójść do Filozofa. Salvat pozostał sam w izbie ubóstwa i rozpaczliwej nędzy, wśród zimnych murów, które nieraz słyszały ulatującą z jego ust skargę na niesprawiedliwość życia bez chleba. Salvat siedział teraz, milcząc, a gorączkowo rozmarzone, bolesne swe spojrzenie zatrzymał na worku z narzędziami, jakby tam właśnie znajdowało się lekarstwo na wszystkie niedole światu dokuczające.
Piotr szedł za Celinką i starą Teodorą do mieszkania Filozofa. Przeszedłszy przez korytarz i przebywszy kilka schodków, znalazł się na poddaszu, w rodzaju ciasnej, kilkometrowej nory, tak nizkiej, że musiał stać schylony. Światło dzienne z trudem się przebijało przez mały otwór w dachu, pozostawiono więc drzwi otwarte, by módz się nieco rozejrzeć. Przez wszystkie liczne szpary zaciekała z góry woda i topniejący, z błotem zmięszany śnieg, tworząc strugi i kałuże wśród śmietnika, mającego zastępować podłogę. Zimno, wilgoć i zaduch - dreszczem przejmowały wśród ciemności nędznej izdebki, pozbawionej sprzętów. Nie było tu ani stołka, ani łóżka. Pod ścianą, na ziemi, w kupie zbrukanych szmat, leżał Laveuve, jak zwierzę na wpół zdechłe na śmietniku.
- Otóż jesteśmy u Filozofa! - zawołała Celinka przeciągłym głosem.
Teodora pochyliła się nad leżącym, by się przekonać, czy jeszcze żyje.
- Oddycha! - rzekła powstając. - Zdaje się że śpi. Gdyby miał co jeść, mógłby jeszcze żyć. Lecz niewiadomo już odkąd nie jadł regularnie... nie ma nikogo, ktoby go dojrzał... Ach, panie, gdy człowiek w biedzie dożyje starości, to najlepiejby zrobił, idąc z kamieniem na dno wody. On ma blizko siedemdziesiąt lat, więc niczego od życia nie może się już spodziewać. Był malarzem pokojowym, twarde to rzemiosło... często już w piędziesiątym roku życia, człowiek nie może się utrzymać na drabinie... Jemu się poszczęściło, bo dawali mu robotę niewymagającą wchodzenia na drabiny... malował ściany, stojąc na ziemi. A ponieważ wielu go znało, więc gdy i do tego nie był już zdatny, powierzano mu pilnowanie materyału przy budowach domów. Lecz któżby budował podczas takiej zimy, jaką mieliśmy w tym roku!... Roboty zabrakło i Filozof, zewsząd odprawiany z kwitkiem, powalił się tutaj przed dwoma miesiącami i pewno już nie wstanie... wyniosą go, gdy zamrze. Właściciel domu miałby ochotę pozbyć się całego ztąd kłopotu.. lecz nie śmie... wprost sumienie mu nie pozwala... A my wszyscy, co tu mieszkamy, cóż możemy zrobić dla niego?... Czasami przyniesie się trochę wina, kromkę chleba, albo ciepłego jadła... lecz niezawsze, bo każdemu bieda dokucza.
Piotr z przerażeniem patrzał na otaczającą nędzę. Więc taki jest koniec człowieka pracującego przeszło lat piędziesiąt! Taką starość daje społeczeństwo tym, którzy się znoją przy pracy przez cały ciąg dni swego żywota! Oczy Piotra, przywykłszy do ciemności poddasza, zatrzymały się na twarzy starca. Włosy miał siwe, rysy zatarte, zpotworniałe. Zarost w nieładzie, wichrzył się jak sierść zdychającego w zaniedbaniu opuszczonego konia. Wykrzywione, bezzębne szczęki, ukośnie otwarte, łączyły się z opadającym do ust nosem a odemknięte powieki, pokazywały szkliste, nieruchome źrenice. Nic nie pozostało ludzkiego w tym steranym nędzarzu. Był już tylko bezużytecznem, niezdatnem, zamęczonem zwierzęciem, ległem na śmierć i rozkładającym się zgnilizną śmierci.
- Ach, nieszczęsne stworzenie! - szepnął Piotr. - Umiera z głodu, w samotności, bez żadnej nad sobą pieczy! I nie znalazł się żaden szpital, żaden przytułek, chcący go przygarnąć na resztkę pozostałego życia!
- Cóż pan chce - odpowiedziała Teodora z przygnębiającem poddaniem - szpitale są dla chorych a on nie jest chory, umiera z biedy i ze starości. Wreszcie ma on swój charakter i to nie najlepszy... niedawno przyszli tu tacy, co go chcieli zabrać do przytułku, ale im nawymyślał... na wszystkie pytania odpowiadał niegrzecznie, grubiańsko... a gdy osoby te zaczęły się dopytywać o niego, to się przekonały, że jest nałogowym pijakiem i że zawsze złorzeczył bogatym burżuazom... I nie dał się zamknąć w przytułku, chciał do końca zostać na swobodzie... Lecz chwała Bogu trzeba mieć nadzieję, że śmierć wkrótce już przyjdzie... to najlepsze dla niego...
Zobaczywszy, że Laveuve otworzył szeroko oczy, Piotr pochylił się nad nim i z tkliwością zaczął mówić, że przyszedł go odwiedzić, przysłany przez przyjaciela, który daje mu trzy franki, by mógł kupić to, na co ma ochotę. Na widok księdza, Laveuve zabełkotał jakieś przekleństwo, lecz po chwili milczenia, rzekł wyraźnie i z niespodziewaną fantazyą paryzkiego robotnika w przystępie dobrego humoru.
- Są pieniądze?... A to napiję się z ochotą. A jeżeli jest z czego, to kupcie mi chleba, od dwóch dni zapomniałem jak smakuje.
Celinka oświadczyła się z chęcią załatwienia sprawunków, więc Teodora posłała ją z pieniędzmi księdza Rose po litr wina i bochenek chleba. Przez ten czas, kobieta zaczęła szczegółowiej opowiadać Piotrowi o Przytułku inwalidów pracy, gdzie chciano zabrać Laveuve'a. Przytułek pozostawał pod opieką bogatych pań a prezydentką ich była pani baronowa Davillard. Lecz zachowanie się Laveuve'a, oraz śledztwo, jakie zwykle robiono przed przyjęciem do Przytułku, wypadło niepomyślnie i teraz nikt ztamtąd już nie przychodzi.
- Znam baronowę Duvillard - zawołał Piotr, ucieszony. - Pójdę do niej zaraz i opowiem co tu widziałem. Niepodobna pozostawiać starego, chorego człowieka w tak okropnem położeniu.
Gdy Celinka wróciła z chlebem i winem, zajęli się wszyscy troje posadzeniem biedaka wśród szmat, służących mu za posłanie, dali mu pić i jeść a położywszy resztę wiktuałów w pobliżu, Piotr zalecił staremu, by nie łykał zbyt szybko, bo chleb może go zadusić.
Wyszedłszy z poddasza, pani Teodora, prowadząc Piotra ku drzwiom swego mieszkania, rzekła:
- Może pan zostawi mi swój adres, bo w razie gdyby co zaszło z Filozofem, mogłabym donieść.
Piotr nie miał przy sobie karty wizytowej, wszedł więc do mieszkania dla napisania adresu. Salvat nie był już sam w izbie. Rozmawiał po cichu i z wielką szybkością, z młodym człowiekiem lat dwudziestu, w wytartem, lekkiem ubraniu, które nie zabezpieczało go od chłodu, bo trząsł się z zimna. Młodzieniec był szczupłym brunetem, o włosach krótko przystrzyżonych, puszczającym się zaledwie zaroście, nos miał prosty, usta wązkie, oczy prosto i jasno patrzące, a całość twarzy obsypanej piegami, wyrażała bystrą, żywą inteligencyę.
Zobaczywszy gościa, pani Teodora uznała za potrzebne usprawiedliwić powrót Piotra.
- Filozof jest bardzo źle... ten pan chce się nim zająć... więc pozostawi mi swój adres...
Mężczyźni popatrzyli na wchodzącego księdza a wymieniwszy pomiędzy sobą złowrogie spojrzenie, nagle zamilkli. Po chwili, Salvat wziął z ostrożnością worek z narzędziami.
- Wychodzisz na miasto? - spytała kobieta. Może ci się poszczęści, może znajdziesz jaką robotę...
Salvat nic nie odpowiedział, tylko całem ciałem zrobił ruch, jakby wyrzekając się ochoty szukania pracy. Szukał przecież długo i nie znalazł, obecnie więc nie weźmie się do roboty, chociażby mu ją dawano.
- Jednakże postaraj się coś znaleźć... nie mamy grosza w domu... O której godzinie masz zamiar wrócić?...
Znów tylko giestem odpowiedział, mogło to znaczyć, że wróci gdy będzie można a może nie wróci już wcale. W ostatniej chwili, łzy nabiegły mu do oczu i, pochwyciwszy w ramiona córkę, ucałował ją z namiętnym wybuchem przywiązania. Postał chwilę i nagle wyszedł wraz z młodym towarzyszem, niosąc pod pachą skórzany worek, napełniony narzędziami.
- Celinko - rzekła pani Teodora - podaj ołówek a pan niechaj usiądzie do pisania, będzie panu wygodniej.
Gdy Piotr usiadł przy stole, na stołku dopiero co opuszczonem przez Salvata, stara kobieta zaczęła mówić dalej:
- Niechaj pan nie myśli, że Salvat jest złym człowiekiem, chociaż taki mruk z niego... Ciężkie miał życie, więc stał się opryskliwy. Ale dla iluż to ludzi, życie jest ciężkie! Chociażby ten młody człowiek, którego pan z nim widział, to także biedota... Nazywa się Wiktor Mathis i jest synem ubogiej wdowy... u nich, tak jak u nas, często chleba brakuje w domu, chociaż Wiktor otrzymał wyższe wykształcenie i matka wychowała go starannie. Cóż dziwnego, że takim ludziom jak Salvat, jak Wiktor, bieda złe myśli napędza do głowy... i że myślą tylko o wysadzeniu w powietrze całego świata i wszystkich... Do mnie takie myśli nie mają przystępu, ale przebaczam innym, gdy takie okropności chcą robić...
Piotr nie śpieszył się z napisaniem adresu; zaciekawiony opowiadaniem pani Teodory, czuł, że znajduje się w niezwykłem otoczeniu, w domu, gdzie rozpacz popycha do buntu. Zachęcona przez gościa, pani Teodora zwierzała się dalej:
- Pewnie pan nie spotkał nikogo, coby miał cięższe życie, niż Salvat. Sierota od urodzenia, nigdy nie znał rodziców, sam był na świecie, zawsze w biedzie i dla chleba przerzucał się ciągle z jednego rzemiosła w drugie. Lecz gdy dorósł, obrał sobie zawód mechanika i z czasem stał się zręcznym w robocie a przytem zawsze był pracowity, lecz na nieszczęście od młodości miał niesforną naturę i lubił kłócić się z ludźmi, sam szukał zaczepki, chcąc wszystkich przekonać, że on jeden miał racyę. Nigdzie też długo nie utrzymał się przy warsztacie. Mając lat trzydzieści, dał się opanować obietnicom jakiegoś wynalazcy, który go zabrał z sobą aż do Ameryki, ale ten tak go oszukał i wyzyskał, że po sześciu latach Salvat wrócił stamtąd bez grosza i ze zniszczonem zdrowiem. A trzeba panu wiedzieć, że Salvat był żonaty z moją młodszą siostrą, z Leosią, ale żona mu zmarła jeszcze przed jego wyjazdem do Ameryki, pozostawiając roczne dziecko, córkę, tę oto Celinkę, moją siostrzenicę. Podówczas miałam męża. Nazywał się Teodor Labitte i był mularzem. Nie chcę mu tego pamiętać, lecz chociaż byłam pracowita i oczy sobie niszczyłam nad szyciem dniem i nocą, Teodor bił mnie prawie że za każdym powrotem do domu. Czasami myślałam, że już nie wstanę z ziemi. Wreszcie opuścił mnie i znikł z jakąś dwudziestoletnią kochanką. Prawdę mówiąc, dopiero wtedy trochę odetchnęłam... i zaczęłam spokojnie żyć, chowając Celinkę, którą mi powierzył Salvat, wyjeżdżając z Paryża, a gdy wrócił, rozumie się, żeśmy zamieszkali razem... nie można było inaczej, rzeczy się same przez się tak złożyły. Nie wzięliśmy z sobą ślubu... ale żyjemy tak, jakby nas zapisano za ślubnych. Cóż zrobić...
Pani Teodora zamilkła na chwilę, trochę zakłopotana, lecz dla poprawienia o sobie opinii w pojęciu gościa, zaczęła mówić o familii, jaką posiadała:
- Mnie los nie sprzyjał, zawsze było ciężko i źle, lecz mam siostrę, Hortensyę, która wyszła za urzędnika, za pana Chrétiennot. Są szczęśliwi, mają ładne mieszkanie i to przy bulwarze Rochechouart. Było nas trzy siostry z drugiego małżeństwa. Była więc Hortensya, najmłodsza Leosia, która umarła i ja, najstarsza; mnie dano na imię Paulina. Lecz mam rodzeństwo przyrodnie, z pierwszego małżeństwa matki. Najstarszy brat, Eugeniusz Toussaint, mechanik, od czasu wojny pracuje zawsze w tym samym warsztacie, u pana Grandidier, przy ulicy Marcadet, o jakie sto kroków ztąd. Na nieszczęście Eugeniusz nie jest już młody, jest o dziesięć lat odemnie starszy, więc choroba się przyplątała... i znów niedawno miał atak... Ja niby wiele młodsza od niego, ale oczy mam zniszczone... bo przez długie lata byłam szwaczką i pracowałam bez wytchnienia... za to teraz, chociażbym chciała zarabiać szyciem, to już na nicby się nie zdało, bo niedowidzę... łatę jaką wstawię a już zaraz oczy nabiegają mi łzami i zaczerwienią się na długo. Chciałam znaleźć zajęcie do posługi w domach... ale nie mam szczęścia... nic nie znajduję, zwłaszcza od jakiego roku bieda nas nie opuszcza. Bywają dni, w których żadne z nas nie ma co włożyć do ust, a żeby się najeść, to nawet marzyć nie można... piesby nie zniósł takiego jadła i takiego życia jak nasze. Zwłaszcza zima nam dokuczyła. Ognia prawie nigdy nie było w kominie, więc takie zimno nas chwytało, że myślałam, iż będzie z nami koniec, kładąc się wieczorem spać, byłam pewna, że nie obudzę się nazajutrz. I lepiej byłoby, gdyby się tak stało... bo cóż mi po życiu?... Zawsze byłam nieszczęśliwa, bita, zapracowana, głodna... a przecież w moim wieku nie mogę myśleć, by się to mogło zmienić na lepsze... Już dla mnie wszystko skończone...
Głos pani Teodory drżał od powstrzymywanych łez, nie złorzeczyła, lecz uginała się pod ciężarem losu, którego zawsze była bierną ofiarą. Szła przez życie, niezdolna do zrobienia wyboru lub planu, poddając się ulegle wszystkiemu co spotykała na swej drodze. Westchnąwszy i otarłszy zaczerwienione oczy, znów zaczęła mówić:
- Ja się nie skarżę na Salvata. Poczciwy z niego człowiek, za wiele myślom oddany, ale to dlatego, aby ludziom lepiej było na świecie. Nie pijak, pracowity, tylko że roboty dostać nie może. Prawda, że gdyby się mniej zajmował politykowaniem z kolegami, to łacniejby mu robota wpadała do ręki. Bo przecież nie można bywać na zebraniach, gadać całemi dniami o polityce a zarazem pracować przy warsztacie. Więcej niż pewno, że wiele jest winy z jego strony, gdyby nie marnował czasu na gadaniny, toby go miał na chodzenie do roboty... Lecz taka już jego natura... wreszcie kto to wie, czy zawsze znalazłby robotę, chociażby jej szukał bezustanku?... Los się uwziął na niego i nic mu się wżyciu nie wiodło. A jak nad kim stanie takie nieszczęście, to człowiek nic nie poradzi, tylko się gryzie... ze świętego dyabełby się zrobił... więc nie można się dziwić, że Salvat mówi często od rzeczy i przemyśliwa, w jaki sposób biedę ze świata usunąć... Od dwóch miesięcy bylibyśmy wszyscy z głodu pomarli, gdyby nie pan Wilhelm Fromont... on jest wielkim uczonym, lecz zarazem dobrym, bardzo dobrym człowiekiem. Mieszka niedaleko ztąd... na szczycie wzgórza i zna Salvata; otóż wiedząc jaka u nas bieda, dawał mu trochę roboty i tym sposobem miewaliśmy łyżkę ciepłej strawy podczas zimy...
Piotr niezmiernie się ździwił, usłyszawszy nazwisko swego brata. W pierwszej chwili chciał o niego wypytać panią Teodorę, lecz zląkł się popełnienia niedyskrecyi, więc, milcząc, słuchał dalszego opowiadania. Celinka, stojąc wpatrzona w gościa, przysłuchiwała się uważnie i z wielką powagą. Pani Teodora, zauważywszy że Piotr uśmiechnął się do dziecka, rzekła:
- Salvat nadewszystko miłuje swoją córkę... Najgorzej rozpacza, gdy widzi ją mizerną, a gdy dziecko idzie głodne spać, bo w domu brak chociażby okruszyny chleba, to wtedy gniew i klątwy ojca granic nie mają. Salvat wszystkichby zabił, byle Celinka była szczęśliwa... Prawda, że jest ona wyjątkowo dobrem dzieckiem... w szkole uczyła się doskonale, lecz podczas zimy nie można jej było posyłać... nie miała ciepłego ubrania... ale i teraz nie ma w czem wyjść na ulicę... nawet koszuli brakuje temu niebożątku.
Piotr napisał wreszcie adres i, wstając od stołu, wcisnął w rękę Celinki srebrną pięciofrankówkę a pragnąc powstrzymać podziękowania, rzekł równocześnie:
- Tym sposobem będzie pani wiedziała gdzie mnie szukać, a proszę napisać, jeżeli byłoby czego potrzeba z powodu Laveuve'a. Lecz natychmiast zajmę się jego sprawą i mam nadzieję, że zaraz go zabiorą do przytułku, może dzisiejszą noc spędzi już w czystem łóżku i w czystym pokoju.
Pani Teodora nie była w stanie słyszeć, co Piotr mówił, bo widząc dar otrzymany przez Celinkę, błogosławiła ofiarodawcę, dziewczynka zaś, ucieszona posiadaniem wielkiej, srebrnej monety, patrzała nań z podziwieniem, aż wreszcie rzekła:
- Żeby tatko to wiedział, nie potrzebowałby dziś szukać dla nas chleba. A gdybym za nim pobiegła? Może go jeszcze dogonię i powiem, by wrócił?...
Piotr był już na korytarzu, gdy doleciała go odpowiedź dana dziecku przez panią Teodorę:
- Nie dogonisz go, on już daleko... ale może wróci... może...
Zeszedłszy na dół, Piotr niezmiernie się zadziwił, ujrzawszy w kącie cuchnącego podwórza Salvata i Wiktora. Uciekli z izby, aby módz swobodnie dokończyć rozpoczętą rozmowę. Stali, grzęznąc w błocie, niepomni na odrażające wyziewy; rozmawiali cicho, z gwałtowną urywaną szybkością, patrząc sobie oko w oko. Pomimo gorączkowego nastroju, mieli się na baczności i posłyszawszy kroki Piotra, zamilkli, przybierając spokojny, obojętny wyraz twarzy; wreszcie, nie rzekłszy już słowa, podali sobie dłonie i zaraz się rozeszli. Wiktor poszedł w górę Montmartru a Salvat, postawszy chwilę przed domem, zdawał się wahać i pytać przeznaczenia, w którą stronę skierować kroki. Wyprostował się, poprawił sterczący pod pachą skórzany worek z narzędziami i, niepewnością kierowany, głodny, zmęczony, ponury, puścił się ulicą Marcadet w stronę Paryża.
Przez chwilę Piotr chciał biedz za nim i powstrzymać, wołając, że Celinka przyzywa go na górę. Lecz znów opanowany poczuciem dyskrecyi, powstrzymał się przemocą, pewny przytem, iż przeznaczenie musi być spełnione. Widziana okropność nędzy wytrąciła Piotra z równowagi i spokoju. Czuł na nowo płonące w swem sercu współczucie i raz jeszcze postanowił walczyć, by zdobyć trochę pocieszenia dla ludzkiego stada żyjącego w odrażających murach tego domu. Idąc na poszukiwanie ratunku i dachu dla nędzarza konającego na barłogu poddasza, Piotr znów się pogrążył w myślach ciążących mu na sercu dzisiejszego poranka i nowe zamierzał przedsiębrać próby, wśród tego tajemniczego olbrzymiego Paryża, tonącego w mgłach opadających popiołem, z szarego, ociężałego nieba. Piotr czuł zbliżającą się groźną godzinę wymiaru sprawiedliwości, lecz uniesiony wrodzoną dobrocią, marzył o nagle przedzierającej się z po za chmur promiennej radości uzdrawiającego słońca, które, nowe z sobą przynosząc życie, może jeszcze zdoła oczyścić miasto z zatruwającej zgnilizny, zamieniając je w płodne pole lepszych i obfitych żniw jutra.